S. C. des Ev. ET RÉG., Normes, 28 juin 1901, n
— V. Canon 516. ■ — Afin que le vote du conseil général soit fait après une plus mûre délibération et en pleine! connaissance de cause, dans certains instituts, les constitutions statuent que, quand il s'agit d'établir une nouvelle maison, tous les avantages et les inconvénients de cette fondation doivent être présentés, par écrit, dans un mémoire spécial et soumis au conseil général, ou provincial.
Il est toujours loisible au supérieur, ou à la supérieure générale, ou provinciale, de se rendre eux-mêmes sur les lieux de la fondation projetée, ou d'y envoyer des religieux, ou des religieuses anciennes et expérimentées, pour recueillir tous les renseignements et informations, de nature à éclairer les délibérations du conseil général, ou provincial.
Ces démarches préliminaires peuvent être faites avant de solliciter le consentement de l'Ordinaire du lieu.
L'avis favorable du conseil général, ou provincial, de l'institut est seul requis de droit commun dans tous les instituts. Quelques instituts font
Si l'on est obligé parfois d'accepter dans les fondations des bâtiments déjà construits, ne possédant pas l'ensemble des lieux réguliers, nécessaires à la vie religieuse des communautés, ni les locaux annexes, convenables ou même nécessaires au développement des œuvres de l'institut, ce ne doit être que d'une façon temporaire, avec l'espérance fondée d'un établissement
normal selon les règles et usages de l'institut
intervenir en outre en une affaire de si grave importance le chapitre général de l'institut.
21. Est-il avantageux de se presser beaucoup dans l'œuvre des fondations ?
Les Saints ne l'ont pas jugé ainsi.
Saint François de Sales, au témoignage de Pierre Camus, était très réservé quand il s'agissait de fondations pour ses filles de la Visitation. « Il » avait toujours, dit l'évêque » de Belley, ce mot à la bou- » che : Peu et bien. Il crai- » gnait de commettre la con- » duite des monastères à des » supérieures qui ne fussent » pas assez capables... Il me » disait souvent, en parlant de » ses filles : elles ne font que » naître à la piété ; il les faut » un peu laisser affermir en » leur condition. Ayons paw tienee et nous ferons assez, » si ce peu que nous ferons » est au gré du Grand Maître.
» Il vaut mieux qu'elles crois- » sent par la racine des ver- » tus, que par les branches » des maisons. En seront-elles » plus parfaites pour avoir un » grand nombre de monastè- » res ? Je vois que c'est par » la multiplication des ctablis- » sements que la plupart des
» ordres se sont relâchés de » leur première régularité...
» Souvent, en voulant édifier » on démolit... en dispersant, » on dissipe. » (Esprit de S.
François de Sales, part. VIII).
Sainte Chantul confirme cette manière de voir de S. François de Sales. — « Notre bienheu- » reux père, écrit-elle, me dit » à Lyon qu'il ne désirait point » que nous nous montras- » sions ardentes à poursuivre » les fondations, ni que nous » employassions en façon quel- » conque la faveur des grands » pour cela, mais que nous se- » condassions les bonnes in- » tentions de ceux qui nous » désireraient. » (Lettres, tom. II, p. 205). Au reste, la sainte fondatrice, s'appuyant mi r le texte du Coutumier de la Visitation, recommandait sans cesse à ses filles « d'être » fort, retenues à faire de nou- » relies fondations ». « Pesez » ce mot, je vous prie, fort » retenues. Il ne s'y faut donc » pas empresser, ni les faire à » la légère et sans bon con- » seil. » (Réponses sur le Coutumier.
Que faut-il principalement considérer quand il s'aprit d'à.
cepter une fondation ? On doit examiner avant tout s'il y a des sujets capables d'y être