‹ Institutiones géologiquesChapitre 128 sur 151 · UY&E III. CHIP. XL · texte numérisé non relu

UY&E III. CHIP. XL

lin banc de poi^hyre ; Saussure dans les Alpes larmi les gneiss et les schistes micacés ; Hèricart je Thury dans la montagne de Chalanches , mélë irec les roches granitiques ^ micacées et amphi* boliques'; Ramond dans le Pic du Midi près de Bagiières ^ département des hautes Pyrénées , alternant avec les couches de granit ^ et il mon*hra à La-Pérouse le granit en bancs, en masses, en nœuds et en veines dans la pierre calcaire (<) et à côté des ardoises ( Yoy. Voyage au Mont Perdu, pag. 35 )• Sur les rives du Lano , entre les roches de schiste micacé , nous avons up gros filon de calcaire primitif qu'on voit à la superficie de la terre, dans Tendroit appelé Sainte Euphémie, près de Musso, sur la plage occidentale du lac, et

(i> Charpentier en parlant des Pyrénéca (Voy. Journal des mânes f février i8i3)| «asnre cpi^nne des particolaritéa lea phia aingulièrea qu^on remarque dans lea terraina piîmitifi dea Pyrénées, eat aana doate Tinterpotition dea couches calcaires entre lea granits 9 et il indique six lieux dans lesquels on peut observer ce phénomène. Nous ne devons pas passer sous silence la grande et belle couche calcaire des montagnea de Labour. Ce calcaire est d*izQe couleur blanche-g;riaâtre ou jaunâtre, très-cristallin et k groa graina. Frotté ou frappé, il exhale une odeur idro-sulfureuse. Réduit en ponaaière , et jeté sur dea charbons ardens, il donne une lumière pboaphorique d^un jaune rougeâtre. Il contient de la plombagine^ du talc lamelleux vert , du mica argentin , de Pamphibole blanche soyeuse , de la chaux fluatée violette , de 1* hématite rouge et du fer aulfuré. Cette couche qui a plus de 4 lieues d* étendue , est intercalée dans un granit, tantôt k gros grains, tantôt à petits grain»» et qui pasae aouvent à Tétat de gneiss.

Toate /. 26

4oa INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.

à Piona ^ sur la rive orientale. Ce filon est probablemeat le méine qu'on remarque à OmaTasso et à la Caûdoglia près du lac Yerbano. Enfin Êbel prouve par beaucoup d^exemples^ que dans toutes les parties connues du inonde ^ on trouve abondamment le calcaire primitif mélè avec lei autres rocher primordiales ^ comme cela résulte des observations faites en Europe, en Asie et eu Amérique ; d^où il tire la conséquence, qu'il est plus que vraisemblable que dans aucun lien de la terre, il n^existe de masses considérables de roches primordiales, sans calcaire primitif; et que celui-ci occupe une place importante parmi les roches de première formation. Si donc la formation des roches primitives a précédé le développement de Forganisation animale et végétale , ainsi que cela est démontré par toutes les observations faites jusqu*à présent dans les diverses parties du globe , on doit nécessairement admettre un calcaire primitif indépendant de Forganisation animale.

tivBE III. ghâp. xli. 4o3

Page 1