ilerhi.'<,n. Ri, m. — S. 3î). \'. Canon 86i
Alpii. I)K Lk.oki, Moral., livre iO. \'. Canon 864, J^ 3.
112 DL rORT DE LA SAINTE COMMUNION
aux iiioribojids, qui doivent, autant que possible, recevoir à leurs derniers moments, le sacrement de l'Eucharistie, avec le plein usage de toutes leurs facultés ^^.
i.e port du viatique aux fidèles de la paroisse, soit en forme publique, soit en forme privée, revient toujours de droit au curé de la paroisse, ou au prêtre délégué par lui à cet effet, sauf les cas exceptés par le droit et ci-dessus relatés, dans les articles 746, n" 4 et 1101 '-.
Le viatique peut être porté aux moribonds tous les jours de l'année, et même le Vendredi-Saint, à toute heure du jour, ou de la nuit^"^.
On peut donner la Sainte Communion aux malades, iilors même qu'ils auraient une grande difficulté à avaler. Il suffit en effet qu'une parcelle de l'hostie, si petite qu'on la suppose, pénètre dans l'estomac, pour qu'il y ait manducation et réception du sacrement. Ce qui peut presque toujours s'obtenu" dans la pratique, en faisant prendre au malade après la Sainte Communion un peu d'eau. Le malade peut donc laisser l'hostie se fondre dans la bouche et se diviser en parties très menues sous l'action de l'eau, avant de l'avaler. L'eau peut ainsi être employée, soit pour diluer les parties de l'hostie, soit pour les précipiter ainsi diluées dans l'estomac.
Si l'on craint que le malade ne puisse qu'avec difficulté avaler une hostie entière, le prêtre le communiera avec une parcelle d'hostie, plus ou moins grande selon le cas, qu'il détachera de l'hostie, après avoir replacé celle-ci dans le ciboire. Mais, en toute hypothèse, il faut ({ue le malade puisse avaler au moins une par- <elle de l'hostie consacrée; sans quoi il n'y aurait pas réception du sacrement. On ne peut donc communier un malafle, qui, ne pouvant avaler, laisserait complètement fondre l'hostie dans sa bouche.
On ne pourrait pas donner la Sainte Cornmunion h •m malade, qui, en raison d'une toux violente, ou de