‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 21 sur 107 · Praslin, Tabbé Terray, Bourgeois de Boynes · texte numérisé non relu

Praslin, Tabbé Terray, Bourgeois de Boynes

sous Louis XIV.

artine, maréchal de Castries, comte de Montmorin,

e la Luzerne, comte de Claret de Fleurieu, vice-

Thévenard, baron de Lessart, comte de Molle-

oomte du Bouchage sous Louis XVI.

os nous arrêter. Tout ce qui suit appartient période de cet ouvrage, qui traitera néc^-

toutes les écoles militaires depuis 1793, essayées, des idées qui courent sur ces ques- 1 de la situation des autres pays par rapport 9t. Nous donnerons nos idées personnelles, en redresser quelques-unes qui paraissent 3US tâcherons enfin, aidés par une longue t si nos forces ne nous font pas défaut^ de mvrage historique et critique liant le prété, offrant un ensemble, ayant une con-

but.

ci quelques mots qui seront en même temps et d'un regret et de notre sincère recon-

hèque et les Archives de la guerre sont des sables : le travail y est facile, encouragé nonr Son Excellence le ministre de la guerre et

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toujours solitaires? Pourquoi les jeunes officiers ne vieih nent-ils pas y puiser des matériaux qu'ils ne trameront pas ailleurs et qui leur permettraient, en utiliai les loisirs des garnisons, d'apporter àcetteridiecollecM militaire un tribut dont il leur serait tenu largemal compte?

Qu'ils nous permettent donc de leur dire : Jeunes i vieux soldats de la France, travaillons, apprenons toijours; les jeunes, pour pouvoir au moment de la moon jeter leurs livres et saisir plus fructueusement la faadhi les vieux, pour ne rien oublier et transmettre leurs «é venirs.

Travaillons, car la fermeté et le courage qui sont forces de cette sublime machine créée à Timage de seraient insuffisants, si le sentiment moral et la n'en étaient pas le modérateur le plus puissant et legnià le plus fidèle.

e conseil de Paris- Du verney^ le véritable fondateur,

5 roi, de ITÉcole militaire de Paris, Louis XV, dans son

janvier 1751, ordonna qu^une marque particulière

rait désormais chaque élève sortant pour entrer dans

ment avec le grade de sous-lieutenant.

"oix des ordres réunis de Notre-Dame du Mont-Carmel

teint-Lazare de Jérusalem fut choisie. Était-ce un

teint ou de peu d*importance? Ëtait-ce un simple dé-

oiforme plutôt qu'une décoration ?

l'avons encore vue fièrement portée aux écoles pré-

res militaires de Saint-Cyr et de la Flèche par d'anciens

\ (1) chargés de veiller sur nos jeunes années, mais

i pouvions alors nous rendre compte des causes qui

it placée sur leur poitrine entre les croix de Saint-

ï de la Légion d'honneur.

ce que nous avons eu à rechercher pour compléter

iments relatifs à l'histoire de nos institutions militaires

tion.

I. le^ capitaines de Labroasse et Delpy de la Rocbe. Le prêtée de l'école militaire de 1 â , entra à la coaip ie des

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OU neveux d'officiers généraux ou supérieurs de mer Uenéi ou tués pour le service du roi, mais aussi de s'astarar pour le présent et l'avenir de leurs dispositions sb la suivant des le jeune âge jusqu'au moment où ils mth teraient sur les vaisseaux (i).

Il fut donc décidé qu'on réserverait à ces enfinb m certain nombre de places dans les collèges d'Alais et de Vannes et que les gardes de la marine et do amiral seraient supprimés.

Les élèves d'Alais et de Vannes formèrent la classe; après examens, ils passaient à la seconde eu même temps que les jeunes gens qui y arrivmot ftf le concours direct, et tous y continuaient leurs jusqu'au moment oii^ passant dans la première, ih répartis sur les escadres. Les élèves étaient donc, i leur âge et leur instruction, répartis en trois dassea; tf d'après le principe dont on ne devrait jamais fféUÊÊt surtout pour les carrières où l'abnégation et le déwM ' ment sont d'obligation absolue, on avait enfin école péparatoire soit dans les collèges soit au dehors, école flpé^ cialedans les ports et école d'application sur les ?ûflM0 et en mer. Cette combinaison était excellente. L'attiMÉ n'eut plus auprès de lui qu'un capitaine de vttsseav Mi

(1) Ces enfants furent -Ils bien choisist Kruki de institution dans ses résultats, on doit toujours s'assurer que ce a été l'objet de la plus vive sollicitude. Faut-fl croire èe dans un mémoire sur les i ancien professeur d'anglais

<« on reçoit des enfants depuis 10 ans Jusqu'à 15 et J ff à peine lire et écrire, et, on général, les élèves sont pour La pl^irt « des sujets dont les parents ne pouvaient rien faire ches eux. >

( Archives de im wmrifu).

\ écoles de Vannes et d'Alak, la alew T^riMf» ais à l'une de ces écoles. « A Yanneiy M^ iepuis 10 ans Jusqu'à 15 et IS; tevM W0ÊÊF

UmB SECOND 5i5

fKtre oflficîers» ooostîhiant iio état-major sans troupes. Si l'amiral arrivait dans un port, les élèves faisaient le awice auprès de lui.

Les eiigeooef d'admissioi correspondaient à celles de r«doDDance de 1781 pour les écoles militaires déjà dans un précédent chapitre ; une pension de 600 liétût exigée des familles.

Gooune atténuation de ces exigences qui avaient nl6¥é tant de récriminations, et pour ne laisser en aucune vocation, les mêmes ordonnances de créèrent» pour les fils de gentilshommes, de souspde vaisseaux, de négociants riches, d'ar- , de capitaines marchands, et enfin de gens it DcMement, une classe d'aspirants volontaires de hWÊmnoe, divisée en trois degrés cmnme celle des élèves, •fftegeant l'éducation de ceux-ci sur les vaisseaux et Iflrtin^ à fournir des sujets pour ce nouveau grade de oi»-fieutenant.

M. Bezout étant mort en 1785, Monge, déjà célèbre, nt désigné pour lui succéder, et devint examinateur des 9èfw de la marine. Devant cette nature franche et loyale leoaieDt échouer toutes les prétentions qui n'avaient pour base que Tillustration de la naissance. Aux observations du maréchal de Castries, que la cour accablait de récla- ■tttions, Monge répondit simplement et avec calme : « M. le maréchal, vous êtes libre d'admettre qui vous ^Mdna en supprimant en même temps les honorables inetions que vous m'avez confiées. >

Monge refusa de composer un nouveau cours de mathéittrtiques; il eût privé ainsi la veuve de Bezout du revenu

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L'ordre de Saint-Lazare n'avait primitivement marque distinctive. C'était alors la seule association hospililière qui existât.

Plus tard, au temps des croisades, chaque ordre se diitingua par une croix de couleur et de forme différentes. Lei chevaliers de Saint-Lazare adoptèrent le vert (sinople) conleor de Tespérauce. Ils voulaient peut-être narguer ainsi les Santzins, leurs constants adversaires, qui prétendaient que nd homme ne pouvait porter les couleurs du Prophète et de ses descendants.

En 1624, quatorze pages, tous d'extraction noble, neçiirent la croix de minorité, à la condition de faire leurs voem lorsqu'ils auraient atteint l'Âge fixé par les statuts. PArii- Duvemey rappela certainement cette circonstance, quand il fit choisir cette croix pour en décorer les élèves de rËoob militaire de Paris à leur entrée dans les régiments.

Philibert de Nérestang et ses deux fils aines, ses sncoeiseurs comme grands-maîtres, tombèrent tous les tnHS sur b champ de bataille.

Le dernier fils les remplaçait en i644.

Avec de telsgrands-maitres, Tordredevait prospérer. Am en 1666, avait-il pris une véritable importance. Achille de Nérestang, quatrième du nom, voulut donner à ses jeûna chevaliers l'occasion de rendre des services particuliers.

Le régiment de Nérestang était passé en d'autres niainib Devenu Chapes en 1611, puis Bourbonnois, il comptait au nombre de ceux qu'on appelait Petits- Vieux.

Le grand-maitre eut d'abord la pensée de demander au ni la permission de lever, aux frais de l'ordre, un nouveaux^ ment commandé par des chevaliers et dans lequel les plm jeunes et les novices auraient appris le métier des armes.

Mais il préféra rentrer dans l'esprit des- vœux de Votàtê en faisant des armements de mer. Deux vaisseaux, l'unli Notre-Dame du Mont-Carmel , l'autre le Saint-Lazare, fursDt armés en 1666. Le pavillon était celui de Tordre. Us forent

APPENMCB 3ff

r dm cbevtliers, qui fournirent pluMurs eouraes

Her de Cioé, chargé d'une i i du roi, ftit tué

ne de quart après avoir oré un corsaire

» États de Bretagne prier Foi d'agréer un

000 écus et d'accepter la g la t de la pro-

, le grand-fliattre prit lui-même le commande-

'escadre, qui comptait alors dix frégates. Le pa-

Kdre ftit bientôt redouté et les corsaires n'osftrent

iMve.

le Nérestaog se démit de ses fonctions le 16 jan*

sil de Tordre pensa peut^tre que la place des ■eelang ne pouvait plus être occupée que par le roi oar il pria Louis XIY d'unir la grande*ma!trise à eet d'agréer la nomination ' de Louvois comme téraL Le roi accepta la proposition relative à son ^émettant à im autre temps pour répondre & la preude.

la période militaire de l'ordre.

d'Aix-la-Chapelle réduisit & la même époque les

1 TînactioD.

rent alors les écoles militaires et de marine dont I parlé, ou plutôt donnèrent plus d'importance à s avaient fondées deux années auparavant, second'une manière fructueuse les efforts de Colbert i;énération de l'éducation maritime. Cette colncisé jusqu'ici inaperçue. Cette deuxième période de peut-être moins brillante que la première, mais t pas moins utile à TÉtat : les plaisanteries de ^n et même de madame de Sévigné sur le marquis let sa grande-maltrise ne peuvent ni ne doivent la I apprécier, es chevaliers n'oubliaient pas cependant que le

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premier but de leur association était de soigner les lépran: « Homines ante mortem extinciù » Aussi ils fondèreut, en URi près d'Orléans, l'hôpital de Saint-Mesmia sur la Loire.

Les 400,000 livres de rentes que possédaient les ordm réunis devinrent, en outre, une source de récompenses poor les vieux officiers.

Un arrêt du roi, du 27 février 1672, maintint les chevalin dans leur qualité de messires, qu'on leur avait disputée ci Bretagne.

La croix de chevalier de ces ordres était vivement reGlM^ chée par tous les ofliciers de l'armée. Louvois, grand-vicûn de Tordre, mourut en 1691. Ce ne fut qu'en i095 que le ni donna la grande-maîtrise au marquis de Dangeau, qui veib avec une extrême sollicitude à tous les intérêts de l'ordre rt éleva dans son école beaucoup d'enfants pauvres de la i»blesse militaire. En créant plus tard des écoles pour lesannAi de terre et de mer, on ne fit que suivre son exemple, ta derniers moments, en i720, furent adoucis par le rapport qui lui fut fait de la conduite de Roze^ Tun de ses chevalien. On sait que cet officier resta constamment aux côtés de monseigneur de Belzunce pendant que la peste sévissait ii cruellement à Marseille.

Leduc de Chartres, le duc de Berry et le comte de Proveoo^ depuis Louis XYIII, furent successivement les derniers grande maîtres.

De 1760 à la suppi^ssion de tous les ordres de chevaleriei la croix de minorité des deux ordres réunis et plus tard la cnû séparée de Notre-Dame du Mont-Carmel furent ou la distin»' tion ou la récompense accordée aux élèves sortant des écokf militaires en conséquence de différents édits^ règlements oi ordonnances dont nous avons fait mention & leurs dates.

Tant que Tancienne monarchie fut debout^ les chevalifli* restèrent fidèles à leur devise: 9 Atavis et Armù,.. »

En 1814, les survivants reprirent leurs insigneSi mais Louis XVIII ne nomma plus de chevaliers. On pensa, dit-oot

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