LIVRE III
sitez : et les y laisse bien longuement, (levant qu'il leur donne iinust et saveur de sa douceur. Et comme dit Anne, rievant que vivifier il mortifie : devant que mettre en vie, il dejette aux enfers (l Sam. ^, 6). Que pourroyent-ils, estans ainsi atllii^ez, désolez etdesja demy-morts, sinon perdre tout courage, et tomber en desespoir, n'estoit que ceste pensée les relevast : c'est
qu'ils sont regardez de Dieu, et qu'ils auront bonne issue de tout ce que présentement ils soulTrent et endurent ? Touteslois combien qu'ils s'appuyent sur ceste asseurance, si ne laissentils point de prier : d'autant cpie s'il n'y a en nostre prière constance de persévérer, nostre oraison ne profite de rien.