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DE LA PREMIÈRE COMMIMON

CHAPITKK XV.

De la sainte communion, requise pour le gain des indulgancss.

Art. 1853. — La Sainte C'oniiuunion, requise pour le gain d'une indulgence, fixée à un jour déterminé, ou en raison d'une fête, ou pour tout autre motif, peut être faite soit le jour même, soit la veille du jour indiqué ^

La Communion pascale, quoique prescrite par la loi de l'Église, peut servir à gagner l'indulgence plénière qui se rencontre au jour où l'on communie, ou le jour suivant ^.

La même Conmiunion peut servir pour gagner plusieurs indulgences plénières qui se rencontrent le même jour, ou le jour suivant, à condition que, pour chaque indulgence, on fasse les autres œuvres prescrites ^, et alors même que ces indulgences sont celles non fixées à un jour déterminé, mais que chacun se propose de gagner, selon sa dévotion, au jour qui lui convient davantage ^.

ciiArriRr xvr.

De la première communion des enfants.

Art. 1854. — On ne doit pas faire faire la première Communion aux enfants qui, en raison de la faiblesse de leur âge, sont encore incapables d'avoir une connaissance et un désir suffisants de recevoir le s:icrement de l'Eucharistie ^

1. S. C. Tndllg., 10 mai 3. S.C. Txdilg., 29 mai 1841, 1750, 12 iiiin 1822. 6 octobre ad l"»".

1870. ' ;. S. C. Indi-lg., 29 mai 1841

2. S. C. TN-nri-r.., 19 mars ad 1'"» et 2^> février 1864 ad 1841, 15 déeeinbro 1841 et K» 1""'.

mai 1844. 1. V. Canon 854, § 1.

Droit naii<)iii(|iu'. — U 7

9S DE LA PREMIÈRE COiMMUNION.

En cas de péril de mort, on peut, et on doit faire faire la première Connnunion aux enfants, dès qu'ils ])euvent discerner le Pain Eucharistique du pain ordinaire, et adorer Jésus présent sous les espèces du sacrement ".

En dehors du péril de mort, on requerra, pour la première Communion des enfants, une plus grande coimaissance de la doctrine chrétienne et une préparation plus soignée ^.

Pour que l'enfant puisse faire sa première Communion, il faut, et il suffit qu'il ait une connaissance des trois grands mystères de la Trinité, de l'Incarnation, de la Rédemption, proportionnée à la faiblesse de son intelligence, et un désir de recevoir l'auguste sacrement en relation avec ce que comporte son âge *.

Il appartient au confesseur et aux parents, ou à ceux qui tiennent la place des parents, de juger si les dispositions de l'enfant sont suffisantes pour cju'il j)uisse faire sa première Communion ^.

Art. 1855. — Le curé a, par rapport à la première Communion des enfants de sa paroisse, un double devoir à remf)lir.

1" Il doit veiller, et même par un examen, s'il le juge opportun, à ce (pi'aucun enfant ne s'approche de la Sainte Table, s'il n'a pas encore atteint l'âge de raison, ou s'il n'est pas suffisannnent disposé pour rece^ voir ce sacrement.

2" Il doit avoir également grand soin que tous les enfants, ayant atteint l'âge de raison, c'est-à-dire l'âge de sept ans accomplis, et étant suffisamment bien disposés, reçoivent sans aucun retard l'aliment divin ®.

Hien (jue la [)remière Communion des enfants puisse ''•tre faite, j)()ur chacun d'eux, au jour fixé, et dans l'éolise, ou oratoire, choisis par les parents^, les curés <l directeurs d'écoles chrétiennes feT'ont chose louable, «M établissanf , pendant le temps pascal, et de préférence.

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