‹ Institutiones géologiquesChapitre 13 sur 151 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Za maJdère terrestre a eu cette espèce et ce degré de fluidité qui cofwenaient à sa cristallisation.

§ lo. Si la figure de la ten^ nous démontre eon état primitif de fluidité ^ elle ne nous fournit aucune donnée qui puisée nous faire préjuger lè degré et Tespèee de cette fluidité. Nous sommes donc contraints de raisonner diaprés lea conjectures que nous fournissent les observations. Pent^tre la terre ^ les planètes et les autres corps dont se compose notre système solaire^ ont-ils été formés par une contraction ou consolidation des fluides aériformes émanés du soleil où de quelques parties de son atmosphère? Dans cette hypothèse que plusieurs auteurs ont adoptée^ et dont nous parlerons dans la suite^ la fluidité de la terre aurait été portée au plus hant degré que nous connoissions ^ et aurait dû dépendre d'une immense quantité de calorique nécessaire pour donner la forme gaaeuse à tous les corps ter^ rcstres: mais nous ne sommes pas obligés de recourir à un si grand degré de fluidité.

§ II. Parmi les substances pierreuses qu*oa trouve à la superficie du globe ^ les plus anciennes

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de tontes célies que nous connoiasons jusqu'à présent sont: les granits ^ les gneiss^ les schÎBtes, les porphyres , le calcaire primitif^ etc. La production de ces ro<^es paroit être antérieure i la nature organisée et au développement de la vitalité y vu qu'elles ne contiennent aucunes traces de corps organiques; et d'après les connoissances géologiques que nous avons acquises , ces mè* mes rocbes qui Ont été les premières à se consolider, sont comme la charpente du globe et forment les grandes chaînes des montagnes primitives. Si elles alternent quelquefois entr'elles, lear superposition relativement à celles qui ap-* partiennent évidemment à des formations postérieures n'est pas du moins rigoureusement prou* Tée, puisqu*au contraire elles leur servent de base et d'appui. Il n'est pas inutile de prévenir le lecteur que dans le cours de cet ouvrage nous discuterons les difficultés qu'on pourrait élever contre les principes que nous posons ici.

§ ift. En examinant avec attention les diverses parties des roches dont nous venons de parler, on pourra juger de l'influence qu'a dû origi-^ nairement exercer sur leur composition et sur leur structure cette modification de la force générale de l'attraction (') à laquelle on a donné

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(i) Kottt nom nottuneê ienrit da terme modification poar indiquer ane maai^ dCagîr de Vùttraction qui diffère de la manière ordiniûre. Si le phénomène de la cristallisation dépendait

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le nom de cnstàllisadon ^ parce qa*elle dispose les molécules des corps sous des formes gèométriqaes régulières ^ fixes et assujetties à la rigoeor du caleuL Pour se convaincre de ce haut degré d*influence ^ il suffit de jeter un simple coup d^œil sur les parties qui composent les roches primitives. Le granit est essentiellement formé de quartz , de feld-spath et de mica ; les autres substances qui s*y trouvent quelquefois et accidentellement , sont: les grenats^ les tourmalines^ les amphiboles^ les disthènes^ les topazes^ les ^aths fluors ou calcaires ^ le fer sulfureux ^ Fargent^ le cuivre^ le plomb ^ • le molibdène, etc. Ces substances ne sont pas toujours cristallisées^ mais leurs formes régulières se font rémarquer

uniquement de V attraction générait f comme cette-€t apt en attbant vert un pomc les pardea d*un corpt tur lesquelles elle exerce ion action, les criftalliiationfl devraient être fphériqoet: notu royona au contraire que dans les cristaux il y a des facee qui présentent des angles et des arêtes, et que les parties de la substance cristallisée, tant celles de la superficie, que ceOea des plans qui sont parallèles à cette superficie, ne sont pas également distantes d*un point quelconque déterminé dans Finteneur de la masse cristallisée. H couTient donc de dire que dans le phénomène de la cristallisation des corps ^ la lorce de Vûttracdon est modifiée du moûas le plus souyent par quelques lois qui yarient dans les diverses substances ; en sorte que leurs particules prennent quelques positions diflférentes de celles qu'elles auraient occupées d*après les seules lois de Tattraction. Cest là ce qtt*on a voulu donner à entendre par Texpression de polmriié €ris$alUfi^ introduite p«r quelques cristallographes.

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