‹ Institutiones géologiquesChapitre 10 sur 151 · LIVRE PUM* CHiP. PMH · texte numérisé non relu

LIVRE PUM* CHiP. PMH

prirent la figure qu^ettes ont maiatenaot, lor««qu*étant encore dans iin état de fluidité ou de mollesse, le mouvement de rotation fit élever les parties de Tëquateur et abaisser celles des pôks , selon la loi de gravité combinée avec la force c^entrifuge.

§ 3. Sigome a prétendu démontrer qu^aocune cause physique n*a pu produire cette élévation vers réquateur et cet abaissement vers les pôles^ et qtte notre globe devait être déjà doué d*unâ sembbble figure , lorsqu'il reçut le mouvement de rotation autour de son axe. Ce physicien se fonde sur cet argument, que si la terre était un solide de révi^tiou, ses deiix hémisphères boréal et austral seraient égaux entrVux, ce qui n*est rien moins que vérifié. Nous pourrions nous contenter de faire observer que cette dif<» férence qu'on suppose en^re les deux hémisphères^ n'est pas non {dus absolument démontrée, et que Timperfection des instrumens dont l«s aêtro« ncmies se sont servis pour mesuirer les degrés du mérîdîen dans diverse^ contrées, a dû naturel* lement donner lieu à quelques doutais: mais dan» le coniB de cet ouvrage nous auront oocasioa de disent» les faits à T aide desquels il serait facile de rendre raison de cette mÀBde difiPérence^ n elle existait réellement. Bonions**nous donc pour le moment à dire qu'en vertu de la révolution qu'elle fait autour de son axe, la ten».

si elle était fluide ^ prendrait à^peu près la même figure qu'elle a présentement. .

§ 4. Quelques géologues^ parmi lesquels on distingue J. A. De Luc, n'admettent la fluidité originaire de la terre que jusqu'à une certaine profondeur ( Voy. De Luc , Lettres sur . Phistobt physique de la terre ^ adressées au professeur Blumenbach )• Cette hypothèse nous parott invrsiisemblable , et nous pensons, que la terre lors de sa première fonnation a dû. être fluide dans toute sa masse : car pourquoi la cause qui rendit fluides les parties voisines de Ja superficie^ h'aurait-elle pu exercer, son action sur Jks parties centrales ? Quelle serait la ligne de démarcation qu'on pourrait assigner entre la fluidité et la solidité ? De Luc suppose que la lumiière unie à lin autre élément forma le feu , et que ie feo se combinant avec le principe solide de l'eau, la rendit fluide ; il suppose aussi que le principe solide de l'eau se trouvait placé tout près de la superficie de la masse terrestre : . de là il . tiie cette induction que le £eu en. se combinant avec le principe, solide de l'eau, produisit le fluide aqueux^ lequel étant en contact avec les parties voisines de la superficie , ne communiqua qu'à ces parties sa propre fluidité. Certes noii8 n'avons garde de vouloir assigner des bornes à rimagination d'un auteur. qui invente des.hypo* thèses; il nous paroit néanmoins que les diverses

LITRE FASM. GHAF. PUM; & ,

parties d^nn- édifice deyraieot 9*appùyer Réciproquement ^ et ' avoir une certaine connexion entr'eUes. Dans Thypothèse 'de De Luc, la maise terrestre originaire contenait tous les élémens hors la lumière : mak pourquoi Télément ou le principe solide de Feau se trouvait-il seul confiné vers la superficie ? Nous' avons dé)à fieiit observer que la flùiditë'^ primitive du glojbe est démontrée par sa propre figure , et Ton conçoit que si Ton enlevait de ce globe un grand nom*bre de couches égales et parallèles, il resterait un noyau qui aurait absolument la même figure^ c* est-à-dire un sphéroïde plus petit , mais âlongé Vers Féquateur et aplati vers les pôles, et dont les deux axes * auraient entr^eux la même proportion qui se fait remarquer dans cenix du globe tel qn*il existe maintenant Ainsi la même raison qui nous porte à admettre la fluidité dans les parties superficielles du globe , ne nous permet pas de refuser cette qualité aux parties internes qui semblent avoir dû participer du même état.

§ 5. Si quelques géologues ont restreint à la superficie de la terre sa fluidité originaire'^ d'autres ont étendu cette qualité non-seulement à toute la masse terrestre lors de sa première formation , mais ils ont aussi pensé que les parties centrales sont encore à présent dans le même état de fluidité. Diaprés cette hypothèse.

notre planète serait composée d*une matière flui* 4e ^ recooverte cFune croûte consolidée jasqu*à nne certaine profondeur. Dolomiea s^est montré nn des plus chauds partisans de cette même hy^ pothèse^ parce qu^il a cru qu^elIe pouvait servir à rendre raison des tremblemens de terre ^ des volcans , etc. ( Yoy. Journal des Mines ^ ii«^ 4' )* Nous aurons occasion dans la suite d^examiner la question de savoir si les parties centrale» du globe sont encore fluides, et d'exposer les conjectures qu'on peut former i cet égard s il noua suffit pour le présent de partir du principe si non certain, du moins très-probable que notre globe ^ quand Q était encoire dans Fétat de fluidité ou de mollesse , a pris la forme déterminée par lea lois de la statique et des forces centrales^

nVRE PUM« CHiP. n.

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