‹ Institutiones géologiquesChapitre 116 sur 151 · LITRE III. CHAP. XXXYIT. 37S · texte numérisé non relu

LITRE III. CHAP. XXXYIT. 37S

Genève, formée de banc» calcairea dont quelques* uns contiennent des dépouilles de corps marins , dflEire à sa sommité quelques couches de quarts. Mais le fait le plus curieux relativement à la Formation récente des pierres siliceuses , est rapporté dans le foumcd des mines , n.^ a3. En 178a, on paysan qui labourait la terre près du village de Sappenrode appartenant à Fév^ché de Muns* ter ^ trouva une pierre siliceuse grise , d*environ neuf pouces de longueur sur quatre de largeur , laquelle ne présentait rien de remarquable à rextériéur; mais Tayant mise en pièces probablement pour en tirer des pierres à fusil , il aperçut dans riutérieur une cavité cylindrique qui contenait une vingtaine de petites monnoiçs d'argent La cavité était exactement modelée sur la pile de ces monnoies qui paroissaient avoir été liées avec un fil dont on reconnoissait la trace. La partie intérieure était noircie. Ce que ce fait présente de plus extraordinaire, c'est que les monnoies ies plus anciennes étaient du 16/ siècle. Trébra possédait un morceau de ce silex et une des monnoies qui y étaient renfermées: il tenait ces objets du savant russe , le prince de Gallitzin qui avait joint à sont présent^ un certifit:at authentique des circonstances du fait.

§ a38. Si la nature ^ dirà-t-on , produit maintenant dès pierres siliceuses et des quartz par la voie bumide, pourquoi n'aurait-elle pu faire

usage des mêmes moyens lors de la première ! coosolidation de la terre ? La réponse est facile; ces difficultés qu'on trouve insurmontables lors- 1 qu'on traite des grandes parties du globe , perdent beaucoup de leur force lorsqu'il s^agit doi petites masses. On peut concevoir dissoute et même suspendue dans Teau une petite quantité de terre siliceuse ; mais comment se former une idée de la même opération lorsqu'on considère cette immense quantité de terre siliceuse qui entre dans la composition des granits ? Les raisons que nous avons déduites dans les chapitres V et VI^ démontrent assez l'absurdité de l'hypothèse de la fluidité aqueuse primitive du globe. Au § 79^ nous avons observé que l'eau manque communément dans les roches primitives ; ce fluide n'entre encore que rarement dans la composition des quartz ( Voy.' § 87 ) ; et s'il arrive parfois qu'on y en rencontre quelque goutte^ nous avons indiqué ci-dessus la manière dont on peut rendre raison de cette circonstance partica* lière sur laquelle nous reviendrons lorsque nous parlerons de l'eau qu'on trouve quelquefois renfermée dans les laves. Enfin les gouttes d'eau qui existent dans les quartz , sont le produit des mêmes combinaisons qui font qu'on en rencontre atissi dans les opales connues sous le nom d^enhydres du Vicentin ^ roche dont il serait difficile de contester Fori^e volcanique.

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