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CHAPITRE LVII

De la correspondance épistolaire des religieux et religieuses.

Art. 1440. — Les lettres des religieux et religieuses, correspondance active et passive, lettres à envoyer, ou lettres reçues, doivent être remises aux supérieurs locaux, ou aux supérieures locales, qui peuvent les lire, s'ils le jugent nécessaire, ou utile. Les supérieurs doivent user de ce pouvoir avec prudence et charité. Ils sont tenus au secret sur tout ce qui est renfermé dans la correspondance de leurs inférieurs l.

Les supérieurs peuvent lire toutes les lettres de leurs

compagne peut être remplacée par une personne de son sexe.

jugée par la supérieure apte à remplir ce rôle. Voici les paroles de saint Vincent de Paul sur ce point en ce qui concerne les Pilles de la Charité.

« Elles ne feront aucune vi- » site <pie dans la nécessité...

» et si elles sont quelquefois

» obligées d'aller parler à

b quelque magistrat, adminis » trateur ou autres personnes » semblables, elles iront ton

» jours deux ensemble, en

» sorte (pie la compagne ne » perde jamais s.i Mi-nr de » vue; (pie si elles ne peuvent » être accompagnées d'une de

» leurs sœurs, elles prendront » quelque fille de l'école, ou » quelque femme du voisi-

» nage qu'elles prieront de !)<• » point les quitter. » (Renies communes, chap. II. art. v.)

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