S. Thomas d'Aqiin, S
via Thcoloif., part. TIT, qiur'st. 4. CoNCii-. Tridknt.. sess.
79, art. 1.' XIII, oap. 2. — Pik X, décret
n. CoNciL. Tridknt.. soss. Sacra Tritlcntina, 20 décembre
XIII, cap. 2. — Pif. X, décret 190."). Sacra Tridcnfina. 20 déceml)r«^
92 DKS KFFKTS DE LA SAINTE COMxMUNION.
L'Eucharistie, en nous unissant chaque jour davantage au Ciirist, développe ainsi en nous la charité et par là jnême, toutes nos vertus.
4*^ I/Euc'haristie est pour l'âme une source de joie. Cette joie consiste dans une certaine facilité qu'éprouve la volonté à se porter avec ardeur à toutes les actions au service de Dieu.
5" L'Eucharistie est pour notre âme le principe de la vie éternelle bienlieureuse, le gage anticipé de la gloire céleste, selon la parole même du Sauveur, Celui qui mange ce pain vivra éternellement \
Nous venons de décrire les effets de la Très Sainte Eucharistie sur l'âme chrétienne. Ses effets sur le corps ne sont pas moins merveilleux.
6'^ L'Eucharistie apaise en nous les ardeurs de la concupiscence, soumet le corps à l'empire de la volonté par une action immédiate et efficace sur le corps luimême, et en paralysant l'action des démons toujours occupés à exciter en nous les imaginations et désirs mauvais ''.
7" L'Eucliaristie donne au corps humain un principe de résurrection glorieuse, qui est le pivilège et l'apanage de ceux qui, en communiant, sont unis au corps glorifié du Christ, selon la promesse du Sauveur : Je le ressusciterai au dernier jour \
Telle est la série des fruits et effets de la Sainte Communion pour l'âme et le corps du chrétien.
La Sainte Communion directement, et par elle-même, produit la vie en celui qui la reçoit. Indirectement, elle peut contribuer au bien spirituel de ceux pour qui nous j)rions, si nous offrons à Dieu à leur intention les mérites acfjuis par nous en accomi)lissant convenablement le plus grand des actes de la vie chrétienne. C'est pour- «^juoi il a toujours été en usage parmi les chrétiens d'offrir leurs Communions pour le bien spirituel de leurs frères, vivants ou défunts.
't. Kr. Jorin., cii). Vf, v. 51). 7. Kv. Joan., cap. VI, v. 55,