LIVRE Ih CHAP. XXII
de lave, il se fofme quelquefois des galeries de plusieurs pieds de hauteur et d'une étendue cor-* respondante ^ quelles immenses cavités n'auront* elles pas pu être produites par une masse incommensurable de vapeurs et de gaz qui durent se dèyelopper dans la fusion générale de la matière? Comme nous aurons occasion de revenir sur ce sujet ^ nous nous bornerons pour le présent à faire observer que beaucoup de phénomènes qui s^opèrent de temps en temps à la superficie de la terre doivent être attribués aux écroulcmens de ces vastes cavernes qui se sont formées dans le globe , et ont été sans doute très-nmltipliées. Toutes les fois que les mêmes circonstances se sont réproduites ^ c'est-à-dire ^ que quelque partie de la masse terrestre s'est consolidée et qu'il y a eu en même temps développement de gaz .) de semblables cavernes ont ^û se former non-seulement dans les parties du globe qui sont contemporaines de sa consolidation ^ mais encore dans celles dont l'origine se rapporte à des époques postérieures. On ne doit pourtant pas se dissimuler que les cavités souterrames qui existent dans ces dernières parties^ ont été produites les plus souvent par un autre principe, savoir, par l'action des eaux; et il est probable que c'est à cette cause, qu'on doit attribuer la majeure partie des cavernes des montagnes calcaires et gypseuses qui appartiennent
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à un oîKÏre de 4îhoeee beaucoup plus récent: je dis la majeure pairie , parce que M/ Huodwldc , àm% )a Relajdon historique 4^ son i^oyage ^ noau i, ]br. i ^ flPl9ure avoir vu « des grottes ^i resaem- » blaîent à des eçtonnoirs ou à Ae^ puits , et
> que Ton pouvait attribuer au dégagement de » qudkjue fluide élastique à travers uoe masse
> non endureie. » j^e même auteur ajoute : 4c .Ce qui dans les- roches coquilli^res pu nepf tuniepues ^ appartient à Tactioa de^ eaux , 3» «embjle ètçe quelquefois dans les roches vol- » caniques ^ Teffet d'é;maaatio0s gazeuses qui 9» agissent dans la direction où elles trouvent le ?» moins 4e résistance. Lorsqu'une matière fon- Y d^e M meut sur une pente très-douee, les 3» grands as^es des cavités formées par le dégage- » pient des fluides élastiques ^ sont à peu près ^ hori^^^pUaui^ ou parallèles au plan sur lequel y a Ueu le mouvement de translation. Un {dégage- » nhBiK feinbUble de vapeurs joint à la force 3» élastique des gas qui pénètrent des couches » r^BfpQîes et soulevées ^ parpît doqner cpielque- 9 &is aiie grande étendue aux cavernes que Ton » trouve dans lés porphyres (rapèeps. ^t II ^e faiu done P98 perdre de vue que Tétendue des cavernes étant nécessairemept proportionnée à la force qui les produit, cejles dont Torigiiie appartient ^ l£| première eonsoUdation du globe, dpiveu( SLVpiF é0 infiniment plps, grades que les autres.
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§ 140. La cbmmamêation qui etitftaîf àutrdfoid entre la Sieife et rifalite , est téllemëtii càùStr-^ mèe par tons* led anciens écriyaiii9^ <pi-ôn né peaC ploé la révoquer en doute*", et iF me parbttf qoe la raison la plus Vraisiem&Iable' qu^on' pûbéef donner de Ib séparation Je ces dédxT doâti'ées , ' est TaffiLuisement de cettié partie dé tekfe qui en faisait la communicatiôti , affàîssettiént* oebà*ttdnné peut-être par fed s^coûëdeë* de' TEtna^ Tolcâii ^tuè danâf le' tbi^inagé diï ^fêtroit de' Messine. La profondeur de ce détroit qui ésl: d'environ mille pieds, peut' nous dottttltîr utie idée de la vaste clEipacitê et de rénbrme eilfoti«-' cément de ces cavei'nesv puisqu'elles furehif ca^* pabled d^etigloucir dans lefur dein une' madte' dt terre si considérable. Qiie si nbtis vbulons* ilbufir rêCferer à des temps- plusr rapprbcHês db' i^ous , nous' ne manquerons' pas dis phêHom'èhe^ de cegenre V ^t dont PtMstoirer nous a transmis' dès dôcnméns^ tî^ès-cefrtains. Le i.**" avrif i55^, laprovince de' Chansy dans la Ghin\e subit un àffettseinerit' presque général ; en* 1 678^ , qttdqu'eô^ parties des montagnes dés^ Pyré'néeâ s'ècrbûlèrent; ^n 16S0, le même phéhottiène eht li(e^ en Irlande; étr i6^î, l*fle' de' Sorca , Vnhé db#* Mo-^ loques, diipaEmt entièrement â suite d^uhè grande^ *nipiSota- dix* volcan- qui s'était formé àu' centrer ^ cette flë; en' 171 5, une montagne du Va'-' lais s'écronla snbitctoetat; eticn^i^Si , uiie^ autre
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montagne^ dans la Savoie, s^affaissa. sur sa base» Donati qui examina les circonstances de ce dernier phénomène y évalua à trois millions de toiser cubiques la quantité de matière qui fut déplacée^ et il reconnut dans la montagne qui s^était affaissée, des traces d^autres éboulemens plus anciens. § 141. A cette classe de phénomènes appartiennent encQre ces mouveqiens extraordinaires accompagnés du retirement subit des eaux de la mer et des violentes oscillations qu*elle éprouve quelquefois. Ebul-Alshir, historien arabe, nous a transmis la notice d^un retirement de la Méditerranée laqueUe s*abaissa tout à coup de 160 pieds Fan de Fhégire 843 (937.de notre ère); il remarque que de . la plage, on aperçut des montagnes et des iles qui ne tardèrent pas à être recouvertes par les eaux. Kxacheninikow fait mention d^un abaissement semblable arrivé à Kamtchatka et dans les îles Aleutiennes en 1737. Mitchell dans les Transactions philosophiques^ tom. 5i, pag. 566, en parlant du tremblement de terre de Lisbonne, arrivé en 1755, assure que la. barre à Tembouchure du Tage resta à sec, et qu^easuite la mer s^élevant comme une montagne, vint la recouvrir. Un pareil phénomène eut encore lieu, à la même époque, dans File de Madère, où la mer étant parfaitement calme, se retira tout à coup , et puis revint avec une très-grande agitation des flots, jusqu'à la ville de Funchal.
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mioa raconte deux événemens semblables arrivés à Gallao ^ Fun en j 687 ; à cette époque la mer se retira et revint ensuite jusqu^à la ville : lors du second événement, qui se rapporte à Fan 1746V la mer après s'être retirée de la ville, y revint avec tant de furie , qu^elIe détruisit le fort de Santa Cruz , et que de 4<^oo habitans , il n*y en eut que aoo qui eurent le bonheur d'échapper à ce désastre. Enfin la mémoire de Tévénemeilt arrivé à Marseille le 528 juin 181 a, est encore ricente; Teau de la mer s'abaissa subitement dans le port où il se forma un courant si rapide qu'il fallut tirer la chaîne pour retenir les bâtimens ; puis la mer revint avec une impétuosité si extraordinaire , qu'elle remplît de nouveau le port, et s'accrut même à un tel point quelle inonda les rues voisines de la plage; elle se retira de nouveau , revint pour la seconde fois , et CCS mouvemens oscillatoires ne cessèrent que lorsque les eaux furent rétablies dans leur parfait
état d'équilibre.
§ 14a. Comme la première chose qu'on observe dans ces phénomènes est le retirement subit de la mer , l'explication la plus naturelle et la plus vraisemblable qu'on en puisse donner, c'est de «apposer que la voûte de quelque caverne située au-dessous de la mer et à peu de distance de la plage , s'est écroulée : le fluide ambiant accoiirt et se précipite pour remplir l'espace vide
4*1 gwfl&îf^ ^ vient d» se. forvier^ par^à^ té nix^an 4^ 1a P^ p^r4 soa èquïibi^^ et k mvmo ^ eaw^ i^ci pojrte av^c wpitwiait^ Tem lea t^aâix^i^ Qi^ le piveau 6,'Q»t abaîwè ; la vtoleaee «Yfc kuyielle Ije {iu^de Ta occi]q>er les ^itcs qui KPt i^tès vides^, £ait quMI moate à unc^ h»uteoc 4^ beaucoup ^upèrlsupe à, celle 4e son ni^veai^ fiiatorel; ; il esA dcMCic ei^core forcé de rétrograder^ lit iiinai 4e suite «^ jusqu'à ce qoe. ces oscillatioDe 4i$yenkapt ^uccessiyenuiQt moi|idrea^ 1^ mer ait ig^pi^. la fÂtUAtiPn qui «Hwvif n^ à L'équiiaH» d»