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L EPEE

La figure iSi montre une ëpée de ce type qui a été découverte à Pompéi : elle est représentée dans son fourreau, qui est un étui en bois recouvert d'une plaque mince de métal, garnie de têtes de clous en bronze. Cette épée, que les soldats romains portaient du

Fig. i5i. — Épée antique trouvée à Pompéi.

côté droit, était suspendue à un baudrier passé sur l'épaule gauche, excepté pour les officiers supérieurs, qui portaient l'épée à gauche, comme on peut le voir sur la figure 45%. La raison pour laquelle les soldats portaient l'épée du côté droit est que le bouclier qu'ils portaient au bras gauche eût gêné leurs mouvements lorsqu'il

Fig. i52. — Corselet avec l'épée pendue au baudrier.

fallait tirer l'épée du fourreau. Or, dans l'armée romaine, les officiers supérieurs n'ont généralement pas de bouclier. Le plus souvent, toutefois, les consuls, les tribuns et les officiers supérieurs portent leur épée suspendue à une ceinture.

La harpe est une espèce d'ëpée ou de poignard pourvue d'un crochet ou d'une épine en saillie sur la lame, un peu au-dessous

de la pointe. Cette arme, qui sur les monuments apparaît souvent \ aux mains de Persée, est particulière à l'époque héroïque et ne paraît pas avoir été employée dans l'armée grecque à l'époque des guerres médiqucs, ni dans les siècles suivants [fig. 153).

Fig. i53. — La harpe.

L'épée égyptienne présente plusieurs formes qui diffèrent entre elles, mais dont aucune ne ressemble à celle des Grecs et des Romains. Voici, figure '/54, une épée très richement décorée et dont la lame, assez évasée à la base, va s'amincissant en ligne droite jusque vers l'extrémité qui devient extrêmement fine. Le fourreau

Fig. i54. — li'pée égyptienne.

qui est représenté sur la figure 455 implique, au contraire, une épée dont la lame a une égale largeur sur toute son étendue. Ces armes, qui sont peintes sur les monuments égyptiens et qu'on ne peut pas manier puisqu'elles n'existent pas en nature, sont quelquefois d'un usage difficile à expliquer. On ne comprend pas trop

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Fig. i55 et i55 bis. — Armes égyptiennes.

comment on employait celleqfti estreprésentée sur la figure 153 bis et qui est pourvue d'un manche à tête d'animal.

Les épées égyptiennes sont généralement assez courtes et quelques-unes méritaient plutôt le nom de poignards. Au reste, il y avait aussi de véritables poignards : on s'en sorvait en appuyant

l'épée

le pommeau sur la paume de la main fermée et en laissant passer la lame entre l'index et le médium.

Les poignards égyptiens sont quelquefois de la plus grande richesse. Le musée de Boulaq en possède un dont le catalogue

Fig. i56. — Arme égyptienne.

donne la description suivante : « Un poignard d'or et un fourreau également en or. Monument sans égal pour la grâce et l'harmonie des formes. Quatre têtes de femmes en feuilles d'or repoussées sur le bois forment le pommeau. La poignée est décorée de semis de triangles or, lapis, cornaline et feldspath, arrangés en damier. La

Fig. i5'j. — Arme égyptienne,

soudure de la lame au manche est artistement cachée par une tète d'Apis renversée. La lame est la partie la plus remarquable de ce magnifique monument. Le pourtour est en or massif. Une bande d'un métal noirâtre occupe le centre. Sur cette bande sont des figures obtenues par une sorte de damasquinure. D'un côté

Fig. i58. — Arme égyptienne.

est l'inscription : Le dieu bienfaisant, seigneur des deux pays, Ra-nebpehti, vérificateur comme le soleil à toujours. Cette inscription est suivie par une représentation très rare qui n'est pas exempte d'une certaine influence asiatique, celle d'un lion se précipitant sur un taureau. Quatre sauterelles qui vont en s'amincissant jusqu'à l'extrémité de la lame terminent la scène. De l'autre côté, on lit près

de la poignée : Le fils du soleil et de son flanc, Ahmès-Nakht, vérificateur comme le soleil à ^owjowrs. Quinze jolies fleurs épanouies, qui, comme sur l'autre face, se perdent vers la pointe, complètent l'ornementation. On voit quelquefois aux mains des rois d'Egypte une sorte de poignard recourbé. Cette arme, qui est un emblème de vaillance, avait reçu à cause de sa forme le nom de khopesh,

Fig. 159. — Un pharaon armé de la lance. (Bas-relief de Karnak

nom égyptien de la cuisse de bœuf. C'est une arme qu'on voit fréquemment dans la main des officiers et jamais dans celle des soldats. Nous en voyons divers exemples sur les figures 456, 467, 458. En général, on trouve dans les armées orientales des armes plus ou moins recourbi^es, tandis que l'épée droite domine à peu près exclusivement dans les armées de la Grèce et de Uome.

La lance et le javelot. — La lance des Égyptiens est d'une

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