MONARCHIE EN EGYPTE ET EN ASIE
était à la fois religieuse et militaire. Mais, à partir des rois, on voit se dessiner très nettement deux partis : l'un, qu'on pourrait appeler celui des politiques, auquel ont presque toujours appartenu les rois, s'efforçait de nouer des relations commerciales ou autres avec les nations voisines et sacrifiait assez volontiers le rigorisme des croyances religieuses au désir qu'ils avaient de développer l'activité
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Fîg. z. — Roi d'Assyrie. (D'après un bas-relief assyrien.)
de la nation par des alliances ou des rapports de bon voisinage. Au contraire, le sacerdoce et surtout les prophètes représentant le parti religieux et intolérant repoussaient comme dangereuse et immorale toute alliance avec des nations infidèles, et ne voulaient d'autre aide que celle de Dieu pour tirer la nation des situations dangereuses où elle s'est trouvée si souvent. Toute l'histoire politique des Juifs repose sur la lutte permanente qui existait entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux.
En Assyrie le pouvoir religieux et politique appartenait tout entier au roi, qui était un chef omnipotent, mais non un person-
nage divin, comme le Pharaon en Egypte. Le roi, si altier qu'il puisse
Fig. 2. — Musiciens du roi.
être avec ses sujets, est toujours très humble lorsqu'il s'adresse à
Fig. 3. Fig. 4. Fitr. :..
Personnages de la suito du roi (D'après des bas-reliefs assyriens.)
la divinité, à laquelle d'ailleurs il ne songe nullement à s'assimiler. La mitre conique et, le parasol sont les [insignes ordinaires