‹ Institutiones canoniquesChapitre 12 sur 766 · V. Canon · texte numérisé non relu

V. Canon

cet effet, le Samedi-Saint, et la veille de la Pentecôte ^\

Il n'est pas permis d'omettre la bénédiction de l'eau baptismale la veille de la Pentecôte, alors même que depuis Pâques il n'y aurait pas eu de baptême ^*^.

Comme le binage n'est pas autorisé le Samedi-Saint et la veille de la Pentecôte, et que d'autre part la bénédiction de l'eau baptismale est inséparable du saint sacrifice de la messe, les curés, chargés de la desserte de plusieurs paroisses, doivent porter dans les églises, où ils n'auront pas pu célébrer le saint sacrifice, une partie de l'eau baptismale, bénite dans l'église où ils ont célébré ; à moins qu'un autre prêtre, en célébrant la messe, ait pu procéder à la bénédiction de l'eau baptismale ^^.

Si l'eau bénite, spécialement destinée à l'usage des baptêmes, vient à faire défaut dans les fonts baptismaux, les curés peuvent ajouter une partie d'eau, inférieure à la moitié de l'eau bénite encore existante sans que cette eau perde la bénédiction reçue ; ou encore, en cas de besoin, après avoir lavé et purifié les fonts baptismaux, y bénir à nouveau l'eau destinée à la collation du baptême, conformément à ce qui est prescrit par le Rituel Romain, cap. De sacramento haptismi ^^.

On doit, autant que possible, se servir des Saintes- Huiles de l'année courante pour la bénédiction de l'eau baptismale. Si, le Samedi-Saint, le curé n'avait pas à sa disposition les Saintes-Huiles de la nouvelle année, il se contentera de bénir l'eau, sans joindre les Saintes- Huiles, et, quand il sera en leur possession, il les versera privatirriy comme il aurait fait le Samedi-Saint ^^.

Dans ce cas, il aura soin de conserver l'eau baptismale de l'année précédente, avec laquelle il fera les baptêmes occurrents jusqu'à ce qu'il ait reçu les Huiles- Saintes de la nouvelle année.

Page 1