MALADES ET A L'HEURE DE LA MORT
mande pas le confesseur ordinaire, ou adjoint, ou tout autre confesseur l21.
Les prescriptions du Rituel Romain font aux prêtres, ayant charge d'âmes, une obligation d'assister les moribonds, à partir du moment où ils entrent en agonie jusqu'à ce qu'ils aient rendu le dernier soupir. Cette sainte coutume n'est souvent pas observée à l'égard des simples fidèles, en raison du petit nombre des prêtres disponibles. Le Saint-Siè<>e veut que cette coutume, si pieuse et si nécessaire pour repousser les assauts terribles du démon à ce moment solennel, soit du moins observée à l'égard des religieuses de tous les ordres et instituts. C'est pourquoi il en ordonne la mention expresse et l'insertion obligatoire dans les constitutions de tous les instituts approuvés par lui l22. Le désir formel du Saint-Siège est donc que toute religieuse, à partir du moment où elle entre en agonie, soit assistée par un prêtre en permanence, jour et nuit, jusqu'au moment de la mort. Le confesseur, pour assister une religieuse moribonde pendant les heures de l'agonie, peut passer la nuit dans la clôture. Le Saint-Siège ayant par de nombreuses décisions sanctionné cette pratique pour les moniales soumises à la clôture pontificale , on ne peut qu'étendre ces règles aux sœurs des instituts de vœux simples vivant sous la semi-clôture. Si l'agonie se prolonge de telle sorte qu'il devienne difficile au confesseur de continuer seul à assister la moribonde jusqu'à son dernier soupir, le confesseur peut se faire remplacer par un ou même deux autres prêtres, qui, comme lui, peuvent successivement séjourner dans la
clôture, cl même la nuit, tout le temps nécessaire124. Art. 1246. — Au sujet de l'habitation et des émoluments des confesseurs de religieuses, voir ci-dessous, les articles 1250 et 1251.