‹ Institutiones géologiquesChapitre 100 sur 151 · LIVRE III. GHâ?. XXXIY · texte numérisé non relu

LIVRE III. GHâ?. XXXIY

^lobe ait été un immense Tolcan ou une agrégation de plusieurs volcans : une idée aussi étrange Q'est jamais entrée dans mon e^rit: et je me Batte d*avoir assez clairement énoncé dans les chapitres précédens^ la manière dont on peut concevoir la combustion générale de la matière et son refroidissement.

§ ai 3. Le basalte appelé égyptien, contient {réquemment des parties granitiques ainsi qu*on Tobserve dans divers monumens antiques. Nous pouvons citer pour exemple ^ les deux lions qui oment à Rome la base du Capitole. On voit dans Fun et Tautre des veines et des parties de vrai granit Ferber parlant du mélange du granit avec le basalte dans ces deux figures^ remarque que les bandes granitiques sont unies à la pierre sans aucune séparation^ non comme les cailloux dans les brècbes^ ni comme d'anciennes fentes depuis remplies par le granit , mais exactement comme si le basalte et le gra- Dît eussent été dans un état de mollesse^ et se fassent ainsi incorporés ensemble ^ ce qui concorde avec ce qui a été écrit par Beddoës reativement à Funion de ces deux substances [Voy. § aoç). Il y a lieu de croire que le basalte égyptien est une production volcanique y Puisqu'il provenait des montagnes de TÉtbiopie , lui, selon Pline, étaient encore le pays natal lu verre obsidien dont Torigine ne saurait , ce

semble , être révoquée en doute. On pourrait ajouter encore que souvent les lapidaires et les artistes romains ayant à restaurer quelque monument antique formé de la pierre qu^ils appellent basalte égyptien ^ se servent de quelqu*une des variétés de la pierre qu*on nomme selce romano, ce qui prouve qu*il y a une grande ressemblance entre ces deux Substances pierreuses ; et conune presque tous les lithologues reconnoissent Ton-* giae volcanique du selce romano ^ il est trèsprobable qu'on doit assigner la même origine au basalte égyptien. Beaucoup de naturalistes soutiennent que le basalte égyptien est une roche amphibolique ou siénitique qui n*a rien de commun avec les produits volcaniques. Pour di^cider cette question il faudrait connottre le gisement du basalte égyptien , et j'ignore s'il a été fait sur cet objet des observations assez exactes (0. Il serait bien difficile de résoudre un

(i) La seule indication que je connoitie à cet égard, est celle qa*on trouve dans le Mémoire de M.' Gordier sur les Suhstanca wûnéraUi dites en masse , où il dit , pag. 3a ^ que M.' De Rozièret en a exactement conitaté le giiement près des cataracte» du Nil: mail si ce gisement était aiiocié à celui du verre obtidien, l'origine volcanique de cette pierre acquerrait un nouveau degré de probabiUté. Pline, I. 36, chap. vu, dit: Invenii JRgyptusiM ^hiopia , quem vocani hasalten ; et dans le même livre, cbap. xxvi,

ajoute: /» génère vitri et ohsidiana numerantur , ad similiOh inem hpidu quem in £thiopia invenU Obsidiui , nigerrimi coloris, 'l^quando et iranslucidi.

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