CHAPITRE PREMIER
n est très-probable que notre planète a été originairement dans un état de fluidité.
§ I. J.JB veprooht le pli» ordinaire qa*on fait aux géologues^ c*e6t de se perdre dan« des recherdies qui ne peuvent conduire à des connoîssancea certaines ou . même- probables ; et paimi ces recherches figure d^abord celle qui a pour «bfet de découvrir quel fut Fètat primitif de notre planète. A peine connoiisons>-nous uqe très-pedie partie de sa superficie actuelle ^ et Ton se flatte d^acquèrir des lumières assee exactes^ assez positives pour juger de sa constitution ori^ ginaire ? Quelque spécieux que soit ce reproche , nous ne craignons pas d^assurer qu*il est exagéré,
Votumt /. «
a INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
piiisqu^il y à très-peu de connoiflsances pKytiqiies qui présentent ce degré de probabilité qu^on ne saurait refuser à celle que l^analyse et Tobser* vation nous donnent de Fétat et de la forme de la terre lorsqu'elle commença à exister.
§ 2. Les expériences faites sur le mouvement des pendules à diverses latitudes , et les mesures des degiés du méridien prises dans différentes parties du globe démontrent que la figure de notre planète n^est pas parfaitement sphérique; c^est un sphéroïde alongè vers Téquateur et aplati vers les pôles, en sorte que Taxe de Féquateur est plus grand que celui des pôles. La différence de ces deux axes a été évaluée par approximation à aa milles de 60 au degré ^Voy. les tables de Zach imprimées à Florence en 1809). Pour expliquer cette irrégularité de la fi^re de la terre' ^ Newton supposa que cette planète dât être originairement dans un état de fluidité: ses calculs fondés sur la théorie des forces centrales , et ceux de Glairaut déduits des lois bydtostatiqcÉes donnèrent des résultats conformes aux observations. Dès4ors la supposidon hypothédcpie de Newton commença à être con* sîdéréi$ comme' une thèse ^ et fut g|énéralement adoptée par les. physicieiis et les géologues. Ainsi avec Lcibnitz ^ Newton ^ Buffoo et les plus cé« lèbres philosophes^ nous pouvons partir de ce priddpe que notre ten*e et les autres planètes