‹ Institutiones canoniquesChapitre 274 sur 766 · DE L ENQUETE · texte numérisé non relu

DE L ENQUETE

Art. 2144. — En ce qui concerne le mariage des vagabonds f c'est-à-dire des personne n'ayant nulle part un domicile, ou un quasi-domicile, le curé, en dehors du cas d'urgente nécessité, ne procédera à la célébration de ces mariages qu'après avoir eu recours à l'autorité de l'Ordinaire du lieu, et en se conformant aux ordres (|ui lui seront donnés à cet effet ^.

Art. 2145. — Dans le cas de péril de mort d'une des parties, si l'on ne peut se procurer immédiatement les renseignements, preuves et documents fournis d'ordinaire par l'enquête dont il est parlé ci-dessus, à l'article 2141, on doit se contenter de l'affirmation, sous serment, portée par les contractants qu'ils ont été baptisés, et qu'ils ne sont empêchés de contracter mariage })ar aucun empêchement à eux connus^.

Art. 2146. — Le curé aura soin d'instruire les parties, en tenant compte de leur condition, sur la sainteté du sacrement de mariage, sur les obligations mutuelles des époux, sur les obligations des parents à l'égard de leurs enfants. Enfin, il exhortera avec instance les futurs époux à s'approcher des sacrements de péni-

tant donné l'état de nos mœurs actuelles, une obligation de ce genre, dans l'imnif-nse majorité des eas, présente plus d'inconvénients que d'avantages. L'expérience n'a t-elle pas démontré les difficultés de tout genre que prés(nte pour le confesseur la rédartion du billet de confession, même dans les termes ordinaires: Audivi in confesnione. A', N. J'ai entendu en cnnfcftnum N. N.; alors (|u'il n'y a eu, et qu'il ne pouvait y avoir aucune confession, «l'aucun genre, même non sacramentelle; alors que le pénitent, étant une personne inconnue au rf)nfesseur, il y a fci fa<-ilfm« lit snlistit iition de

personne interposée en ces sortes de cas.

C'est pourquoi nous pensons que le mieux, en cette occurrence, est de s'en tenir à la lettre du concile de Trente et du Rituel Romain, c'est-àdire de rappeler aux futurs époux que le sacrement du mariage, étant un sacrement des vivants, il convient, pour le recevoir dignement, de s'y préparer par la réception préalable des sacrements de pénitence et d'eucharistie, mais sans parler de stricte obligation, et sans faire usage du billet de confession.

Page 1