‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 710 sur 863 · V. Canon 604, § 1. ne peuvent s'appliquer qu'aux · texte numérisé non relu

V. Canon 604, § 1. ne peuvent s'appliquer qu'aux

DANS LES MAISONS RELKilElSKS .

« Les sœurs pourront voir quelquefois, sans être ac-

religieuses cloîtrées et qu'elles ne conviennent pas aux sœurs des instituts modernes de vœux simples, adonnées aux œuvres de miséricorde, et pour ce motif obligées à une conversation incessante avec les personnes du dehors, qu'on écoute saint Vincent de Paul parlant sur ce sujet aux Filles de la Charité: « Comme aux )> villes frontières ou assié- » gées, dit-il, le gouverneur a de ces villes fait bonne gar- » de pour les rendre impre- » cables à L'ennemi. 11 donne » Tordre de n'y laisser entrer » aucune personne étrangère

a sans permission. Lorsqu'un » étranger arrive, on lui de- » mande ce qu'il veut, puis » on le mène au gouverneur )) qui t'interroge sur le sujet » de son voyage, et, si, suivant

» ce qu'il répond, il prête à

» des soupçons sur son compte,

» on le renvoie, et dans le cas » qu'on l'admette, il reçoit un » billet pour loger dans un » lieu désigné; sans cela, per-

» sonne n'oserait le retirer ; i> et l'expérience a fait voir

» que, faute de Ces mesure-.

» les ennemis qui ont le des- » sein de s'emparer d'une » ville, y font entrer peu à

» peu leurs gens m,hs prétexte

» de trafics, ou antres atlai- » res, et puis s'en rendent les » maîtres. ( 'ne prise d'A- » miens fut faite de cette ma ■ nière. Si, pour garder les » villes, où il ne s'agit que » de la perte des biens tem-

» porels, ou même de la \ ie.

» on esi si evief à défendre )> et à empêcher que personne

» n'y entre, à combien plus » forte raison devez-vous re- » connaître la nécessité de » garder cette règle, puisqu'il » ne s'agit pas seulement de w la perte de la vie tempo- » relie, mais qu'il y va en- » core de la vie éternelle, et » du bon gouvernement d'une » compagnie utile au prochain*

» D'un autre côté, souvenez-

» vous que vous êtes les épou- » ses de Jésus-Christ, et que,

» connue le dit la Sainte Écri- » turc, il est un Dieu jaloux, » ce qui vous oblige à regar- » der de près à la fidélité que » vous lui devez, et à crain- » dre singulièrement tout ce » qui pourrait donner prise à » l'ennemi sur VOUS. Quoi !

» Des épouses de Notre Sei- •» gneur Jésus-Christ ne crain- » (Iraient point de lui déplai- » re ? De là jugez, mes tilles.

» de quelle importance il est

• qu'on sache tout, et qu'au- » cune Pille de la Charité » n'ait commerce avec per-

» sonne dll dehors, à l'insu

» des supérieures... I .à OU il

» n'y a pas d'objet, la tenta-

» tion ne fait que passer ; » mais là où est l'occasion,

» ah ! qu'elle est plus violente

» et de plus longue durée.

» ("est pour cela (pie la elô-

» turc est gardée dans les .i maisons religieuses... Il Tant » que les l'illes de la Charité

» fassent leur clôture de leur

»> chambre, et s'il \ ient un pa

» rent pour vous parler, il » vous faut descendre lui par-

i 1er devant tout le monde et

» de plus, couper court à

■ la conversation. Monsieur,

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