V. Canon 570. — On distingue les vœux de religion en
Impie g e\ vœux solen-
nels, vœux tempoi'aires et vœux perpétuels.
Les vœux de religion, considérés d'une façon générale, sont de droit divin, en ce sens qu'ils ont été établis par Jésus-Christ lui-même. C'est en effet l'opinion commune des théologiens, fondée sur la tradition, que le Divin Maître est non seulement l'auteur et le promulgateur des conseils évangéliques, mais qu'il est même l'auteur de l'état religieux, ayant institué lui-même ce genre de vie spécial de la pratique des conseils évangéliques, assurée d'une façon stable par le moyen des vœux.
Toutes les divergences intrinsèques et extrinsèques, créant la diversité des vœux solennels et des vœux simples, des vœux perpétuels et des vœux temporaires, sont de droit ecclésiastique, en ce sens qu'elles ont toutes été établies par l'Église et relèvent par là même de son autorité.
L'Église n'a donc point créé l'état religieux, qui vient immédiatement du Christ et a Dieu pour auteur; mais elle a créé par ses dispositions législatives, variables selon les circonstances, dans le cours des siècles, les divers modes de l'état religieux par l'établissement des vœux solennels et
DE RELIGION, EN GENERAL
Les vœux solennels ne peuvent être émis que par les réguliers, ou membres des ordres religieux, proprement dits 5.
Les moniales, bien qu'appartenant à des ordres religieux proprement dits, n'émettent en France, en Belgique, et en plusieurs autres pays, que des vœux
simples, en vertu d'une disposition spéciale du Saint- Ci ,v 6
bieae .
des vœux simples, des vœux temporaires et des vœux perpétuels.
Les canonistes ne s'ententend pas entre eux sur Fori- ^rine des vœux solennels.
Les uns prétendent que les vœux religieux, qui ont toujours existé dans l'Église, n'étaient à leur origine que des vœux simples et que la solennité des vœux n'a été introduite que postérieurement, à une époque que, faute de documents historiques certains et précis, il est presque impossible de déterminer.
Les autres veulent au contraire que les vœux de religion aient été des vœux solennels dès l'origine, la distinction des vœux solennels et des vœux simples n'ayant eu lieu dans l'Église qu'au XVIe siècle.
Voir à ce Mijct SlTAREZ, Dr
religione, tom. III. Iil>r. II.
chap. nv, n° 15.