DE LA PHKMIERE COMMUNION
pendant la semaine de Pâques, un jour pour la première C'omnuniion des enfants de la paroisse, ou de l'école, qui, âgés de plus de sept ans, remplissent pour la première fois le devoir de la Comnmnion pascale. On pourra faire précéder cette première Connnunion en commun des enfants de la paroisse, ou de Pécole, de pieux exercices pendant un, deux, ou trois jours au plus, sous forme de retraite préparatoire, et mise à la portée de ces jeunes enfants.
Qu'on prenne bien garde de détourner l'esprit et le cœur de ces jeunes enfants de la i)iété qu'ils doivent apporter à une action si sainte par des fêtes extérieures et bruyantes, des festins, des détails de toilette, nullement conformes à l'esprit de l'Église dans l'institution de la p7*emière Connnunion.
Art. 1856. — I,a cérémonie, traditionnelle en France, de la Communion solennelle des enfants de l'un et l'autre sexe, vers l'âge de douze ans, avec la rénovation des promesses du baptême et la consécration à la Très Sainte Vierge, peut être conservée dans les diocèses jusqu'à nouvel ordre '^, avec le consentement tacite du Saint-Siège, quand telle est la volonté de l'évêque, Oï-dinaire du lieu ; mais aux conditions très expresses :
1'' que les curés et aumôniers des écoles, collèges de jeunes gens, pensionnats de jeunes filles, patronages, ouvroirs, œuvres de jeunesse, rappelleront aux parents, tuteurs et tutrices, parrains et marraines, maîtres et
8. On ne saurait toutefois disconvenir que le maintien de «ette cérémonie de la communion solennelle, s'il a eu d'une part l'avantagée de ne pas heurter des traditions relijrieuses.
auxquelles les populations, en France, étaient très attachées, a eu, par contre, le grave inconvénient de |)ersuadcr, dans la pratique, aux populations surtout des campagnes, que la ))ren>ièrc communion, h l'âge de se])t ans, était facultative.
de telle sorte qu'î'i l'heure, où nous écrivons ces lignes, douze ans après la promulgation du décret de Pie X, Qitam siiujii- Inri, la grande moitié des enfants de France ne font encore la première communion (ju'à l'âge de onze ou douze ans, sans que les parents aient jamais tenu com])te des prescriptions de rftglise sur ce point, dont fort souvent ils ignorent l'existence et la grave ohlJLration.