DU ROLE DU CLERGE
Art. 1680. — Toutes les œuvres catholiques, ouvrières et agricoles, en vue d'un but de l'ordre social, doivent être soumises à l'autorité des évêques, établis par l'Esprit-Saint pour gouverner l'Église de Dieu dans les diocèses, qui leur ont été assignés 4.
Art. 1681. — « Un grave péril, auquel la condition » des temps expose aujourd'hui le clergé, c'est de don- » ner une excessive importance aux intérêts matériels » du peuple, en négligeant les intérêts bien plus im- » portants de son ministère sacré.
» Le prêtre, élevé au-dessus des autres hommes pour
4. ce Toutes les œuvres, qui » viennent directement en » aide au ministère spirituel » et pastoral de l'Église, et » qui, par suite, se proposent » une fin religieuse en vue du » bien des âmes, doivent, dans » tous leurs détails, être » subordonnées à l'autorité de » l'Éjrlise, et, dès lors, égale- » ment à l'autorité des évê- » ques, établis par l'Esprit- » Saint pour gouverner l'É- » erlise de Dieu, dans les dio- » oèses qui leur ont été asy> signés.
» Bien plus, même les au- » très œuvres, qui, comme » Nous l'avons dit plus haut, » sont principalement fondées » pour restaurer et promou- » voir dans le Christ la vraie » civilisation chrétienne, et » qui constituent, dans le sens » donné ci-dessus, l'action ca- » tholique, ne peuvent nulle- » mont se concevoir indépen- » riantes du conseil et de la » direction de l'autorité ec- » clésiastique, d'autant plus j> d'ailleurs qu'elles doivent » toutes se conformer aux • principes de la doctrine et » de la morale chrétiennes, et t> qu'il est bien moins possible
» encore de les concevoir en » opposition plus ou moins ou- » verte avec cette même au- » torité.
» Il est certain que de » semblables œuvres, étant » donnée leur nature, doivent » se mouvoir avec la liberté » qu'elles comportent raison- » nablement. C'est en effet » sur elles-mêmes que re- » tombe la responsabilité de » leurs actes, surtout dans les » affaires temporelles et éco- » nomiques, et aussi dans cel- » les de la vie publique, de » l'ordre administratif, ou po- » litique; toutes choses étran- » gères au ministère purement » spirituel. Mais, parce que y> les catholiques portent tou- » jours le drapeau du Christ, » par cela même ils portent » le drapeau de l'Église. Tl y> est donc raisonnable qu'ils » les reçoivent des mains de » l'Église, que l'Église veille » à ce que l'honneur de ce » drapeau soit toujours sans » tache, et qu'à l'action de » cette vigilance maternelle » les catholiques se soumet- » tent en fils dociles et affec- » tueux. » (Pie X, enc. J} fermo propositn, 11 juin 1905.)
DANS LES ŒUVRES SOCIALES I kTHOUQUE8. ''',
» accomplir la mission qu'il tient de Dieu, doit » maintenir également au-dessus de ton- [es int. » humains, et de tous les conflits enta • rses
» classes de la société. Son propre champ d'action
» PÉo-lise, où, ambassadeur de Dieu, il prêche la » rite, et inculqut le res] - droits de I1
» le respect aux droit- de tout
» En agissant ainsi, il ne s'ev LUCUne op]
» tion, il n'apparaît pas homme de parti, soutien » uns, adversaire des autres, il ne se met pas en péril » de dissimuler la vérité ou de la taii » dans l'un et Tant re cas .
» de ne pas heurter ceri tendances, ou de ne
» exaspérer certains esprits d< rris pour tant
)> motifs.
» S'il se trouvait d'ailleurs am< traiter
)> des intérêts matériel-, le pourrait se trou
» ainsi impliqué solidairement dans des obli » nuisibles à sa personne et à la dignité d< » nistère.
» Le prêtre ne devra donc prendre pari •'» des asaob dations rie qu'après mûre délit».
» d'accord av<
» où Ba collaboration serait à l'abri de tout » et d'une évidente ut ilité .