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CHAPITRE XXII

De la formation fies cat^emes.

§ i35. Lorsque TefiFort des gaz et des Yspeun s^esC. trouvé trop foîble pour pouvoir vaincre la résistance de la masse ^ ils ont dû , dans Feu* clroit où ils se sont arrêtés ^ écarter les parties de leui; contact mutuel y et ces parties en 69 consolidant, auront nécessairement laissé dea vides proportionnés à la quantité des gaz et dea vapeurs, et à leur expansion. G^est ainsi qae daoi les courans de lave, nous voyons se former tantôt de petits pores, tantôt de vides plus ou moins grands, et quelquefois même des espèces de galeries. Il me semble qu'on peut expliquai* de cette manière , Forigine des cavités internes da globe , lesquelles ont dû être beaucoup plu» fréquentes vers la superficie où les parties avaient une moindre densité que celles de rintèrieor. La nature est toujours la même soit qu^elle opère en grand ou qu^elle opère en petit: la diffircnce de réchelle sur laquelle ses opérations sont graduées , n^influe en rien sur sa manière d*agir* Une masse considérable de gaz ou de vapeur qui s^arrête dans un endroit, formera une un* mense caverne; de petites buUes produiront de

prtitt vides. Parmi les cayemes contempora^aes k la consolidation du globe , il en est beaucoup qui ont été comblées en grande partie par fècroQlement de leurs voûtes , ce qui , comme Dons le dircHis dans la suite , a donné lieu à des abaÎBsemens successifs de la mer et a déter^ nûaé Fétat actuel de son niveau, U est mainleDant très-rare de trouver dans les roches pri-* vmcè^ des cavernes d^une grande étendue 9 ptrce que les roches de cette formation qui sont prtsentement voisines de la superficie de la terre ^ occupaient une position beaucoup plus interne^ lonqoe le niveau de la mer était tout au moins (dos haut de 1 2 mille pieds. Nul doute par con« (^qoent que la partie la plus superficielle et la ^ caverneuse de la croûte primitive du globe &e 8e soit écroulée. Si dans le calcaire primitif, on rencontre quelquefois des. cavernes, d^une cer- ^ne grandeur , on doit en attribuer Forigine inx érosions des eaux ; mais la force de ces eaux De peut sons aucun aspect , être comparée à celle des immenses torrens des gaz qui se . sont ^Moppés dans la fusion général du globe: aussi ces cavernes dont nous venons de parler , sont- ^ sans contredit plus petites , et n^ont-ellea sQcun rapport avec celles qui furent contempo* nmes de la consolidation des roches primitives ? § i36. Tous les géologues , sans excepter ceux ^ sont les plus zélés partisans du système de

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la prëcipitadon aqaeatei) admettent Texistence des cavernes^ qui pour me servir des expressions de quelqaes-mi8 d^entrVux ( Voy. De lAic\ ÉUmens de géologie ^ pag. 5c ) ^ tenant par leur origuïe a la constitution primitive du globe ^ de^ viennera un guide pour la déterminer. On remar* que toutefois une étrange confusion dans la manière avec laquelle ces naturalistes expliquent Torigine de ces cavités^ lorsqu'ils disent quVIfex se sont formées par une smte de la même dispo^ sidon des choses qui a produit la différence des précipitations successii>es dans le même liquide ; et je confesse que je trouve beaucoup d*obscvH t rite dans ce que De Luc ajoute relativement â ces mêmes cavités. On y voit ^ dit-il ^ pourqum ^ les catastrophes évidemment survenues en diffénmsi temps ont été ainsi successives : c'est que la Jhr^ : motion des coi^emes devait Vétre par la cause t mime qui les produisait. Dans ses lettres à Blumenbach, imprimées peu d'années avant la publication des Êlémens de géologie^ en parlait des cavernes, lettre 3.*, période 3.% le même auteur en avait expliqué la formation de la manière suivante: après avoir établi Fexistence de Félé-^ ment de Veau dans la partie superficieUe de la masse terrestre jusques à une certaine profon* deur^ son passage à Tétat de fluidité par le iHoyen du feu ( Voy. § a6), et la précipitation des granits qui formèrent une trotiche dans le

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fend ée ce fluide ^ il euppoëak qu'àV-dèdëôt» de la couciie granitique ^ il était reMè ûti àmaè dâ tase mêlée de liqmde , laquelle è^iûfilctti peu à peu dans la maBst thra puk^Umki et y pfodti^it dM eofoncanen»^ comme nom voyou» qi»^ cdà ftttive à» le ttble lonq«i*oii vet^ de Téttii j^at-dêèëui.

I liy. Qu'on observe que daun l'hypothèse <fe De Luc ^ la masse de ee qu'il appelle pulpi* (^s^ est Tagrégâtiou de tous les èlètteiis ter-> ï««res incohéMUs qui ):èstèlrent dans hi putie là pioi centrak du globe. Ces pùèoïcuk^ éCàût ^npioe diflB&rente ^ te liquide qui s'fniltTàit âàùê leur misse , y produisait çà et là des modiÊea^ ^os psrticalières desquelles dèrivètent plusieut^ '^(^SM dures ^ diversement ramifiées ^ qui ddnso^ Uécs et rèttstant d'abord à raffkissemeut^ s^t^ dirent d'appui à la croûte des eouehes , laquelle ^ fiontHit ainsi pendant quelque temps ^ quoique 1 infiltration subie par les pub^icules produisit dea w^erncs. Cependant ces cavernes venant à s*é- ^die sous les bases des masses solides qui for^ ^ent les pilastres et les divisions^ les masses «liei-mémes s'écroulèrent ^ et la croûte manquant ^appui, se rompit par parties d^unc étendue plo» on moins considérable.

§ i38. Je m'écarterais trop de mon sujet ^ sf i^ voulais examiner en dètaÛ toute cette théorie ^'^ompliquèe , et dont les diverses parties sont N^r ia plupart aussi difficiles à concevoir que

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contraires aux notians géuèratement reçues. I paroît démontré que la partie la [^us centrale du globe doit être composée de la matière h plus dense , la plus compacte ( Yoy. § 34 ) ^ comment donc cette maflee încohérente de pul-* picules a*t-elle pu se consolider? Difficilenaent concevra-t-on de quelle manière le fluide aqueux qui était seul près de. la superficie, put en s^ infiltrant arriver jusqu'au centre. Mais laissant de côté toutes les réflexions qu'ion pourrait faire aur une hypothèse qui n'offre aucune sorte de vraisemblance, et me bornant au seul point qui mérite d'être . discuté ^ et qui' est relatif aux ca- Vf»rnes, j'observerai* que l'origine que j'ai assignée à leur formation, esjt très-facile à expliquer ^ et me parott fondée sur les phénomènes dont nous voyons chaque jour des . exemples , spit dant les grandes fusions des volcans^ soit dans les petites fusions de nos laboratoires.

% 1 39, Tous les gaz qui se développèrent dans le refroidissement du globe , n'eurent donc pas la force d'arriver jusqu'à la superficie et de se mettre en liberté : beaucoup s'arrêtèrent au voisinage de cette superficie et y produisirent des vides. Quelques-uns de ces vides proportionnés au volume et à l'élasticité des gaz, auront pu commtmiquer entr'eux; d'autres auront été séparés, s'il est permis de s'exprimer de la sorte ^ par des murs mitoyens: et si dans les cour an s

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