EN MATIÈRE DE DISPENSE
» ou si l'ingérence est de telle, nature qu'elle ne com- » porte qu'une matière légère. L'obligation urge quand » les supérieurs interviennent, soit directement, soit )> indirectement, dans le for de la conscience, d'une » façon habituelle et en matière grave9. »
Les prescriptions du décret Quemadmodum s'appliquent non seulement à l'égard ries profès religieux et religieuses, mais encore des postulants el des novices.
Le supérieur n'échapperait pas au péché mortel, s'il faisait aux confesseurs une obligation de persuader à leurs pénitents d'ouvrir leur conscience aux supérieurs, pendant le temps du postulat ou du noviciat, afin que les supérieurs, connaissant mieux leurs inférieurs, puissent les recevoir à la profession avec plus de sécurité l0. (Voir ci-dessous, l'article1 1243.)
Art. 1182. . Les supérieurs religieux, même locaux, dans les religions cléricales exemptes, peuvent dispenser leurs religieux, les novices, les familiers et serviteurs, et en général tous ceux qui résident dans la maison religieuse placée sous leur autorité, à titre d'éducation, ou comme valétudinaires, de la loi ecclésiastique du jeûne et de l'abstinence, et aussi de l'assistance à la sainte messe et du repos dominical, en cas de nécessité, les dimanches et jours de fête ll.
Les supérieurs majeurs, qui, dans les religions cléricales exemptes, jouissent du titre et des pouvoirs d'Ordinaire à l'égard des religieux, placés sous leur juridiction 12, peuvent dispenser ces derniers des lois générales de l'Église, dans tous les cas où les évêques peuvent en dispenser les fidèles, placés sous leur juridiction. Voir ci-dessus l'article 55 13.
Les supérieurs des religions non exemptes, u 'avant aucune juridiction proprement dite sur leurs religieux, ne peuvent jamais les dispenser des lois de l'Église, portées par les Pontifes Romains, les conciles, ou l'évêque,