‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 5 sur 863 · PREFACE. IX · texte numérisé non relu

PREFACE. IX

que quand l'opportunité d'une nouvelle législation a

été démontrée par la nécessité de réprimer un abus notoire, s'étant déjà manifesté pendant un long espace de temps et dans l'universalité du peuple chrétien.

C'est pourquoi l'expérience a démontré que, dès qu'une loi de l'Eglise est négligée, aussitôt reparaissent les abus, dont cette loi avait pour but d'empêcher la naissance et le développement. De l'inobservance des saints canons résultent donc toujours un véritable détriment pour les fidèles et de grands ennuis pour les pasteurs, soucieux de remplir, comme il convient, la mission qu'ils tiennent de Dieu et de l'Eglise. Ces derniers savent par expérience que s'il leur est relativement facile avec un faible effort d'empêcher la naissance de l'abus, en faisant observer la loi dès le principe, il faudra au contraire à eux, ou à leurs successeurs, un effort considérable pour vaincre l'abus, développé par une inobservance prolongée de la loi et résoudre les difficultés de tout genre qui en sont les conséquences inévitables. Et combien souvent, en effet, la coutume, contraire à la loi, après dix, vingt, trente ans et davantage encore d'existence, ne devient-elle pas, en raison de sa longue pratique, presque insurmontable !

Tous ceux, qui, ne s'arrètant pas aux apparences extérieures, connaissent vraiment l'Eglise de France, Bavent que parmi nous, nonobstant l'indifférence religieuse du grand nombre, existent des élites, comme on n'en trouve peut-être nulle part ailleurs, dans aucune autre nation catholique. La foi vive, la charité intense, le dévouement sans bornes, la générosité du tempérament français, mis au service de Notre Seigneur Jésus- Christ, se manifestenl chaque jour, sous toutes les formes, dans ces élites, espoir de l'Eglise et de la patrie. Mais par contre, il faut bien l'avouer, ce qui leur manque parfois, c'est l'esprit de discipline, qui, chez certains membres de ces élites, très souvent, provient de

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