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emblable à une aatre qui fut trouvée en' place ans les Alpes de la vallée de Sass , après que îaussure Feut observée erratique , mais en grande bondance sur le Jura et dans le pays de Yaud : lepiiis on Ta rencontrée dans le Musslnet près (e Turin ^ dans quelques monts de la Ligurie , de SI Toscane, du Modénois, et dans différens lieux le rAllemagne et de la Norvège. Quelquefois a dtallage au lieu d*étre verte et de couleur réroeraude, est d*un gris obscur où métalloïde, et alors on Tappelle hronzîte ; et quelquefois tuasi elle est enveloppée non dans la jade , mais clans le feld-spath. Il est très-probable que la diallage verte et celle nommée métalloïde , sont deux variétés d*une même substance, la première produite par une dose de chrome qui s*y trouve ani , et qui manque totalement dans la seconde , ou B^y trouve en moindre quantité. Hatiy pense qu^ou doit ranger la jade dans la classe des feldspatha: peut-être la soude qu*elle contient produitelle ces caractères qui la font distinguer des feldspaths communs dans lesquels se trouve la potasse. Ce ne sera que d*après une exacte analyse compa* rative 3 qu*on pourra décider si la saussurite doit ou ne doit pas être assimilée au feld-spath. Je me bornerai à dire que dans une série d* échantillons recueillis par Brocchi , à Frato ^ en Tos-» cane, j*ai vu quelques morceaux de cette roche que les Florentins appellent granitone , dans
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lesquels la saussurite se présente avec ua asped et une texture laminaires si décidés qu^on h prendrait pour un vrai feld-spath^ si dane d'au^ très [>arties des mêmes masses ^ on n* apercevait clairement la jade. Cette analogie avec le Md\ spath peut s^accroître encore par le degré de fu^ sibilité qui convient aux deux substances. Comme ces sortes de roches composées de jade ^ ou de feld-spath et de diaHàgCi^ verte ou métalloïde, n^avaient pas encore de nom particulier parmi les minéralogistes ^ et que celui de gmnitone des Florentins en Honne une fausse idée , De Bach ( Voy* son Mémoire sur le gabhro dans le magasm des curieux de la maure, de Berlin 1810, second cahier) proposa de 1«8 comprendre sons la dé* nomination de gabhri. Haûy a donné à la même roche le nom d^euphotide , qui a été adopté par Brongniart.
§ 266. En second lieu , on a observé que le gabbro de De Buch ( euphotide d^Haiïy ) est une roche qui a beaucoup d^affinité avec la serpentine tant par son gisement^ que par les parties dont il se compose ^ en sorte que la seule difllè* rence qu*il y a entre ces deux espèces de roches , consiste en ce que dans le gabbro ^ les parties composantes sont distinctes et visibles ^ tandis que dans la serpentine , elles sont mêlées ensemble en grains petits et très-déliés. Souvent aussi ces deux roches non • seulement ont un gisement
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Dommun dans la mène contrée^ et le gabbro on Teuphotide est le fidèle compagnon de la serpentine, mais encore dans une même roche lerpentineuse , on observe les parties du gabbro, savoir^ la diallage et la saussurite ou le feld-spath. En Italie et dans les pays où Ton trouve lé gabbro ^ on rencontre aussi la serpentine , comme dans la Ligurie, dans le Modf nois , dans la Toscane, etc. Il me paroît donc qn*afin d^éviter toute confusion de termes, on peut adopter la dénomination de gabbro proposée par De Bucfa , ou si Ton veut encore celle d^euphotide , pour les roches composées de diallage soit verte , soil; mètallo'lde , et de saussurite ou de feld«spath ; et qn*on doit réserver le nom de serpentine pour les pierres magnésiennes dans lesquelles on ne saurait distinguer les composans du gabbro , ou dans lesquelles ces compOSans , s'ils sont apparens et visibles , se trouvent du moins épars et renfermés dans une pftte commune. Je pense aussi que le nom de grûnstein primitif introduit par quelques minéralogistes allemands , ne peut convenir au gabbro , puisque , selon leurs mêmes principes , le griinstein contient essentiellement Tamphibole et quelquefois le pyroxène , substances tout-à-fait différentes de la diallage. Les serpentines sont colorées par Foxide' de fer^ et qadquefois par celui de chrome ( Voy. Annales du Musée de Paris , tom. 19 ) ; beaucoup attirent
raigùUIe nimantée, et quelques-unes présentent encore le phénomène de la polarité , ce qui est Teffet du fer magnétique qui y est souvent renfermé.
§ 267. La serpentine est quelquefois en couches subordonnées dans les roches primitives ; mais d^autrefois elle existe d^une manière indépendante et forme par elle-même des montagnes* Les serpentines • dites nobles, comme le uert-^onr tique, le vert de Suse, dans lesquelles il y a toufours quelque mélange de parties calcaires, se trouvent en couches subordonnées à d* autres roches: cependant celles, qui, au lieu de parties calcaires^ contiennent du talc,- de Tasbeste, de la stéatite, des grenats , de la diaUage , du fer magnétique, etc., forment des masses considérables en Europe, dans les Alpes, dans le Tyrol, dans le pays des Grisons et dans la Ligurie orientale oik , suivant Yiviani, elles composent le noyau des montagnes. Ordinairement on ne les trouve pas à de grandes hauteurs ; cependant la sommité du mont Gérvin peu distant du mont Rosa, a été reconnue par Saussure , pour être de la serpentine , quoique cette sommité soit élevée de 2309 toises au-dessus du niveau de la mer: et dans le même mont Rosa, la serpentine se montre à i5o6 toises de hauteur , et alterne avec le calcaire micacé; d^oii Ton peut déduire la contemporanéité de leur fortnation, Humboldt a observé en Amérique, la