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pareil problème par le seul examen des caractères extérieurs et des principes chimiques. Mais cette substance pierreuse dont nous parlerons ailleurs^ ne fut-elle qu^une roche amphibolique et qu'une roche primitive , il faudra toujours la considérer comme étant d*une formation contemporaine et analogue à celle du granit avec lequel elle est tellement unie ^ que quelquefois Tune forme une partie intégrante de T autre ; et si tous les genres de probabilité nous induisent à penser que le granit a participé à la fluidité ignée ^ on en devra dire tout autant de la roche amphibolique.
§ ai4- Une pierre qui a beaucoup de célébrité en lidiologie^ c^est la roche granitique à laquelle on a donné le nom de granit graphique ou hébraïque ( pegmatite d^Haiîy ) ^ parce que ^ lorsqu'elle est sciée i) on y aperçoit d^ lignes qui forment des poligones et rappellent Fidée d'une écriture orientale. Hutton a fait connoître cette roche de TÊcosse bien digne d'exciter F attention des curieux : puis M/ Fatrin Ta vue en Sibérie où elle forme les parois d'un filon de topazes. Bessou l'a aussi découverte en Corse ; Bailly sur les côtes de la Nouvelle Hollande ; M.' De Rozières en £gypte ; et enfin on la trouve en France , dans le département du Tarn. Dans tontes les variétés du granit graphyque ^ le feldspath et le quartz se sont pénétrés réciproquement ; mais dans quelques-unes ^ la forme des
caractères est déterminée par la cristallisation du quartz I) et c*est à cause de cela que les figures se réduisent à des hexagones^ en suppléant pai Fimagination au défaut de quelque côté. Dan< d^autres Tarîétés^ a prédominé la cristallisation rhomboYdale du feld-spath , laquelle a influé sui la forme que le quartz a prise. Cette cristallisation de deux substances insolubles dans Feau^ se pénétrant tour à tour^ et se modifiant réc»^ proquement dans la figure qui convient à cha^ cune dalles ^ selon leur nature^ est très-difierente de la cristallisation des sels qui s^ opère dans Feau^ et semble bien plutôt appartenir aux corps qui d'une fiision ignée passant à un état de solidité ^ se sont cristalKsés à mesure quMls se sont refroidis.
§ aï 5. On objectera peut-être qu^il y a diverses substances composées , évidemment produites par la Toie humide ^ dans lesquelles la forme de cristallisation d'un des comppsans a déterminé celle du composé. Dans le grès calcaire quartzeux de Fontainebleau, la partie calcaire forme environ tin tiers de la masse ; et cependant elle s'est tellement emparée de la cristallisation , pour me servir de Fexpression de M.' Haûy , qu'elle a encore entraîné la partie siliceuse qui est la prédominante ; en sorte que le composé a la forme d'un rhomboïde inverse , semblable à cdle d^une variété de spath calcaire. Mais dans cet exemple
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*c dans bien d'autres qu*on pourrait ciler, il i*y a qu^uD mélange de terres , tandis que dans e granit graphique , on trouve deux corps K>Iides qui se pénètrent mutuellement et sont x>ntenu9 Fun dans Tautre ; d^où résulte une très-grande probabilité qu'ils ne se sont point cristallisés comme les sels par Teffet d*une soiation aqueuse ^ mais qu*ils se sont durcis simultanément en passant de Tétat de fluidité ou de (DoUease à celui de solidité.
§ ai 6. Observons enfin que les analyses chi* (DÎques démontrent non-seulement la présence , mais encore. Tabondance des substances alcalines dans quelques parties des granits et des roches primitives. II y a des feld-spaths qui contiennent jusqu'à un 14 pour 4 de potasse. Dans quelques Diicas , Klaproth a trouvé 8 : 76 du même alcali , dans d^autres 10^ et même i3 pour ^. La soude \t fait encore remarquer dans quelques roches primitives. La chaux , et quelquefois même la barite et la strontiane, terres que la chimie moderne a assimilées aux alcalis , existent dans les granits , dans les porphyres et dans les autres roches de formation primitive. Dans la 'première période de la consolidation du globe ^ il de* vait donc y avoir une très-grande production de substances alcalines (Voy. § 97)^ qui s'unirent à quelques parties des roches qui se formaient. Maintenant qu'on réfléchisse ^ i .^ que la
combustion contribue principalement à la produc tien des alcalis que nous retirons des substance végétales ^ et qui n'existaient pas antérieuremen à cette opération; a.^ que les alcalis se trouveii fréquemment dans les substances pierreuses qt ont subi l'action des feux volcaniques, ains qu'on le verra lorsque nous discuterons cet obje( Comment pourrions-nous donc manquer de motif pour conjecturer que le feu a contribue à U première production des matières alcalines, e que les roches qui les contiennent sont l'ouvrage du feu , quoiqu'elles aient été les [Hremières à se consolider dans notre planète ? Si les substances alcalines sont , comme cela paroît très-probable^ des oxides métalliques, on pourra facilemenl expliquer leur formation lors de la première existence du globe : à cette époque tous les élëmens étant confondus , ces bases métalliques purent se trouver en contact avec les particules de Toxi- ^ gène , et rester enveloppées dans les substances qui se consolidaient, et avec lesquelles elles avaient une plus grande affinité.
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