‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 444 sur 863 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Des règles religieuses.

Art. 1148. — Dans le langage juridique, on distingue les règles des constitutions.

La règle est une loi générale, traçant une forme de vie religieuse, el avant d'ordinaire pour auteur un des anciens patriarches de la vie roliuicu-*-.

Les principales règles sont celles de S. Basile, de S. Benoît, de S. Augustin, celle des Carmes, rédigée en 1171 par !•• B. Albert, patriarche de Jérusalem, et celle de S. François d'Assise. Ces règles mit toutes été approuvées par le Saint-Siège. Elles n'obligenl pas

'i'2'2 DES RÈGLES RELIGIEUSES.

sous peine de péché. Voir ci-dessous, l'article 1155 1.

En pratique, les règles de S. Basile, de S. Benoît, du B. Albert et de S. François d'Assise, écrites pour des ordres religieux d'hommes, ne s'appliquent pas aux communautés modernes de femmes à vœux simples.

Il n'en est pas de même de la règle de S. Augustin, qui, primitivement composée pour des femmes par le saint docteur, trouve encore aujourd'hui son application chez un certain nombre d'ordres anciens, comme les Augustins, les religieux de Prémontré, les Frères Prêcheurs et chez un très grand nombre d'instituts modernes, cgmine les Tertiaires Dominicaines, les Ursulines, les Visitandines, les Augustines, les Sacramentines, les religieuses du Bon Pasteur, les sœurs de S. Thomas de Villeneuve, etc., etc.

« Ta grande authorité de S. Augustin, méritée par » la très excellente saincteté de sa vie et par l'incom- » parable doctrine dont il a orné l'Église, a fait qu'en- » tre tous les législateurs des ordres religieux, il a esté » le plus suivy. Aussi nostre Sauveur, habitant en luy, » comme parle S. Hiérosme (epist. 80 ad August.), » lui inspira cette Règle, tellement animée de l'esprit )) de charité qu'en tout et partout elle ne respire que » douceur, suavité et bénignité, et par ce moyen est )> propre à toutes sortes de personnes, de nations et » de complexions ; si tellement que ce grand homme » apostolique l'escrivant, pouvait bien dire, à l'imita- » tion de l'Apostre : J'ay esté fait tout à tous, afin de » les sauver tous2. »

Les instituts de vœux simples qui veulent embrasser une dos règles ci-dessus indiquées, doivent la placer en tête de leurs constitutions, et prendre soin que la traduction en langue vulgaire soit de tout point con-

1. Par exception, la règle branche de l'ordre de S. Fraude S. François d'Assise oblige rois.

son. peine de péché les fils et 2. S. François de Salf.s,

filles du patriarche Séraphi- Préface des règle et constihi-

que; maie non pas les consti- tions de la Visitation.

tut ions, propres à chaque

Page 1