LES FETES PUBLIQUES
Les jeux sacrés des Grecs. — L'hippodrome.
L'amphithéâtre.
Les gladiateurs de Rome. — Le cirque romain.
Les courses. — Les cochers. — Les combats d'animaux.
Les naumachies. — Les grands jeux romains.
Les jeux sacrés des Grecs. — Les jeux publics des Grecs, appelés aussi jeux sacrés, étaient des solennités religieuses auxquelles on attribuait généralement une origine mythologique. En Grèce, ces jeux paraissent avoir eu une double utilité : sous le rapport militaire ils préparaient les athlètes aux rudes exercices de la guerre, et l'importance qu'on y attachait, les solennités qui les accompagnaient, le concours immense d'étrangers qu'ils attiraient, développaient dans la jeunesse un désir immense d'y prendre part et de se fortifier par des exercices préparatoires. Au point de vue politique, les jeux publics étaient la manifestation la plus éclatante
de l'esprit grec, parce que le peuple hellène, si divisé par les intérêts parti uliers des cités, retrouvait un moment son unité dans des cérémonies auxquelles tous les citoyens participaient, quelle que fût la cité à laquelle ils appartinssent. Les jeux consistaient en courses de chars, courses à pied ou à clieval, luttes d'athlètes, exercices du javelot et du disque. La musique et la poésie y avaient aussi leur part, et comme il fallait faire la statue du vainqueur en même temps que son panégyrique, la solennité, toute militaire dans son principe, devenait artistique et littéraire dans ses résultats.
Les athlètes qui prétendaient à l'honneur d'être admis aux grands jeux étaient examinés par des fonctionnaires spéciaux qui prenaient
Fig. 80. — Juges des jeux.
le nom d'agonothètes. Ces juges étaient très considérés et venaient voir si le concurrent était de condition libre et de bonnes mœurs. En Grèce les juges des jeux portaient un manteau de pourpre et brodé d'or.
Un bas-relief trouvé à Chiusi représente les juges des jeux étrusques. Trois personnages sont assis sur une estrade : le premier examine des tablettes placées sur ses genoux et les deux autres tiennent des bâtons [fig. 80). Les combattants (un seul est ici représenté) se présentent devant le juge qui regarde les tablettes. Des amphores destinées aux vainqueurs sont déposées au pied de l'estrade, près de laquelle est un personnage debout qui doit être un surveillant. Sur un vase de la collection du duc de Luynes, on voit pareillement un ']nu,v. dt'cernant le prix à un athlète nu qui tient une couronne^ <'t des palmes et dont il parait 01 ihm- la téttMie bandelettes.