‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 680 sur 863 · S. Uni. Lie, Moral., 1<». s. \,,.,,. i.I(... m · texte numérisé non relu

S. Uni. Lie, Moral., 1<». s. \,,.,,. i.I(... m

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fait. Ce dommage ou inconvénient doit être mesuré et par rapport à la gravité du mal commis, et par rapport au profit spirituel du, ou de la coupable, et au bien général de la communauté. Un dommage léger, occasionné par l'accomplissement du précepte de la correction fraternelle, quand il s'agit d'apporter remède à un mal grave, gravement nuisible, ou au coupable, ou à la communauté, alors qu'on prévoit que la correction sera suivie de l'amendement du coupable, au grand profit de celui-ci et de la communauté toute entière, ne dispense pas de l'accomplissement du précepte.

Au contraire, un grave dommage, devant nous être occasionné par l'accomplissement du devoir de la correction fraternelle, fait cesser ce devoir. En effet, le devoir de la correction fraternelle n'est que la mise à exécution de la loi de charité. Or, en vertu de cette loi, nous sommes obligés d'aimer le prochain comme nous-mêmes, mais non pas plus que nous-mêmes. L'ordre de la charité veut même que, toutes choses égales, nous nous aimions nous-mêmes d'un amour rationnel, de préférence au prochain. Si donc, le devoir de la correction fraternelle importe pour nous un grave dommage dans l'ordre spirituel, ou temporel, la loi de charité ne nous oblige plus à son accomplissement, le droit du coupable à recevoir la correction et le devoir correspondant pour nous de la faire cessent également.

Les imperfections et même les péchés d'un religieux, ou d'une religieuse, ne doivent pas l'empêcher de procéder à la correction fraternelle de ses frères, ou de ses sœurs en religion. L'obligation de la correction fraternelle appartient au chrétien en tant qu'en lui se trouve le jugement de la raison ; mais ce jugement n'est pas paralysé par le péché11.

Sont exceptés toutefois de cette loi les religieux et religieuses en pénitence publique. A eux, en effet,

ppliquent les paroles de l'Apôtre : « Vous qui ins- » Imitez les autres, vous ne vous instruisez pas vous-

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