‹ Institution de la religion chrétienneChapitre 26 sur 703 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

voix terrible de Dieu, laquelle est oiiyc aux tonnerres, aux vens, orages, tourbillons, yresle: voire faisant trembler la terre et crouler les nionljiignes, et brisant les cèdres, en la Tni pour conclusion adjouste, (ju'on luy chante louanj,^es en son sanctuaire. Car par cela il entend (pic les incrédules sont sourds à toute voix de Dieu qui resonne en l'air, connue en l'autre Pseaume après avoir dcscrit condiien les Ilots de la mer sont cspouvantiibles, il conelud ainsi: Seigneur tes tesmoignages sont a])prouvez: la beauté de ton tenq)le est saincteté permanente (l's. 93, o). Le dire de nostre Seigneur est fondé sur une

mcsuie raison, quand il reprochoit à la Samaritaine que ceste nation-là et tous autres peuples adoroycntce qu'ils ne cognoissoyent pas, et qu'il n'y avoit que les Juifs qui servissent au vray Dieu (Jean 4, 22). Car d'autant que l'entendement humain, selon sa foiblesse, ne peut en façon (pie ce soit parvenir <à Dieu, sinon estant eslevé et aidé par la sacrée parollc d'iceluy, il ne se pouvoit faire que toutes créatures mortelles, excepté les Juifs, ne fussent esgarées en erreur et vanité, en cherchant Dieu sans ceste aide nécessaire.

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