CHAPITRE XLIII
Des roches mcbgnésiermes.
§ 264. A la classe des pierres magnésiennes ippartlennent les serpentines ^ les gabbro des Flo-^ rentios ^ les stëatites , les talcs ^ les oUaires et es pierres dont Templot est très-^frèquent dans les pays sous'-alpins de l'Italie , sous le nom ;de Eapeggi , non*seulement en architecture ^ mais encore pour les usages domestiques; on s*en servait àa temps de Pline , et aujourd'hui on en use dans la haute Egypte et chez les pauvres GroHandoîs qui y allument Fhuile de poisson ^ unique moyen d'éclairer leurs huttes pendant les éternelles nuits de ce climat rigoureux ^ et y font cuire les chairs de Fours glacial et du veau marin dont ils se nourrissent. Parmi les roches magnésiennes^ on faisait figurer autrefois la roche appelée pierre-^^lard ou stéatite de la Chine ^ très-onctueuse au toucher ; mais d'après les analyses de Klaproth , qui ne trouva dans cette pierre aucune trace de magnésie ^ elle fut rayée de la liste des substances pierreuses magnésiennes^ et indiquée par les noms de pagodite, agaUnato^ ùdie, ou même de bildstein. Quelques armes tranchantes de certains peuples sauvages qui ignorent
4^0 INSTITUTIONS GÂOLOGIQUES.
Tusage des métaux et la manière de les travail 1er ^ sont formées d^uhe serpentine compacte , qu souveqt sert encore de pierre de touche lorsquTVn dépendamment de sa compacité , elle est cTurK couleur sombre et uniforme. Tous les chimiste les plus expérimentés ) comme Bayer, Kirwaii . Vieglebe, Chénévix conviennent que dans lei serpentines communes et dans les pierres ollaîres ^ on peut admettre la magnésie depuis le 41- jas^ qu^au 4U. Dans les stéatites communes , seloa les analyses de Klaproth et de Yauquelin , la magnésie est en moindre quantité ^ et varie da ao : 5o au 3o : 5o.
§ 265. Les géologues ont pendant long-temps négligé de s'occuper des roches serpentioeuses , et de leurs premiers travaux, a résulté une grande . confusion de termes , ces pierres se trouvant désignées sous les noms tantôt de gabhro , tantôt de granits ; ici de serpentines , là de siénites serpentineuscs ; ailleurs de granits serpentineux , et enfin de grUnstein primitif. Maintenant les idées étant un peu plus rectifiées , on reconnott , en premier lieu , que la roche dite pert de Corse est composée de diallage verte qu*on appelle encore smcaragdke ( schiller-spath des Allemands ) , dans une base analogue à cette substance que Sanssure a nommée jade , et qui, en Thonneur de celui qui a été le premier à Tobserver, a reçu le nom de saussurUe. Cette roche est tout-à-fait