CHAPITRE VIII
De l'absoute.
Art. 2691. — L'absoute n'est pas de précepte en dehors de la messe des funérailles, prœsente ou absente corpore ; mais elle peut être imposée dans les autres services funèbres par une fondation, ou à la demande des fidèles, ou en vertu de la coutume.
Si l'on ne célèbre pas la messe, l'absoute se fait immédiatement après l'oflfice des morts. Elle est alors donnée par le prêtre qui a présidé le dit office, ou par tout autre prêtre. Et l'on agit de même, quand on ne peut célébrer que la messe du jour ^.
Le jour des funérailles, après la messe de Requiem, même si elle n'est pas chantée, on fait l'absoute chantée, ou non chantée ^.
La messe de Requiem, le jour des funérailles, est toujours suivie de l'absoute, même quand la sépulture, pour un motif spécial, aurait eu lieu auparavant^.
L'absoute qui suit la messe doit toujours être donnée par le prêtre qui a célébré la messe, et non par un autre prêtre*. Donner l'absoute sans avoir célébré la messes est un privilège réservé à l'évêque. Ordinaire du lieu, et il ne peut pas déléguer pour cela. Les archevêques et évêques titulaires n'ont pas ce droit ; de même les archevêques et évêques hors du lieu de leur jurid ici ion ^.
li'absoute ne peut être faite qu'à la suite d'une messe de Requiem, jamais après une autre messe ^.
1. C. S. RiT..colleft. anth., C. S. Rit., collect. auth., no ri'> 418?>. 3020 ad 10»™; „« 3798 ad 2»"'.
2. Ritvnl., tit. VI, cap. III, — Voir Ephcmer. liturg., tom. no 7. — C. S. Rit., in una I, paff. 309, tom. XI, pag. 45 Virentin(i,2() août 1001 ad 2"'". et 248; tom. XIX, pa^. 18.
3. C. S. Rit., rf)llert. auth., 5. Haegy Manuel de litiirr\'> 3748 ad 1"'". gie, tom. T, pas. 400.
4. UJ.ssa/., Rnbric, tit.VIII, 6. C. S. Rit., collect. auth., n" \. —■ deron. l'ipisrop., libr. n« 2^186; n» 3014 ad 1'»"; n' II, «-ap. XXXVITî,.no 2. — 3201 ad 8""'.
DE l'absoute. 599
On ne peut pas faire l'absoute après l'office des morts, si cet office est suivi de la messe de Requiem \
Si Ton ne célèbre pas la messe, l'absoute se fait immédiatement après l'office.
Si Ton ne pouvait célébrer ni l'office, ni la messe, on connivence rait l'absoute aussitôt après le répons Siibvenite. On observe alors les mêmes cérémonies que pour l'absoute après la messe *". Quand l'absoute n'est pas précédée de la messe solennelle, elle se fait sans diacre et sous-diacre '\
Pour les services et anniversaires, on peut tolérer, que dans le courant de la journée soit faite l'absoute, ou qu'on chante un répons de l'office des morts, exce])té cependant les jours de fêtes fie première classe. Si on fait l'absoute le matin, les jours permis, ce ne peut pas être après la messe du jour, avec ItKjUPlle l'absoute n'a aucune relation ; ce doit être ime fonction absolument séparée de celle-ci ^^. Si donc les jours, où la messe de Requiem n'est pas jiermise, on applicpie la messe du jour pour un défwnt, on ne {)eut j)as célébrer cette messe devant le catafahiue, ou le draj) mortuaire, ni faire suivre cette messe de l'absoute ^\
Il n'est pas permis de donner ])lusiein"s absoutes consécutives, sauf pour certains jii'élats dans des cas déterminés '".
L'aspersion et l'encensement .sont de riuueur à l'absoute '\
Si le corps n'e>t i)as j^résent, ral)soutc jieut être faite soit au catafalque, soit devant le drap mortuaire^^.
Pendant l'absoute les fidèles el le clerj^é qui y assiste peuvent s'asseoir, on ?-ester debout, selon l'nsaîre
7. C. S. Krr.,co!lect. autli.. 1^ C S. Hn .. rollrct.aiith.. n° 'M^O ad S""': in una Vircn- n" 8744.
tina. 20 août 1001. 13. C. S. Rit., in iina Ce-
8. C. S. Rit., in una Viccv- nctensi, 5 mars 1004 ad 1"™. tina, 20 août 1001, ad 4"™. 14. (\vrem. Kpiiicop., libr.