L ARC
guerre et on les employait presque exclusivement pour la chasse. Du côté opposé à la pointe, on fixait généralement trois plumes pour diriger le mouvement de la flèche. On peut voir au musée égyptien du Louvre (salle civile, armoire H et vitrine U) une collection de pointes de flèches. Quelques-unes sont formées d'une triple pointe en silex, ajustée dans la fente du bois, ou fixée au moyen d'un mastic noir.
Les Égyptiens passaient pour être des archers fort habiles, et l'exercice de l'arc était un des plus estimés. La figure 469 montre des archers tirant ensemble avec une symétrie de mouvements qui
Fig. 170. — L'exercice de Tare.
montre des hommes très exercés. Sur la figure 470, on voit un jeune homme qui apprend à tirer de l'arc : un homme placé derrière semble lui donner des conseils et veille à la précision de ses mouvements.
Les flèches étaient contenues dans un carquois qui présentait généralement la forme d'un étui. Ce carquois était quelquefois, parmi les Égyptiens surtout, d'une grande richesse décorative [fig. 474, 472).
L'arc primitif des Grecs paraît avoir consisté en deux cornes jointes ensemble par une pièce droite placée au milieu de l'arme. Cette forme d'arc a persisté très longtemps, bien que les cornes aient été par la suite remplacées par deux morceaux de bois légè-
LA GUERRE
LES ARMES
rement recourbés. On peut en voir un exemple sur la figure 473. Il y a aussi une espèce d'arc qui, lorsqu'il était détendu, présentait
SM
Fig. 171 et 172. — Carquois égyptiens.
une forme demi-circulaire {fig. 47 i). C'est cette ressemblance de l'arc avec le croissant de la lune qui l'a fait donner pour attribut à
Fig. 178 et 174- — Arcs.
Artémis ou Diane, la déesse lunaire. Les arcs de ce genre apparaissent fréquemment sur les représentations d'amazones.
En dehors de l'époque homérique, les Grecs ne paraissent pas avoir