‹ Institution de la religion chrétienneChapitre 3 sur 703 · PRÉFACE VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE VU

Un autre littérateur franrais, D. Nisard, dit à son tour: «Parmi tant d'écrits sortis de la plume de Calvin, un seul subsiste et le place au rang de nos plus grands écrivains, c'est l'Institution chrétienne ('). '>

Il nous serait facile d'ajouter beaucoup d'autres déclarations analogues.

Le dédicace au roi François I '', qui est en tête de V Institution, a toujoui's excité l'admiration des lecteurs impartiaux. Audin même, tout hostile qu'il est à la mémoire du réformateur, ne fait pas difficulté de reconnaître qu'il tient cette pièce, à cause de la hardiesse du style et de son tour excellent, comme un des morceaux les plus considérables de la langue française du seizième siècle.

Pour terminer, il nous reste à dire quelques mots de la présente édition.

1° Elle s'applique à reproduire fidèlement le texte de 15G0, dont elle conserve, sans y toucher, le fond et l'orthographe.

2° Elle contient, en outre, une table des matières empruntée aux éditions subséquentes.

C'est uniquement en vue d'économiser la place et de pouvoir réduire le prix, qu'on a relégué à la fin du volume les notes ou indications marginales, qui sont à l'usage spécial des savants.

Comme l'édition est d'une belle exécution typographique, en un seul volume, et d'un prix qui la met à la portée de tous, nous aimons à croire qu'elle trouvera beaucoup d'amateurs.

Nous serions injuste, si nous ne remerciions pas tout particulièrement M. Frank Baumgartner pour les soins intelligents et persévérants qu'il a apportés à la correction de cette édition.

Puissent de nombreux lecteurs faire cette double expérience : 1" Qu'on ne tarde pas à se familiariser avec le français de Calvin, et que l'on y trouve une fraîcheur, une énergie et un charme que notre langue semble avoir perdus aujourd'hui. 2" Que par le fond même de l'écrit on est constamment amené à sonder, avec plus d'intelligence et de fruit, les enseignements du Livre inspiré.

Veuille le Seigneur continuer à bénir abondamment le travail de son tidèle serviteur !

Champel, le 15 novembre 1887.

Louis DURAND.

(•) Histoire de la littérature française, pur D. Nisard, éditiou de Bruxelles, 1846, tom.l, page 272.

DE LA RELIGION CIIRESÏIENiXE

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