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2. V. Canon 621, 5 1. Bien <|n<- !<• Sain» n'ait V. ('.-mon 621, § pas coutume d'approuver les
;. V". Canoi 1. instituts <!<■ religieux <t de régi, v. Canon 622, S 1. ligieuses, qui rivenl unique-
DES QUETES FAITES
Les Ordinaires des lieux ne doivent accorder la permission de faire la quête aux religieux et religieuses,
ment d'aumônes (voir ci-dessus, l'article 1118, n° 3), cependant, les quêtes à domicile, faites par les religieux et religieuses, sont autorisées par le Saint-Siège, quand elles ont pour but d'augmenter les ressources nécessaires au soutien des œuvres de miséricorde, principalement en certaines circonstances extraordinaires, comme serait la construction, ou la réparation des bâtiments, ou autres dépenses indispensables et exceptionnelles.
« Les quêtes, faites à domi- » cile par les religieuses, pour » le soutien des œuvres de mi- » séricorde qui leur sont con- » fiées, constituent une action » bonne en elle-même, où les » religieuses trouvent l'occa- » sion de pratiquer l'humilité, » la patience, la charité et » d'autres vertus encore. Cette » action cependant, tant en » raison du tempérament fé- » minin, qu'en raison de nos » mœurs contemporaines, préj» ^ente des dangers, auxquels, » pour se soustraire, les sœurs i doivent fidèlement observer » les règles tracées par le » Saint Siège en cette matière.»
(S. C DES Ev. et Rég., décret du 27 mars 1896, Préambule du Décret.)
« Les religieuses ne doivent » entreprendre les quêtes à » domicile qu'animées de l'esrit de la foi ; qu'elles de- » mandent l'aumône, non pour tlei mêmes, mais pour le ouvenir des paroles du Divin Maître : f c
» que vous avez fait au moin- » dre d'entre mes frères, c'est » à moi que vous l'avez fait. »
(S. C. des Ev. et Rég., 27 mars 1896, art. I.)
« Pendant le temps qu'elles » parcourent un diocèse pour » y quêter, qu'elles témoi- » gnent à l'évêque, Ordinaire » du lieu, la déférence, le » respect, et le dévouement » comme à un père et à un » protecteur; qu'elles aillent à » lui avec confiance pour en » obtenir conseils, secours et » aide dans toutes et chacune » de leurs nécessités. » (S. C.
des Ev. et Rég., 27 mars 1896, art. I.)
« Il n'est pas permis aux » sœurs de quêter dans un » diocèse, qu'il s'agisse du » diocèse de leur résidence, ou » d'un diocèse étranger, sans » la permission de l'Ordinaire m du lieu de leur résidence. »
(S. C. des Ev. et Rég., 27 mars 1896, art. IL)
<c Quand elles quêtent en de- » hors du diocèse de leur ré- » sidence, les sœurs doivent » avoir en outre la permission » de l'Ordinaire du diocèse où » elles quêtent. » (S. C. des Ev. et Rég., 27 mars 1896, art. III.)
De quelle faute se rendent coupables les sœurs, qui quêtent à domicile, sans la permission de l'évêque où elles résident, et de l'évêque du diocèse dans lequel elles font la quête ?
Tl est certain que les sœurs, qui font la quête à domicile
dont il est fait mention ci-dessus, à l'article 1457 qu'autant qu'il leur conste que la communauté, ou l'œuvre pie, pour laquelle on désire faire la quête, se trouve dans une véritable nécessité, et qu'elle n'a aucun autre moyen de subvenir à ses besoins, surtout si dans le diocèse il existe déjà des maisons de réguliers mendiants de nom et de fait 7.
Ils n'accorderont cette permission, quand les religieux, ou religieuses, désirant faire la quête, appartiennent à une maison située en dehors de leur diocèse, que s'il leur conste d'autre part que la quête, faite dans Le diocèse où est établie leur maison, ne suffit pas à leurs besoins 8.
sans la permission des évêques, commettent un péché, puisqu'elles contreviennent formellement aux décrets Apostoliques. Ce péché est pllls ou moins grave selon la somme d'argent ainsi recueillie sans la permission des évêques. Il serait encore plus grave, m ] i quête est faite, après que l'évêque a refusé son consentiment, ou, si l'on s'est abstenu de demander la permission, parce qu'on sait d'avance
qu'elle serait refusée.
Enfin, la faute est surtout commise par les supérieures, qui permettent, ordonnent, ou commandent que la quête suit ainsi faite par leurs inférieures sans permission, ou contre le erré des évêques.