‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 18 sur 107 · PS · texte numérisé non relu

PS

ae et études 14,362 17 8

l et salle d'armes 3,365 10 3

manège 82,290 17 »

Qt de solde aux bas-officiers inva-

[es élèves du roi dans les collèges. 393,832 3 1

les élèves dans les corps 167,225 » \

les anciens employés 176,860 » »

— — de la Flèche. 10,350 » »

de la loterie. 29,400 » »

le l'abbé Vadelincourt 1,050 » »

{ère au sieur Dorigny, cession de

nents et gages 259,087 9 4

ons 18,523 9 »

le la loterie 1,600 » »

oute des élèves 17,471 7 6

ordinaires et extraordinaires . . 27,666 5 6

et logement du comptable. . . . 11,000 » »

A reporter 3,869,46640' 3<»

260 INSTITUTIONS D*ÉDUGATION MILITAIRE

Repart 3,869,466» lO-iW

Examen dudit compte 1,200 » •

Reprises 45,000 » •

Total DES dépenses 3,885,666» iO-OV

C Recettes. 7,116,840» 16- V^ Résultat. J Dépenses. 3,885,666 10 3

Excédant DE RECETTES. 3,231,174» 5" 11<>

En 1780, Tétat des revenus annuels donne la somoe de un million 556,126 livres, représentant celui d'o capital de 36 millions 893,875 livres» tant à 4 qi'i 5 p. 7o- — La dépense était évaluée à la somme de un million 499,881 livres.

En 1789, les revenus étaient de 2 millions 906,685 livres 17 sols 9 deniers, et le total des dépenses de un million 193,736 livres.

D'après ces détails de chiffres puisés soit aux Archiftf de la guerre, soit aux Archives impériales, on peut voir combien le génie financier de Pâris-Duvemey et de son collaborateur et successeur, M. du Pont, avait graoifib moyens d'existence de cette maison. Or, si on se reporte ei point de départ, on s'étonnera encore plus d'un parei résultat, qui permettait au roi de France, sans 8urdiaf|B pour l'État, de pourvoir à l'éducation d'un plus gnad nombre d'enfants pauvres. Les dédommagements que b roi avait accordés à l'École militaire pour rem(riaoer b produit du droit sur les cartes et de la loterie étaient Me d'équivaloir au bénéfice qu'elle aurait fini par en retirer. Et néanmoins, en 1780, sa situation était encore trèft*

•tisfilîsante et devait le devenir plus encore, ainsi que MIS Findiquent les chiffres pour Tannée 1789. Tel était e présent et tel était l'avenir qu'avait prévu Pâris- Iknferney avec cette certitude que peuvent seuls acquérir m pareille matière les êtres privilégiés.

M. le comte de Ségur, lieutenant-général et depuis maréchal de France, remplaça, le 23 décembre 1780, M. le prince de Montbarey dans les fonctions de ministre secrétaire d'État de la guerre.

Dix années de paix arrêtaient tout avancement; il Miit ouvrir de nouveaux débouchés aux jeunes gentilskemines des écoles militaires et autres, qui étaient bien mtreints dans le choix d'un emploi ou d'une carrière. Toi» les abords s'encombraient ; chacun voulait garder tes prérogatives, et on conçoit combien devaient être pandes à ce sujet les préoccupations du roi et du ministre. Le gouvernement était alors essentiellement monarchique 6t aristocratique; et, cependant, de tous ses droits, la nobktte D'en avait conservé bien réellement qu'un seul, edai de porter les armes. La loi devait donc soutenir ce droit tant qu'il ne serait pas officiellement déclaré incom- . futible avec le bien de l'État ; beaucoup de jeunes gens do tiers-«tat arrivaient aux sous-lieutenances par le iBOjeD de certificats de complaisance; les inspecteurs gêné- MX des armées s'en plaignaient chaque année. Et quand Louis XVI, en 1781, rendit plus rigoureuse l'exigence des preuves de noblesse, en exceptant cependant les Ui des chevaliers de Saint-Louis, chacun l'accusa de ^^^Miioir reconstruire l'édifice que cherchaient à ébranler oeoi mêmes qui devaient être écrasés par ses débris.

On ne tint pas compte à M. de Ségur d'avoir réservé pov la jeunesse du tiers-état des places d'officiers dans ki troupes légères. M. de Ségur voulait qu'on ouvrit Im portes à tous, qu'on entrât dans une voie nouveUe» M qu'on donnât de suite ce qu'il faudrait bientôt oonoéder. Le conseil ne voulut pas entrer dans les vues du miniatre, de là cet ordre de 1781, qui fait dire à Henri Martin: 9. Bourgeois et sergents se souvinrent de l'offense faite à la roture quand ils se donnèrent la main aux pieds dai murs de la Bastille, d

On n'avait pas encore cherché à pourvoir au sort des enfants des soldats invalides, qui périssaient souvent pir l'impossibilité oh se trouvaient leurs pères de les élever. 1^ roi et M. de Ségur, voulant réparer cet oubli, établirent à Liancourt, généralité de Soissons, une école oà devaient être reçus les enfants de soldats invalides ou de soldats retirés dans leurs provinces avec pension.

Cette école reçut le nom d'école des enfants de l'armée, et M. le duc de la Rochefoucaull-Liancourt, grandmaître de la garde-robe^ en fut nommé inspecteur généfil. Il devait, de concert avec M. le gouverneur des Invalides, choisir les plus sains et les mieux constitués parmi les orphelins d'abord, et ensuite parmi ceux qui étaient les plus dénués de ressources ; à défaut de ceux-ci^ on choisissait les enfants de soldats de toutes armes, toujours es donnant la préférence aux plus pauvres.

Un capitaine et un lieutenant, choisis par le gouverneur des Invalides et l'inspecteur général parmi les ofBden invalides ou retraités, avaient sous leurs ordres 2 sergentSi 4 caporaux et 10 bas sous-officiers invalides. Le roi

LITRE SEGOKD 26S

leeorda 8 sols par jour ou 146 livres par an pour chaque Biânt, et indépendamment de cette solde il était alloué au mnplet de 100 élèves un supplément de 2 sols par jour «I par élève pour pourvoir aux dépenses de toute nature, eeqm formait un total de 18,000 livres. On enseignait à ces enfiaints à lire, à écrire, à compter et surtout un fliétîer utile à Tarmée. A Tâge de seize ans , chacun de co élèves devait être incorporé dans l'armée pour y servir boit ans, et, pour prix de leur engagement^ les corps qui ks recevaient devaient payer la somme de 100 livres, Amt 50 versées à la caisse de l'administration de l'école ; In 50 autres livres étaient destinées à la dépense de leur Millenient et de leurs frais de route. L'inspecteur générri devait rendre compte chaque année au ministre secréiiire d'État de la guerre de l'état de rétablissement.

L'uniforme se composait d'un habit-veste et culotte en tricot bleu de roi, revers, collet, parements et doublures de même couleur, de boutons blancs portant l'empreinte d*une fleur de lys entourée de ces mots : Enfants de V armée. Le chapeau bordé de laine noire.

' Un gentilhomme irlandais, M. le chevalier de Pawlet, avait pris l'avance depuis plusieurs années. Il pensait qu'il était d'une saine politique de prendre soin des rejetons des anciens militaires de tous grades et de toute classe, et des enfants surtout dont la misère était le fruit du constant attachement de leurs pères à la patrie. Il trouvait, en outre, que la création de l'Ëcole militaire n'avait pas complètement atteint le but en en restreignant les avantages à la seule noblesse. Il fit, en 1777, la rencontre d'un jeune enfant, fils de militaire, tt qui, depuis

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quelque temps, n'avait d'autre asile que le bois de Vincennes. Cette circonstance le détermina à venir au seooun de cette classe d'infortunés, et à former un établisseiMOt permanent en leur faveur, ne voulant pas se borner à un simple acte de bienfaisance onéreux. Il résida d'abord près de la barrière de Sèvres, puis rue Popincourt, fini* bourg du Temple. Il reçut dans sa maison des enfants de toutes classes, et plusieurs portant des noms distingués. Sa fondation prospérait et attirait l'attention. En datedn 1^' août 1783, M. Amelot répondait à madame la comtesse d'Âdhémar : < Je viens, madame, de répondre i M. le contrôleur général, au sujet de l'établissement de M. le chevalier de Pawlet. Je cx)nnais l'utilité de cet établissement et je serais très-aise que les circonstances permettent à M. le contrôleur général de proposer au roi les encouragements qu'il mérite. 9( Archives deVEmpin.) Par un règlement du 7 septembre 1788, le roi prit sous sa protection l'école composée de 200 élèves, et soutenue par M. le chevalier de Pawlet, à laquelle il avait déjà accordé un secours annuel. Les élèves furent appelés Orphelins militaires, et à peu de détails près, aasiiniMf aux enfants de l'école de Liancourt. Tous restaient dans l'établissement jusqu'à l'âge de seize ans; ils formaient deux divisions, la première recevait les fils d'anciens officiers, chevaliers de Saint- Louis, nobles ou non-noUee; la seconde, les fils de bas-officiers ou soldats encore lO service ou retirés à l'hôtel des Invalides. À partir de TAgB de seize ans, ceux de ces enfants qui n'avaient pas b vocation militaire prenaient un engagement de doq années, pendant lesquelles ils pouvaient se perfectioouer

il dans les sciences, soit dans quelque métier, suivant jon dispositions. Ceux qui entraient dans l'armée preéeiil un engagement de huit années.

Après le temps d'apprentissage, on établissait trois Aégories : La première, de ceux qui avaient atteint le oiot de perfection; la deuxième, de ceux qui donnaient ce sujet des espérances motivées; la troisième, de ceux eh part desquels il n'y avait rien à attendre.

Les premiers obtenaient leur congé; les seconds, desinés au service et après avoir pris un engagement de iiit années, pouvaient néanmoins rester à Paris pour se perfectionner; ils étaient obligés de rendre compte de Iflor conduite privée et de prouver au chevalier de Pawlet fi'Os vivaient de leur travail ; ils devaient, en outre, les «boandies et les fêtes, se présenter à l'établissement pour assister à tous les exercices. Les troisièmes étaient incorporés immédiatement dans des régiments. Ceux qui K conduisaient mal dans la deuxième classe étaient assi- Qûlés à ceux de la troisième.

Le chevalier de Pawlet avait sous ses ordres 24 officiers H 10 bas-officiers pris parmi ceux qui étaient retirés lu service. Les élèves employés à la surveillance et pre- ^t du service, y comptaient depuis l'âge de seize ans. liais il fallait qu'ils fussent entrés dans la maison à l'âge ^ dix ans. La préférence était donnée aux fils de chevaliers de Saint-Louis ou de gentilshommes composant la Ptttnière division: leur rang de sous-lieutenant datait du jour où ils avaient commencé à remplir ces fonctions ^ surveillance. Ceux de la deuxième division, qui, par ^r bonne conduite, avaient obtenu des grades de bas-

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officiers^ avançaient militairement comme s'ils été dans les régiments.

Toutes les propositions étaient faites par M. le chevalier de Pawlet, qui présentait un rapport tous les trois mois.

L'uniforme était: habit de drap bleu de roi, paremenli de même couleur, collet écarlate, doublure verte et cuktte blanche, boutons blancs timbrés d*un enfant nu derrière une pile d'armes entouré des attributs militaires et des arts, surmonté d'une couronne royale. Les officiers et bisofficiers portaient le même uniforme avec les épaulettesd marques distinctives de leur grade. Toutes les dépenses étaient sous la direction du chevalier de Pawlet.

Cet établissement, vraiment philanthropique, mais on peu compliqué dans sa nouvelle constitution, était eofii sanctionné par une main royale; il formait un oontrasie frappant avec les autres institutions. Et c'est à ce eontnsie qu'il dut d'être épargné, ainsi que l'institution de Liincourt, par le gouvernement révolutionnaire.

En 1786, il n'était encore que subventionné par le roi, et nous avons anticipé sur les événements pour ne pis avoir à v revenir.

Ainsi, en 1787, douze écoles de province, une éeok spéciale de cadets-gentilshommes réunissant qiidqws jeunes nobles riches et bien élevés et les meilleurs élfefes des douze écoles, un établissement officiel à Lianoourt pour 100 enfants de soldats, une institution privée oii oo homme bienfaisant recueillait les enfants pauvres des tùr litaires indigents avec subvention du roi, tel était Téist des institutions d'éducation militaire en France. Pdanjo vint-on y apporter encore une grave modification?

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