LIBRAIRIE DE CH. MEYRUEIS ET COMPAGNIE
RUE DE Î1IVOL1, 174
ij AVIS DE L'ÉDITEUR.
Il y a déjà plusieurs années que cette société avait résolu de consacrer une somme déterminée à la réimpression en français de quelque ouvrage de Calvin. Grâce au concours désintéressé de feu M. Marc Ducloux, dont la générosité était toujours prête à s'associer à toute œuvre grande et utile, nous pûmes, sans épuiser le fonds mis à notre disposition, donner au public les quatre forts volumes de Calvin sur le Nouveau Testament.
Ce qui nous restait de ressources eût été insuffisant pour mettre au jour, à un prix très modique, Y Institution chrétienne, si MM. Ch. Meyrueis et Cift, entrant à leur tour dans la voie suivie par leur prédécesseur et imitant son désintéressement, n'avaient consenti à des sacrifices réels pour rendre possible la publication de ce livre.
Au moment où ces lignes seront devant le public, la réimpression des Commentaires sur les Psaumes sera commencée, pour être achevée, s'il plaît à Dieu, huit mois après. Pour peu que les amis qui nous ont aidé jusqu'ici, et surtout que le public, au profit de qui nous travaillons, veuillent bien nous continuer leur concours, nous nous efforcerons de poursuivre et d'étendre cette entreprise en vue d'une réimpression complète des Œuvres de Calvin. Un des vœux les plus chers de notre vie serait rempli si Dieu nous donnait de réaliser cette pensée.
Avant de quitter le lecteur, qu'il nous soit permis de dire un mot des soins qu'a coûtés cette édition nouvelle de V Institution. On n'a aucune idée de l'incorrection des éditions anciennes. Celle que nous avions choisie pour texte, la meilleure, était cependant criblée de fautes; fautes d'impression, fausses citations, fausses indications de passages, incorrections de tout genre. Pour ne donner qu'un exemple, sur près de quatre mille citations des Ecritures
AVIS DE L'ÉDITEUR. iij
qu'on a vérifiées, on en a trouvé d'inexactes et rétabli près de mille. L'arrangement des Tables a demandé également un grand travail, et quoique nous n'ayons pas l'espoir d'avoir fait une édition irréprochable sous le rapport typographique, nous pouvons la dire au moins supérieure à toutes celles qui nous sont connues. Si nous n'avions jugé convenable, dès le début, de n'associer aucun nom à cette publication, nous aimerions à payer un juste tribut d'éloges à tous ceux qui y ont concouru. Ils ne regretteront pas de n'en point recevoir, ni que même leur nom soit passé sous silence, car pour eux tous comme pour nous, cette œuvre est une œuvre d'amour qui porte en elle-même sa récompense.
l'éditeur.
Janvier 1859.