‹ Institutiones canoniques (volume 2)Chapitre 862 sur 863 · V. La propriété privée, fruit du tra\ ul. l · texte numérisé non relu

V. La propriété privée, fruit du tra\ ul. l

» l'industrie, ou encore provenant de la cession, ou » de la donation par autrui, est un droit naturel in- » discutable, et chacun peut disposer raisonnablement » à son gré de cette propriété. (Léon XIII, enc. » Rerum novarum, 15 mai 1891.)

» VI. — Pour résoudre le conflit entre les riches et » les prolétaires, il faut distinguer l'ordre de la justice » et l'ordre de la charité. Il n'y a droit à revendication » que quand la justice est lésée.

» VII. — Les obligations de justice, qui incombent » au prolétaire et à l'ouvrier, sont :

» 1° fournir intégralement et fidèlement le travail » qui a été convenu librement et selon l'équité ;

» 2° ne causer aucun dommage aux patrons dans leurs » biens ; ne commettre aucune offense contre leurs » personnes ;

» 3° dans la défense de ses propres droits, s'abstenir » des actes de violence ;

» 4° et ne jamais transformer les revendications en » émeutes.

» VIII. — Les obligations de justice, qui incombent » aux capitalistes et aux patrons, sont :

» 1° payer le juste salaire aux ouvriers ;

» 2° ne porter aucune atteinte à leurs justes épargnes, » ni par la violence, ni par la fraude, ni par l'usure » manifeste, ou dissimulée ;

» 3° leur donner la liberté, nécessaire pour l'accom- » plissement de leurs devoirs religieux ;

» 4° ne pas les exposer à des séductions corruptrices » et aux dangers du scandale ;

» 5° ne pas leur imposer des travaux, disproportion- » nés à leurs forces, ou ne convenant pas à leur âge » et à leur sexe.

» IX. — C'est une obligation de charité pour ceux » qui possèdent, de secourir les pauvres et les indi- » gents, selon le précepte de l 'Évangile. Ce précepte » oblige si gravement que, au jour du jugement, il » sera spécialement demandé compte de son accomplisement, ainsi nue l'a dit le Cbrist lui-même (Mntth., v) . (Léon XTTT, Tlervm novcmim, 15 mai 1891.)

DES ŒUVRES SOCI\I.l.> ÇATHOUQUB8.

» X. — Les pauvres ne doivent pas rougir de leur » indigence, ni dédaigner la charité* des riches, suri » quand ils considèrent Jésus Rédempteur, qui, j » vant naître parmi les ri. tit pauvre, afin

» d'ennoblir l'indigence el l'enrichir d'ineomp » mérites pour le Ciel. (Léon XIII, Rerum nooantm, » 15 mai 1891.)

XI. — A la solution de la question ouvrière peu » vent contribuer puissamment les capitalistes ei » ouvriers eux-mêmes, par «1rs institution- desti » fournir d'opportuns secours à ceui qui -mit » besoin, ainsi qu'à rapprocher et unir les deux » entre elles. Telles sont les sociétés de secours mu » tuels, les multiples sociétés d'assurances priv< » patronages pour les enfants, et, par-dessus t. » corporations des arts ei métier XIII. R

» rum nowarum, 15 mai 1891.)

» XII. — C'est ce but que poursuit » V Action populaire chrétienne, ou Détnoci » tienne avec ses œuvres multip' M

» cette démocratie chrétienne doil être entendue d » le sens déjà fixé par l'autoril . lequel,

» très éloigné '!•' celui de Is démocratie sociale, s pour » fondement les principes de Is foi ei de Is mor » catholique, celui surtout de ne po » aucune façon au droit inviolable de la prO| » vée. (Léon XIII, Grm muni, 18 jarn

» XÏ1T. — En outre, la démocratie ch ,» doit jamais s'immiscer dans la politi 1 "•

ire au Service d'aucun parti pour <•• politiq

» T. à n'est pas BOT domaine. M I Ile doî1

l action bienfaisante en faveur du ]■> i |e droit naturel I

» (Léon XIII, G ommuni, 18 juin

,» Instruction de la S. I

i clésiastiques Extrs

i XIV. Dan „ démocratie chrétû , dépendre de l'autoriU

» regard des évêques et de leurs représentants une » entière soumission et obéissance. Ce n'est ni un zèle » méritoire, ni une piété sincère qu'entreprendre des » choses même belles et bonnes en elles-mêmes, quand » elles ne sont pas approuvées par le propre pasteur. » (Léon XIII, Graves de communi, 18 janvier 1901.)

Nous omettons le n° XV, qui ne concerne que les catholiques d'Italie.

» XVI. — Les écrivains catholiques, pour tout ce » qui touche aux intérêts religieux et à l'action de » l'Église dans la société, doivent se soumettre plei- » nement d'intelligence et de volonté, comme tous les » autres fidèles, aux évêques et au Pontife Romain. » Ils doivent surtout se garder de prévenir, sur tout » sujet important, les décisions du Saint-Siège. (Ins- » truction de la S. Congr. des Affaires Ecclés. Ex- » traordin., 27 janvier 1902.)

» XVII. — Les écrivains démocrates chrétiens, » comme tous les écrivains catholiques, doivent sou- » mettre à la censure préalable de l'Ordinaire tous » les écrits se rapportant à la religion, à la morale » chrétienne et à l'éthique naturelle, conformément à » la constitution Officiorum et munerum. (Instruction » de la S. Congr. des Affaires Ecclés. Extraordin., » 27 janvier 1902.) — V. ci-dessus, les articles 1601-

» XVIII. — Ils doivent également faire tous leurs » efforts et tous les sacrifices pour que régnent entre » eux la charité et la concorde, évitant de s'adresser » mutuellement des injures, ou des reproches. Quand » surgissent des motifs de désaccord, avant de rien » publier dans les journaux, ils devront en référer à » l'autorité ecclésiastique, qui pourvoira selon la jus- » tice. S'ils sont repris par elle, qu'ils obéissent » prompt ement, sans tergiversations, et sans proférer » des plaintes publiques, sauf à recourir, en la forme » convenable, et dans les cas qui l'exigent, à l'auto- » ril/- supérieure. (Tnstruct. de la S. Congr. des Af- » faires Ecclésiast. Extraordin., 27 janvier 1902.)

•> XTX. — Enfin, que les écrivains catholiques, en

DES ŒUVRES SOI lALBfi « ITHOUQ1 I B,

» soutenant la cause des prolétai* . pauvre

» gardent d'employer un langage qui puisse insi » au peuple de l'aversion pour les classes sup i » de la société. Qu'ils oe parlent pas de revendication » et de justice lorsqu'il B'agii de pure charité, comme » lia ete expliqué plus haut. Qu'ils m souviennent du » Christ qui veut unir tous les hommes par mu

» tuel d'un amour qui est la perfection de la ju » et implique l'obligation de travailler pour 1.- ; » réciproque de tous les meml I., „>, I

» truct. de la S. Congr. des Affaires Eccli rd

» 27 janvier 1902.)

» Les précédentes normes fondamentales, Nous, » Notre propre mouvement, <t <!<• science » par Notre autorité Apostolique . Nous le » dans chacune de leurs parties, ei \<»iix ordonn » qu'elles soient transmises à ton » et unions catholiques, de quelque nature » qu'ils soient. Ces sociétés devront les tenir affichi » dans les locaux où elles ont leur m » souvent dans leurs réunions. Noib ordonnons en i » tre que tous le> journaux catholiques les publie » dans leur entier • t déclarent <iu"il- » et qu'en fait ils les observent

» était autrement, ils recevronl Une grave ftdmo

» et si, avertis, ils ne B'amendenl pas, leur » sera interdite par l'autorit ne.

» Mais, connue les et la vifjueui

» servent à rim -il ronsl immi

» dées, accompagnées ei suivies de l'exemj

» ractérisi iqu< inte de toi

» vres catholiques doit

» tation publique de l<-ur foi par la saint

» par l'intégrité des ma ur

•» servance '^^ lois de Dieu el de '"I ' I

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» dire de nom. (TH.. h. ^.) Pin PP. \

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