Ibid
64. Ritual. Rom., tit. III, cap. I, n° 9. — S. C. Rit., Décret, authent., n° 2833, ad 2um, 2883, ad 2um, 3658, ad 2um, 3543 ad 4um, ad2um, 3542, ad 3um.
65. Décret. Clementis XI, 30 octobr. 1706 ap. Ferraris, Bibliotheca canonic., v° Moniales, art. VI, n° 28.
Les communications verbales ou écrites, en dehors du confessionnal, entre le confesseur et les religieuses, sous prétexte de direction, sont le plus souvent une imprudence et un abus. Pour ce qui concerne les relations par écrit, on peut se reporter à ce que nous en avons déjà dit ci-dessus, article 1231. Quant aux communications orales en dehors du confessionnal, saint Alphonse de Liguori déclarait que c'était une chose fort répréhensible qu'un confesseur vînt trop fréquemment se présenter à la grille du parloir. « Dieu parle au confessionnal, disait-il; mais il ne parle pas à la grille G6. » Plusieurs décrets du Saint-Siège prohibent d'ailleurs les conversations au parloir entre le confesseur et les religieuses67. Ces décrets ne doivent pas cependant s'entendre des conversations nécessaires et indispensables pour la gestion des intérêts matériels ou moraux de la communauté, dans le cas où les supérieures des communautés religieuses sont obligées de se servir de l'intermédiaire des confesseurs pour la sauvegarde de ces intérêt8.
Peut-on faire usage du téléphone et mettre de la sorte en communication avec le confesseur les religieuses d'une communauté ? Quoi qu'il en soit de la validité fort douteuse d'une absolution transmise par le téléphone68, il est certain que le sacrement dans de telles conditions, si tant est qu'il puisse être valide, est sans aucun doute gravement illicite et que l'évêque en aucun cas ne pourrait le tolérer.
Bien plus, régulièrement l'évêque ne doit pas permettre les communications par téléphone entre une communauté de religieuses et leur confesseur. Si cependant il y avait nécessité d'établir entre les religieuses et leur confesseur ce mode de communication, l'évêque pour-
66. Card. DE Yim.i < orn i . l'/V P>S. Voir à ce sujet une disant! Aîphonee TAg., tom. cussion entre théologiens et II, p,-iLr. canonistes d'avis différents
r,7. S. C. Ev. ii I'f<... De- dans la "•■ Revue théo
cret. edit. an. 1590, par ordre logique, roi. XIX. pp. 393 et
de Sixte V et Décret du 21 roi. XX. pp. 165 et 305. février 1617.
548 de l'intégrité de la confession
rait l'autoriser, mais seulement pour avertir le confesseur qu'on a besoin de son ministère, en prenant toutes les précautions pour qu'il ne résulte de cette pratique aucun abus, et que la personne parlant au téléphone ne le fasse qu'en présence de deux religieuses69.
Art. 1238. — Il semblerait tout d'abord que des religieuses, étant par état des personnes vouées à la perfection de la vie chrétienne, ne puissent jamais manquer à l'intégrité de la confession. Cependant on ne peut nier .que le fait existe, en présence des graves témoignages qui se sont produits sur ce point dans le cours des siècles. Parlant des religieuses, qui, par défaut de confesseur à leur choix, manquent à l'intégrité de la confession, Benoît XIV, dans sa constitution Pastoralis curœ, n'a pas craint de publier ces terribles paroles, sur lesquelles il convient d'attirer l'attention de tous les évêques et de toutes les supérieures de religieuses : « Si parfois les religieuses, par honte, ou par quel- » que autre motif, n'osent pas découvrir les secrets de » leur conscience, et si par suite elles commencent à » manquer à l'intégrité de la confession, elles en ar- » rivent bien vite à se jeter misérablement dans l'abîme » de la damnation éternelle. Que la chose ne soit pas )> rare, Nous le savons par expérience en raison de ce » que Nous avons appris dans les différents postes oc- » cupés par Nous, soit comme Docteur à la Péniten- » cerie Apostolique, soit dans Notre gouvernement » épiscopal à Ancône et à Bologne. Et depuis les huit » ans que Nous occupons le Siège de Pierre, trop sou- )> vent les aveux de diverses religieuses, obligées de » Nous faire connaître les angoisses de leur conscience, » et les relations de Nos vénérables frères, les évêques, » Nous exposant de vive voix, ou par lettres, l'état ca- » lamiteux de la conscience des religieuses, Nous ont » confirmé ce que Nous savions déjà sur ce point70. »
LTn grand évêque, homme de doctrine et d'expérience, saint Alphonse de Liguori, n'a pas craint d'af-