I'ff. X, \folv proprin, n
Art. 2489. — Les curés, chapelains et recteiu's des églises et oratoires appartenant aux communautés religieuses, et les supérieurs des dites communautés doivent avoir soin que la musique sacrée, dans les églises et oratoires, non seulement soit conforme aux indications ci-dessous formulées, mais qu'elle soit de tout point proportionnée à la force des chantres, ou chanteuses, et soit par eux bien exécutée ^".
Ils doivent avoir soin que le chœur des chantres, ou chanteuses, soit encouragé et soutenu dans l'étude du chant crréuorien traditionnel, de la polyphonie sacrée et de la bonne musique liturgique ^^.
Art. 2490. — Le chant de l'Église est le chant grégorien ^'*.
L'édition Vaticane du chant grés^orien est la seule approuvée par le Saint-Siège ; elle doit être substituée à toutes les autres éditions, lesquelles ne peuvent plus être imprimées, ni approuvées par les Ordinaires ^^.
Les chants des parties communes de la Messe (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agmis Dei), sont au nombre de dix-huit dans l'édition vaticane :
un pour le temps pascal,
deux pour les fêtes solennelles,
cinq pour les fêtes doubles,
deux pour les fêtes de la Très Sainte Vierge, qu'on emploie pendant les octaves de la Très Sainte Vierge, de Noël et du Saint Sacrement ^^, et à toutes les fêtes dont la doxoloaie est : lesti tihi s?f florin qui nnfufi es de Virgine ^^,
un pour les dimanches, quand l'office est de ce jour,
deux pour les semi-doubles,
un pour les octaves qui ne sont pas de la Trè-:; Sainte Vierge, •
1?. Pie X, ^fntu prnprin, n° 3. 22 novembre 1903, cap. VTTT, lô. C. S. Kit., 7 août 1007
no» 24 et 20. et 3 avril lOOR.
13. Pif X. ^rntu prnprin, Ifi. C.S. Rit., rollect. aiith., 22 novembre 1003, rap. VTTT. n^ 3421 ad VT. 1, 2 et 3.
no 2.5. 17. C. S. Rit., 14 juin 1001
14, Pif. X, ^fnt^l prnprin. Ord. S. Bcnedicti, ad 4'"". 22 novemhro 1003, cap. TT.
un pour les fêtes simples,
un pour les fériés ordinaires,
un pour les dimanches de l'avent et du carême,
un pour les fériés de l'avent et du carême, les vigiles, les fériés des Quatre-Temps et des Rogations,
quatre Credo,
et quelques autres chants ad libitum.
On peut employer ces divers chants, ainsi que ceux ad libitum, indistinctement, n'importe quel jour. Il est cependant préférable d'exécuter à chaque messe le chant, qui lui convient selon le rite et le degré de la fête.
Il n'est jamais permis, à cause du chant ou de la musique, de faire attendre le prêtre à l'autel ^''.
Après le Benedictus, qui termine le Sanctus à la messe solennelle, il est permis de chanter un motet au Très Saint Sacrement ^^.
Après avoir chanté l'offertoire, il est permis d'exécuter, pendant le temps qui reste, un court- motet sur un texte sacré, tiré de l'Écriture ou de la liturgie ^^.
On doit faire une pause à l'astérisque des psaumes, malgré toute coutume contraire, même quand on ne les chante pas et qu'on ne fait que les psalmodier. ?^ecto tono, c'est-à-dire sur une seule note ^\
Dans les communautés religieuses, où, soit en raison du petit nombre de ses membres, soit pour tout autre motif, il serait impossible de constituer un chœur de chantres, et dans les communautés de femmes un chœur de chanteuses, on pourrait tolérer un chant se rapprochant de la psalmodie, soit à la messe, soit aux vêpres, et pour les saints du Très Saint Sacrement ^^.
Il convient d'ha})ihuer les fidèles, mais principale-
18. Pif X, Motn jjroprio, 8. — C. S. Rit., oollect. 22 novembre 1903, cap. VIT, auth., n» 3827 ad 3"™ ; 26 avril no 22. — C. S. EiT., collect. 1901, AvficlopoUtav, ad 1»". aiith., n» 823. 21. C. S. Rit., colleet auth.,
19. Pif. X, Motu proprio, n" 3122; et 4 mars 1901, Se- 22 novombrr* 1903, cap. ITI, veçjal. ad T"^"".
n-ïR. 22. C. S. Rit., collect auth.,
20. PiK X, Motu proprio, n^ 3697 ad 5"". 22 novembre 1903, cap. ITT, n''
ment les clercs, religieux et religieuses, à adopter, pour le chant et la récitation des prières en langue latine, la prononciation et l'accentuation antiques, en usage à Rome ~^.
Art. 2491. — La musique moderne est tolérée pendant les cérémonies de la liturgie sacrée, soit pour le chant des parties liturgiques, soit pour l'accompagnement du chant par les instruments, mais à la condition que la musique adoptée n'ait rien de profane et de théâtral ~\
La musique, la plus appropriée au culte Hturgique de l'Église, est celle qui se rapproche davantage des mélodies grégoriennes, ou encore la musique classique polyphone selon la manière de Palestrina "''.
Quand les textes liturgiques sont chantés et accompagnés en musique moderne, il n'est jamais permis de changer l'ordre des paroles composant le texte sacré, ni de remplacer certaines paroles par d'autres, ni d'omettre certaines paroles du texte sacré, ni de les répéter plusieurs fois. I.e texte liturgique doit être chanté tel qu'il se trouve dans l'office, sans altération ou transposition de mots, sans répétitions de paroles, sans rupture de syllabes, et toujours d'une manière intelligibile pour ceux qui écoutent ^^.
D'une façon générale, on doit se souvenir que c'est un très grave abus que, dans les cérémonies, la liturgie apparaisse comme une chose secondaire et, pour ainsi dire, au service de la musique; tanrlis qu'au contraire celle-ci est simplement une partie de la liturgie et son humble servante ^^.
Pour le chant du K'//nV, du Gloria, du Credo, on doit conserver à chacun de ces morceaux liturgiques, leur