ET DE LA RECONCILIATION DES EGLISES
Si la violation a lieu pendant la messe, avant le canon, ou après la communion, on cesse la célébration de la messe. Si la violation a lieu pendant le canon, le prêtre achève le Saint Sacrifice jusqu'à la communion ^.
Art. 2383. — L'église violée doit être réconciliée aussi promptement que possible, conformément aux rites liturgiques, prescrits en pareille circonstance^.
Si la réconciliation de l'église est douteuse, on peut procéder à la réconciliation ad cautelam '*'.
L'église, violée en raison de la sépulture d'un excommunié, ou d'un infidèle, ne peut être réconciliée avant que le cadavre ne soit enlevé, si son enlèvement peut se faire sans grave inconvénient ^\
Quand l'église a été seulement bénite en forme solennelle, et non consacrée, le recteur de l'église, ou n'importe quel prêtre délégué par lui, peut procéder à la réconciliation ^^.
Si l'église a été consacrée, la réconciliation doit être faite par l'Ordinaire du lieu, ou par un prêtre son délégué ; et, s'il s'agit d'une église appartenant à une religion exempte, par le supérieur majeur de la dite religion, ou par un prêtre, son délégué ^^.
Toutefois, en cas de nécessité urgente, et si le temps fait défaut pour recourir à l'Ordinaire du lieu, le recteur de l'église procédera à la réconciliation, et ensuite en avertira son Ordinaire ^'*.
La réconciliation d'une église, seulement bénite en forme solennelle, se fait avec l'eau bénite ordinaire ;
La réconciliation doit avoir lieu, même si après le crime qui a nollué l'^plise, on y a célébré la sainte messe. (C. 9>.
Rit., collf'ct. auth., n" fin.)
Si le tabernacle a été violé, et la Sainte Eucbaristie profanée, le prêtre doit recueillir, avec le plus crrand respect, sur la patène, les hosties profanées, Sfi-sant à terre, ou sur
l'autel, les placer dans une pyxide, qu'on enfermera dans un tabernacle, et le lendemain les consommer pendant le saint sacrifice de la messe, après la communion. (C. S.
Rit., collect. auth.. n° 1.)