LIVJRB III. CHAP. XL
fVoy. explication de Play/air sur la théorie de h terre par ff^tton^ pag. 54). Quoique j'aie beaucoup d'eetime pour ces deux célèbres géok)gue9^ je me permettrai de faire quelques ré- QexiooB 8ur le fait qu'ils prétendent avoir observé. Il est certain que la textiu-e et les caractères extérieurs du carbonate de chaux sont sujets à taut de variations , qu'on ne saurait les prendre pour base d'un jugement assuré. Le travertin m^me ou le calcaire d'eau douce produit par des formations plus récentes^ imite quelquefois la structure et le grain du calcaire primitif (i). Ce
(i) Deux sayani géologues , MM. Brocchi et fiorkowski faisant ensemble le yoyage de Civiiavecchia à la Tolfa , examinèrent une colline de pierre cialcaire ^ et en ayant détaché divers morceaux « ils crurent y reconnoltre tout les caractères d'un calcaire primitif. Surpris de trouver de semblables roches dans un contrée qu*on ne peut certainement pas dire primitive, ils s'entretenaient ensemble , raisonnaient sur ce phénomène et répétaient leurs obser-* varions sur divers échantillons ; lorsqu^un homme de la campagne l«ur dit : // est beau ee travertin ! Frappés de ces parolea , ils se Burent de nouveau à examiner la colline dans d'autres parties, et ils aperçurent des indices certains que la pierre est un tra" 9trtin» Tobserve qd*en 1786 , je trouvai dans la pierre de cette eoUine , un gros morceau de fémur de boeuf avec son apophyse; je portai à Rome le bloc de pierre avec Fos. qu'il renfermait, «t f en fis présent au Muséum du Collège Nazareno où il existe encore. La substance osseuse compacte avait acquis la grosseur ^e sept lignes, et Ton y remarquât les fibres du corps réticule.. Si les deux naturalistes que j'ai cités se fussent arrêtés aux premières observations ^ et qu'ils n'eussent pas reconnu la véri* ^le nature de cette colline , on aurait pu douter qu'un os de ^m^drupède eût été trouvé dans le calcaire primitif.
396 INSTITUTIONS GÊOLOGIQtTES.
n^eet donc que par le gisemeat^ qu^on pourra décider à' quelle cladse appartient une roche. Maïs ce même caractère qui est ^ je dirai presque infaillible^ lorsqu^il se prononce d^une manière décisive^ peut être fort souvent masqué par des circonstances locales , en sorte qu*il soit assez difficile de le reconnôître avec une exacte précision. Quand le carbonate de chaux forme des couches subordonnées ou des masses renfermées soit dans le granit^ soit dans le gneiss y on ne peut pas douter qu^il n* appartienne au même système de formation. Mais le carbonate calcaire dont parlent Hutton et Playfair^ paroît bien plutôt appartenir à la classe des roches de transition ou intermédiaires. Je ne connois point d^exemple de calcaire vraiment primitif qui contienne des empreintes de corps marins. Jameson qui devait certainement connoitre la géologie de TÂngleterre et des pays ci-dessus * mentionnés ^ en parlant du calcaire primitif (Voy. Système de chimie de Thomson^ tom. 7, pag. 578), ne fait point mention de corps marins : au contraire à la page Sgi ^ en décrivant le calcaire de transition , il dit : « On y trouve des pétrifications 3» marines de coraux et de zoophites^ qui n^exis- ^ tent plus depuis fort long-temps^ et qu'on ne » rencontre point dans les formations calcaires 3»' postérieures. Ces pétrifications dans le calcaire 3» de transition deviennent toujours plus communes