‹ Institutiones géologiquesChapitre 38 sur 151 · LIVRE PREM. CONCLUSION. IO · texte numérisé non relu

LIVRE PREM. CONCLUSION. IO

de la matière terrestre. Quel énorme amas de substances inflammables ne faadrait*4i pas admettre dans les entrailles de la terre , pour pro* duire ces merveilleux effets ^ et où prendre la quantité d'air vital ou d'oxigène pour suffire à une si vaste combustion ? Mais nous ne devons pas concevoir de cette manière la fluidité ignée du globe. Si .nous voulons considérer la terre comme une masse dé matière rendue fluide par ^application du feu^ les difficultés que nous oppose Kirwan seront justes: mais dans notre (^i«nion, cette fluidité doit être envisagée sous un aq)ect diffèrent. Kiirwan en parlant du feu élémentaire, le fait contemporain du cbaos: ce principe existait donc dans le fluide diaotiqne ; mais qtielie était la nature , la substance de ce feu ^èmentaire? Quelle idée devons-nous noua en former? Si lions voulons raisonner diaprés les idées qui nous sont suggérées par le» obs^^ations^ ^om devons lé concevoir doué de ces caractères ^e les chimistes et les physiciens modernes attribuent au calorique : ce seul principe nous paraît suffire pour expliquer les phénomènes ainsi <]U6 nous rétablirons dans le livre suivant.

§^i. Tout en adoptant Thypothèse de la flni- ^ îgnèe primitive de notre planète, nous n'en- ^^ons'pas exclure Tinfluence de Teau dans la détermination de ses états postérieurs à la prè- Biière consolidation. C'est peut-être une eireur

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âe vouloir expliquer tous les phénomènes par ui principe . unique. Pourquoi le feu et Teau ne pourraient-ils pas avoir coopéré à la productioi de notre terre à* diverses époques^ par une manière d*agir différente^ et quelque fois en rèo' Hissant leurs efforts ? Bapproclier les deux systimes, tel est le projet que nous avons tâché di réaliser. D- après les connoÎBsances que nous avon acquises par Tobservation des phénomènes^ dao^ le court période de temps qui répond à noo^ fugitive existence , ou auquel peuvent remonte nos histoires , nous sommes autorisés à pense que le feu et l'eau sont les deux agens auxquel on doit attribuer les révolutions du globe et kl changemens qui se sont opérés dans plusieoii parties de sa superficie. Il nous paroît dooi très-probable que c^est à Tinfluence de ces des mêmes agens , qu^on doit référer = les opératîoii qui déterminèrent les divers états par lesqae^ la terre a passé avant d'arriver à celai où d commença à être habitée et peuplée par les as maux. En géologie , on ne peut pas se dispeitf de recourir aux conjectures: puis donc que noi sommes condamnés à faite des songes ^ tâchai que les nôtres ressemblent à ceux de rhomme \ santé ^ c'est-a-dire ^ quUls aient un air de ^ semblànce^ et qu'ils ne soient pas comme cf{ des malades dôiït Fimagination crée des fantôà aussi étranges que contraires à la nature. Oa

t qae les géologues persuadent toujours quand I cherchent à détruire les opinions des autres , aie qu^il est rare qu^ik jouitoent du même avange lorscpi'ils proposent leurs propres opinions, est aux lecteurs hnpartiaux à juger si fe suia ins ce cas. Je les prie seulement de ne pas îrdre de vue que je n'ai point la prétention de >uloir établir un système, comme on me Ta ttribué ; je ne me suis proposé au contraire que exposer quelques conjectures et la manière dont )U8 pouvons concevoir la consolidation de notre anète , puisqu'il me paroit que j'ai suffisamment rouvé que cette planète a été originairement ins un état de fluidité , et que cette* fluidité rimîtive n*a po procéder de Teau.

rar DU UYKÈ PKEMIER;

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