OLBS DE U RÉPUBLIQUE ET DU PREMIER EMPIRE
Qaem dixere chaoe.
Otidb.
«. — > Convention nationale. — La RéTolation et l'édocation pnlae. — Élèves de Popincoarty orphelins de la patrie, ancienoe litation Pawlet; le citoyen Sachet directeur provisoire; décret fi juin 1793 ( tS prairial an 1) poar la répartition des élôyes Popincoart dans les écoles militaires; décret du 38 juillet 1798
thermidor an I) suspendant Teffet du précédent. — Instituas de Liancourt et de Bourdon de l'Oise. — Divers décrets port création ou suppression d'établissements d'éducation publique, 80 mai 1798 (il prairial an II) au ti octobre 1794 (80 vendélire an III). — Buonaparte nommé chef de bataillon, 21 déobre 1793 (S nivAse an II). — Décret de création de l'école traie des travaux publics, 11 mars 1794 (91 ventôse an II). — ation de l'école de Mars et organisation du camp des Sablons, juin 1794 (18 prairial an III); commandement du général Barbe; rôle politique de l'école de Mars; arrestation du général iéche, son remplacement par le général Ghanez; rapport de fton^Morveau sur les résultats et la suppression de l'école de rs, 28 octobre 1794 (28 brumaire an III); décret de suppression l'école de Mars et levée du camp des Sablons. — Création de oie nationale aérostatique de Meudon; ses résultats, 28 juin 4 ( 5 messidor an II ). — La Convention et l'armée; instruction
officiers; mode d'avancement et de remplacement; obligation ;>osée aux officiers de savoir lire et écrire, décret du 15 fé- BT 1794 ( 27 pluviôse an II ). — Renaissance de IHnstruction pupie ; créations diverses d'institutions d'éducation civiles et mi- II. 1
DEPUIS 1789 t
vroseï la (ir[)('iisc par cieve ae uuo livres i: sois o u
11 fallait l)ien calomnior le bicnlaitour apivs lu
, i, retiré tout secours. (Archives impérial
Le 18 juin 1795 (50 prairial an I), Lakanal, \
du comité d'instruction publique, faisait un rapp
Convention sur les écoles militaires. Âpres s'êti
dans son préambule contre les premiers motifs (
création, il ajoute qu'étant maintenant consacrées i
cation des enfants des citoyens armés pour la
elles doivent être mises sous la protection de la nati
qu'à ce qu'elles soient remplacées par l'éducation r
caine que la Convention se propose d'organiser.
La loi du 8 mars 1795 (18 ventôse an I) ordoi vente des biens affectés à l'instruction publique, à i tion du local, des établissements et de leurs jardins nal présentait donc à la Convention un projet de tendant à appliquer aux écoles militaires les disp de cette loi.
Ce décret, adopté par la Convention le 11 juii (25 prairial an I), appliquait donc les dispositioi
i.r .1-. n Mmi\w \ 1»^ i •••- • i wfc. -•
WiM PRBMIEH 7
nbfiqae, les élèves de Popincourt sans fortune et dignes de cette iâveur.
décret du SB juillet 1793 (iO thermidor an II) vint I reflet du précédent et prescrivit de pourvoir à de Téoole de Popinoourt (ci-devant Pawlet), I surveillance du ministre de la guerre. En date du ; 1793, Lakanal lui écrivit pour connaître la situa- 6 cette école, situation sur laquelle il avait été dùédifié au commencement du mois. Bouchotte s'était, fet, entendu avec le ministre de Tintérieur pour ler conjointement deux commissaires, qui, en raison eret du 11 juin, devaient recevoir les enfants de Po- QrC après appel &it de chacun d'eux et vérification fets à leur usage.
I deux commissaires avaient rempli leur misôon réà une simple inspection, et leur rapport donne la mesure des soins que recevaient ces malheureux endepuis le dépari du chevalier de Pawlet, sur lequel xnpressa de rejeter tout le mal, quoiqu'il eut quitté mce depuis dix mois.
itre autres détails, le rapport contenait ce qui suit : |uelque chose a pu nous dédommager de Pair infecté on respire dans cette maison, ça été le spectacle mdrissant de cent enfants qui , par leurs regards I et inquiets, semblaient nous demander si nous dons écarter d'eux les privations dont, au premier ip d'œil, il est facile déjuger qu'ils sont environnés, us avons remarqué qu'un grand nombre d'entre eux mraient les doux noms de père et de mère, et en nparant l'âge de ceux-ci avec le temps qu'ils habi-
8 INSTITUTIONS d'éducation MIUTAIHE
c tent la maison, il est facile de se persuader qa'ib obI « été jetés, des leur plus tendre en&nce, dans cet asile 4É c la scélératesse du ci-devant chevalier de Pàwlet se muic feste de toute part ; nous avons été étonnés d'y trouver c le fils d'un député de la Gonvendon nationale. Cet » c fant est dans la maison depuis deux ans. Dirais qofll-
< ques semaines ils avaient des cuillères ; avant ce teopi^ c les élèves entouraient d'immenses chaudières pleinesà c soupe et d'autres aliments qu'ils mangeaient avec len
< mains, et se désaltéraient à l'aide d'un seul vase àt j
< plomb à une citerne établie dans l'intérieur dece réC»
< toire. Leur instruction était nulle et ils comnmoH
< quaient avec les soldats. » {Archives impériaki.) Telle était la position de ces orphelins de la patrie. Li
règlement du 7 septembre 1788 (l** période, \rm% chap. VI, page 264) , organisant l'école du dievalierds Pawlet , répond victorieusement à toutes les calomiMi dont il était l'objet. La Convention seule, ou plutôt «i agents, avaient à répondre de l'affreuse position ftiteics malheureux enfants (1). y
L'école de Liancourt continuait à fonctionner dans M conditions ordinaires , ainsi que l'institution de LéoiHrf Bourdon, dont les élèves, s'associant au célèbre Pririb après la cérémonie de l'enterrement de Marat, joutnot devant le peuple une pièce en trois actes. (Mmtam)*
(i) On retrouve ces orphelins de la patrie aux ftinéniUea da llMit Dans l'article VI du décret de la Convention, il est ordonné qu'on détor chement des orphelins des défenseurs de la patrie y aaaiiteroBl ^ qu'un détachement de Técole de Mars. Us devaient être placés eokn h Convention nationale et le groupe des blessés de toutes les
(ifofuYnr).
UTRE PREMIER 9
bGttmnUoii nationale ait d'abord arété Rciess élèves du dievali * de Pi it
Ini les écoles militaires, t :
D en maintenant cette ioi I lasecti
0ewt , et la mettant si eillance du
le la guerre. C'était un [>remier et prononcé i^éodes militaires. Au reste, rien n'était bien résolutions de cette assanUée, qm ne conceri la défense du pays, étaient presqu'à diaquft fois s par les manœuvres des hommes dont le but Éidait à fiûre table rase pour reconstruire à nouprès leurs vues. Ces trois écoles, Popincourt, t et Bourdon ne pouvaient pas les gêner; car ooes populaires cadraient parfaitement avec les B des novateurs.
I mai 1793 (il prairial an I), quelques jours I installation aux Tuileries, la Convention déciles écoles primaires seraient établies dans tous les )t la population s'élèverait de 400 à 1 ,500 âmes, loût (22 thermidor an 1), toutes les académies et ittéraires patentées et dotées par la Nation étaient ^. Le 9 septembre (23 fructidor an I), les écoles s subissaient le même sort ; celle d'Auxerre était 'ement conservée comme établissement d'instruclique jusqu'à rorganisation définitive.
e devait être cette organisation? Nul ne le savait out dépendait du cours des événements dont les se diversitiaient de minute en minute. On avait B couronnement, sapé l'édifice et détruit les fon-
10 INSTITUTIONS d'ÉDUCATION MILlTiURE
Mais une étoile paraisssdt à lliorizoD. NArain BuoNAPARTE (1) veoait de faire son premier pas et de p» venir au grade de chef de bataillon le 21 décembre iW (2 nivôse an II).
Le il mars 1794 (21 ventôse an II), la ConveDikmft
(1) Bonaparte ne supprima \% seconde lettre de son nonij fpiB |adant sa première campagne d'Italie : « Il n'a eu d'antre moti( A a Bourrienne, que de conformer l'orthographe à la pronondatiflB < « d'abréger sa signature. Il signait encore Buonapabti après kh* « meuse journée du 13 vendémiaire. » (Mémoires de Btmrrieime.)
Au sujet du nom de la famille de Buonaparte, on lit dans nneUfti adressée à M. Charles de Buonaparte, père de l' Empereur, par M. dl^ , zier de Sérigny^ ainsi que dans la réponse^ des détails très-intéresHlk
« Votre nom est constamment éciit dans les actes, même diHMft
« arrêt de noblesse (1771) , sans être précédé de l'article de^ cependol « vous signez de Buonaparte.... » — « La république de Gtaei^ àt^ « 200 ans environ, répond M. Charles de Buonaparte, a donné à Mi « ancêtre Jérôme le Mire d'EgregiumHieronymum de BxjùKàPàxnitA <( article a été omis, n'étant presque pas d*usage de t'en sertir « (( Italie. ».... « Le même arrêt de noblesse de 1771, ^oute 11. d*HoBtf| c( donne à votre famille le nom Bonaparte, et non Buonaparte. Ne doit- ((je pas me conformer, pour l'orthographe de ce nom, à celle dndil | ce arrêt de 1771. »
....« L*orthographe de mon nom de famille est celle de Biioiiapirti.i
a Je n'entends rien. Monsieur , à l'explication de voa armes, tdb
qu'on la lit dans votre inventaire; il faudra me les envoyer peinlei....i (( —J'ai l'honneur de vous envoyer les armes peintes telles que vonte
(( désirez... » « Enfin, comment faut-il traduire en firançais le noa
« de baptême de M. votre fils, qui est Napoleane en italien... » .... «Is fc nom Napoleone est italien. » {La Liberté j 18 décembre ItM)*
Le 15 avril 1768, Louis XV rendit le décret de réunion de la Coin k la France. Pour être agrégé à la noblesse fhmçaise, M. GbiriM ^ Buonaparte fut obligé de faire les preuves exigées, quiremontèreakà François de Buonaparte, dixième ascendant de Napoléon I** Tivint ■ xvi« siècle. Les armoiries de cette famille sont : de gunim à étn barres d'or accompagnées de deux étoiles. L'une en chef, tautre etifML L*arrêt confirmant en France la noblesse des Buonaparte date de 1171^ comme le nom y est orthographié tel que TEmpereur l'a signé depû sa première campagne d'Italie, il est probable qu'il a plnlM vonliyM supprimant Tu, le rendre tout-&-fait français qu'abréger sa signatin' L'Empereur n'aimait pas qu'on lui parlât italien. M. de Lnchestaif envoyé extraordinaire de la Prusse et Toscan d'origine, cmtto faire en haranguant en italien le premier Consul, qui ne le lui pV' donna pas.
m effort en faveur des hautes études par la créaéoole centrale des travaux publics, restée qudque 'état de projet. Nous aurons à en parier plus tard, juin 1794 (13 prairial an H) , Barrère, au nom é de salut public, montait à la tribune et lisait à la ioD un rapport relatif à la création d'une écde , création certainement éphémère , mais venant \ par sa base et sa constitution tous les instincts ^nnaires. La patrie avait été déclarée en danger, rention^ énergiquement secondée par le colonel te, ministre de la guerre, et Pille, général de bri- Q successeur, faisait de suprêmes efforts pour suflîtuation ; elle jetait dans la balance tout Tor et le la France. La réquisition venait prendre dans leurs is les jeunes gens aussitôt que l'âge à peine suffisant ivé. Il fallait en même temps utiliser ceux que la mvait pas atteindre et qui cependant étaient déjà 3 ou trop illettrés pour profiter, dans les quelques encore en exercice, des leçons bien troublées par js l'instruction élémentaire se complétait alors. 1 avait des soldats, dit M. Thiers, en parlant de la de l'école de Mars ; il fallait des officiers. On l'école de Mars; des jeunes gens choisis dans » provinces se rendirent à pied et militairement Campés sous des tentes au milieu de la plaine Ions, ils devaient s'y instruire rapidement dans es parties de l'art de la guerre et se répandre dans les armées. » L'éminent écrivain, trop iu drame qu'il avait à peindre, ne pouvait s'atur les détails.
12 INSTITUTIONS D*ÉDUCAT10N MILITAIRE
Par ecDception seulement, cette école devait fourair des hommes dignes du commandement.
c Tout doit se ressentir , s'écriait Barrera , de Timpulsion donnée à tous les esprits et du mouvement mprimé à tous les travaux. Alors toutes les institution anciennes sont brisées et anéanties; les établissemeob nouveaux ne sont bons qu'autant qu'ils partidpent à h rapidité de la Révolution et prennent le caractère impé tueux qui leur appartient
c II s'agit bien moins de raisonner que de faire... Li Révolution a aussi ses principes ; c'est de tout hftter pour ses besoins ; la Révolution est à l'esprit humain ce que b
soleil d'Afrique est à la végétation Ne croyez pas que
notre projet se borne à ne faire que des militaires ; quiMqoB cette éducation précoce ait le double objet de former en même temps des officiers, des soldats, des ingénieurs et des cavaliers , des artilleurs et des commissaires des guerres, elle a encore l'avantage aussi précieux de fimner de jeunes citoyens à toutes les vertus républicaines. »
Barrëre promettait donc de magnifiques résultats dans son discours, qui devait faire sourire les hommes pratiques siégeant sur les mêmes bancs. Était-ce ignorance de b matière de la part de l'ancien avocat de Tarbes, ou bien sous l'éclat de ses phrases plus brillantes que solides voulait-il cacher le but de ses collègues Robespierre (1)i
(1) On ne saura jamais qu'imparfaitement les mystères de m tion; on doute qu'il ait eu jamais un confident admis à connittie M arrière-pensées; son Âme vivait solitaire, et la retraite de sacooicience semblait n'être éclairée que par les torches des furies et par la lugubres oscillations de leurs lueurs.
{De la Révolution françaite, Necker, !•' vol.)
Saint -Just, dont il n'était pas encore
itrait peu courtois à l'égard de l'ancienne ■e, d'où peu d'années auparavant était sorti lequel tous devaient bientôt baisser la tête. 3 royale, ajoutait-il, il fallut élever avec les peuple un grand édifice, qui témoigne de u maître qui le fit bâtir. Pour l'école révolue Mars, il ne faut que la plaine des Sablons, des canons et des armes. > Etait-il possible [uelques mois à faire de l'agglomération de mes gens de 16 à 17 ans, choisis de préfépolitique dans les classes les plus infimes^ des tentes dans un camp palissade, un corps istruit et renfermant dans son sein nons soldats formés et dignes de l'épaulette, i cavaliers, des artilleurs, des ingénieurs et ires des guerres?
volutionuaire peut bien détruire en quelques e des siècles, mais quand il veut créer d'une e , il doit toujours revenir aux règles ordi-
ure, quand on veut la forcer dans sa marche,
îlle-même et s'immobilise.
vouable et plausible de cette création se
que comptaient faire de cette force armée les hommes qd tenaient alors entre leurs mains les destinées de k France.
L'école de Mars^ instituée sous le r^ime delaTemv» demande à être étudiée; et elle Ta été soignemeoMË d'après le livre d'ordre (i) qui nous a fait vivre pour un dire de la même vie à laquelle étaient assujettis ces jeaDS élèves. Elle était à l'école de Paris ce que la RépoUiqDe était elle-même à la Royauté.
Telle était la teneur du décret de la Convention rdilif à la création de l'école de Mars :
€ La Convention nationale, après avoir mtenda h
< rapport du comité du salut public, décrète :
< Art. 1"^. Il sera envoyé à Paris, de diaque dislriet
< de la République, six jeunes citoyens , sous le non « d'élèves de l'école de Mars , dans l'âge de 16 à i7 au <K et demi, pour y recevoir, par une éducation révolutioB-
< naire, toutes les connaissances et les moeurs d'un soUtf € républicain.
« Art. 2. Les agents nationaux des districts ferait,
< sans délai, le choix de six élèves parmi les enfimbdes € sans-culottes.
a La moitié des élèves sera prise parmi les enfenfs des
< citoyens peu fortunés tués dans les combats ou qoi
< servent dans les armées de la République.
< Art. 3. Les agents nationaux choisiront les mietf c constitués, les plus robustes, les plus intelligents etqoi
(1) Archives historiques^ dépM de la guerre.
nt donné des preuves constantes de civisme et de Mme conduite.
c Art. 4. Les élèves de l'école de Mars viendront à Paris i fkd et sans armes ; ils voyageront comme les défen- MDB de la République et recevront l'étape en route, c L'un deux sera chargé par le district d'une surmOince fraternelle sur ses collègues en route et sera «poDsable de leur conduite, c Art. 5. Les agents nationaux des districts sont autonés à leur donner l'état de route nécessaire pour se leodre à Paris. Ils prendront des mesures telles que les élèves soient en route dix jours après la réception la présent décret par la voie du bulletin, c Art. 6. Il ne sera pas reçu d'élèves dans l'école de iars après le 20 messidor.
c Art. 7. L'école de Mars sera placée à la plaine des Sablons, près de Paris.
c Les élèves y trouveront, à leur arrivée, un commis- «are des guerres chargé de les recevoir et de les placer.
€ Art. 8. La commune de Paris, à raison de sa population, fournira 80 élèves. L'agent national de la commune les choisira suivant les mêmes conditions que ceux des districts, et en soumettra la liste à l'approba- ' tioQ du comité du salut public.
« Art. 9. Les élèves de l'école de Mars seront habillés, ^ ^nnés, campés, nourris et entretenus aux frais de la
< Art. 10. Ils seront exercés au maniement des armes,
* aux manœuvres de l'infanterie , de la cavalerie et de
• l'artillerie.
16 INSTITUTIONS d'ÉDVCATION MILITAIRE
c Ils apprendront aussi les principes de Tait de k
< guerre, les fortifications de campagne et Ti c tion militaire.
c lisseront formés à la fraternité, à la diac^line,! c la frugalité, aux bonnes mœurs, à Tamour de ia pÉm c et à la haine des rois.
c Art. 11. Les élèves resteront sous la tente tantip
< la saison le permettra. Aussitôt que le camp seraleféél <c en attendant qu'ils aillent faire leur service am aiméeii c ils retourneront dans leurs foyers et seront flonnii i c d'autres genres d'instruction, suivant leur aptitodstf « le zële qu'ils auront montré.
< Art. 12. L'école de Mars est placée sous la aurai-
< lance immédiate du comité du salut puUic, qui eil <E autorisé à prendre toutes les mesures nécessaires potf
< l'exécution du présent décret, et, pour remplir Tobjetè c cette institution révolutionnaire , il choisira lias inadli- € teurs et les agents qui doivent être employés auprtsdfl
< élèves et les plus propres à leur donner les prindptfit
< l'exemple de toutes les vertus républicaines.
< Art. 13. L'inscription du présent décret danslebuDdii
< de la Convention nationale tiendra lieu de puUicaiioB. »
Aussitôt que ce décret fut connu dans les différeDli districts, les candidats se présentèrent en foule i kos municipalités pour être admis au nombre des élèves.
On prit de préférence les enfants des familles les pbi pauvres. La plupart employés dès leur jeune âge M travaux de l'agriculture, croupissaient dans les ténèbres de la plus profonde ignorance.
Dans l'espace de trois décades, on parvint à rassembler l^ou 4,000 jeunes gens^ à choisir leurs chefs et à disposer le camp qui devait les renfermer tous.
Le iO messidor , cette plaine aride des Sablons était eoQferte de tentes et présentait Taspect d'un camp fermé de tous côtés par des palissades et des chevaux de frise» ivec son parc d'artillerie , des baraques pour les chevaux et une enceinte particulière devant tenir lieu d'hospice. Pk^esque tous les services se trouvaient déjà montés pour Il distribution de subsistances , d'armes , d'équipements divers et d'habillements.
On travaillait en même temps à construire une grande btraque destinée à contenir tous les élèves pour les leçons onles. On y plaça des gradins circulaires pouvant contenir 2,500 personnes. En face de ces gradins s'élevait me statue gigantesque de la liberté^ à l'ombre de laquelle Robespierre et Lebas venaient haranguer ces jeunes gens et les préparer à servir leurs desseins.
Les conventionnels Lebas et Peyssard avaient été nommés commissaires pour la surveillance du camp, qui eomprenail dans son enceinte une partie du bois de Boulogne et la porte Maillot. L'un d'eux devait être toujours présent, et aucune décision ne pouvait avoir son effet sans son approbation.
Le commandement fut donné à un officier de cavalerie nommé Bertèche (1) , né à Sedan, le 13 octobre 1764. Il
(1) M.Thiers et le général Bardin donnent au commandant de Técole de Manie nom de Labrétèche; la vérification faite aux Archives de la guerre prouve que son nom était Bertèche. Cet officier signait le livre d'ordre Bretèche, Labertèche ou Bertèche. M. Thiers et le général Bardin trouvant «lans le Moniteur ces noms ainsi orthographiés ont pu s'y tromper. II. a
18 INSTITUTIONS d'ÉDDGATION MILITAIRE
avait servi d'abord dans la marine. En 1791 , il était lieutenant de gendarmerie, et après la bataille de Jenimapes il obtint le brevet de capitaine pour avoir rqo quarante-deux coups de sabre en sauvant la vie au général de Beumonville. Celui-ci , devenu ministre de la guerra, présenta son sauveur à la Convention, qui lui décerna ooe couronne de chêne et un sabre d'honneur.
Le 7 mars 1794 (27 ventôse an H), il était nommé colonel du 16* régiment de chasseurs à cheval.
Avec le commandement de l'école de Mars, il reçut b titre de général f Archives de la guerre), et oonaem k même traitement qu'il avait à l'armée. Il devait avoir deu secrétaires logés près de lui, employer les instrudem pour la transmission de ses ordres et porter le costume des élèves.
L'administration fut confiée au commissaire des goora Collet, qui était tenu de vivre au camp avec ses employés. Il s'occupa immédiatement de toutes les nombreuises fbiff^ nitures de vivres, d'habillements, d'armements dlnbiH terie, de cavalerie et d'artillerie, de rassemblements de chevaux, de leur équipement, des effets de campement d de l'hôpital à la tête duquel fut placé le chirui|^eD-mij(r Suberviel. Cet hôpital avait été établi dans la partie da bois de Boulogne comprise dans l'enceinte du camp. Ltf écuries construites en planches étaient adossées ocmtre b mur qui dosait le bois du côté du Nord. Tout œ qn concernait la comptabilité relevait directement du comité de salut public, qui pour les premiers besoins avmp 50,000 francs.
Au général Bertèche furent adjoints, pour la cavalerie
r Fischer, pour rartillerie le capitaine Riverot, ^nie ringénieur Bizot (1). La demande faite l), alors commandant miKtaire de la ville de choisir lui-même les adjudants et les sousvant servir d'instructeurs subalternes et de , &it pressentir qu'ils furent pour la plupart Qtines de la capitale. « Ivrognes, grossiers et lit le peintre Langlois, ancien élève de l'école ils contribuèrent plus que tout le reste à insélèves une horreur indicible contre cette insont le pays pouvait, au bout de peu de temps, lus utile et le plus noble parti. »
es furent divisés en décuries, centuries et le manière à ce que des six élèves qui arrimème district, il y en eut deux de placés dans i trois milleries et que les deux qui se troula même millerie ne fussent ni de la même de la même centurie. On avait renoncé aux lénominalions militaires de régiment, bataillon, , section , escouade et autres divisions : la rmée de 1 ,000 hommes, se composait de dix chaque décurie de dix centuries.
ion ou chef de bataillon commandait la millerie, 1 ou capitaine la centurie, et les décurions, icuries, tenaient lieu de sous-ofBciers.
al Levasseur ( Victor ), né à Caen, le 7 mars 1772, entra ara le 80 jain 1794 (li messidor an II), pour y remplir ^instructeur d'artillerie. Le 17 novembre il fut nommé rai, chef de bataillon.
der à Henriot quelques adjudants ou officiersde la garde
ai auraient servi dans l'armée et propres à remplir ces
( Instructions ministérielles; Archives de la guerre.)
20 INSTITUTIONS d'ÉDUCATION MILITAIHE
Le célèbre peintre David avait donné le modiile de runiforme, que ne portèrent jamais les élèves d'u» manière complète , au moins quant à la couleur et m genre d'étoffes employées. C'était une tunique desondant jusqu'aux genoux, marquant la taille, fermant pv devant dans toute sa longueur en forme deootte, attacha dans le haut par un double rang de ganses, le bas porlut un feston par impression, les épaules recouvertes par da pièces de bufQe en forme de nid d'hirondelle, une ooature en toile imitant la peau de tigre pouvant eonleair . trente-deux cartouches , deux sachets pour mettre kl pierres, un pantalon de drap, des bottines ou déniguêtres en toile noire , une cravate rouge nouée laige ment dans le collet de la chemise renversé, un bonnet è feutre à bords retroussés par des oordms, un sabre eoort à la romaine supporté par un baudrier en cuir noir aiBB ornements en cuivre, figurant des emblèmes révoluimnaires. On avait donné des piques à ceux qui n'anirt pas pu avoir de fusils. Quant à la couleur de l'habilleaeii complet, qui ne fut délivré que plus tard, nous avons dil qu'il n'y eut aucune uniformité; il avait fallu mettre i contribution tous les magasins de Paris, c D'ailbm c disait-on, la couleur de l'habit, c'était la chose h pi* c marquante, quand l'uniforme d'un corps n'était réebc ment que la livrée d'un individu qui en avait oo pi^ < tendait en avoir le commandement (1). » Les élèw^^ Mars ne furent tous ainsi habillés que le 9 septemlmlTM (23 fructidor) ; ils durent alors, à mesure qu'ils reœvaitfi leurs nouveaux effets, faire des anciens un paquet étiqiKl'
(1) Rapport de Guyton-Morveaa à la GonyenUon.
à leur nom et les remettre au magasin. Les principales pièces de l'équipement provisoire, qui fut délivré à chaque élève au moment de son arrivée, se composaient d'un bonnet de police en drap, d'une blouse de gros coutil blanc munie de sa ceinture , d'un pantalon d'étoffe et de couleur pareille garni de boutons de corne sur chacun des côtés et dans toute sa longueur.
Pourquoi ne se pressa-t-on pas de leur donner l'unifimne adopté par la Convention et ne le reçurent-ils qo'aprës la mort de Robespierre? Cet homme, qui marchait droit à son but et que des circonstances providentielles conduisirent si promptement du Capitole à la roche [Tarpéienne, ne négligeait aucun moyen.
liCs élèves de Mars étaient, en 1794, les gardes mobiles de 1848. € Dépéchez-vous de les habiller, disait au € ministre de la guerre M. de Joinville , officier d'état- € major, ou tout est perdu. » Nil novum sub sole.
Or, vêtus de guenilles, les élèves de Mars restaient les soldats de la populace ; revêtus d'un uniforme, ils formaient un corps régulier dépendant du Gouvernement.
Six vieillards, jugeant sans code précis, formaient dans le camp un tribunal ou conseil de discipline. En outre du renvoi pour causes graves, les punitions étaient V inaction, rester sous la tente, faire l'exercice avec un fusil de bois, être privé de sabre , monter le cheval de bois et le travail inutile. Les élèves, les instructeurs, les commissaires et autres employés, le général lui-même, coudiaient tous sous la tente.
Nul ne pouvait sortir du camp sans la permission du
général et nul aussi ne pouvait y entrer s'il n'élût élève, instructeur ou porteur d'une carte d'entrée de laforae adoptée par le comité de salut public et très roremeil accordée par lui.
On fit au camp des Sablons la première expérience ài ambulances campées. Le quartier de santé était ooofé par la pharmacie, la lingerie, et les logements des chirar giens, tous sous la toile. Plus de 500 élèves attaqués de différentes maladies y furent soignés : dix seulemeol succombèrent. Il fut ainsi démontré qu'à la suite des camps et à leur proximité on pouvait établir de parab hospices.
Le régime alimentaire devait se composer réglementairement d'une livre et demie de psûn par jour, d'une demi-livre de viande deux jours par décade ; les aut» jours un quart de livre de cochon, et quotidiennement une ration de légumes secs et frais. Pour unique busson on donnait aux élèves de l'eau à laquelle on ajoutait du vinaigre pendant les grandes chaleurs.
« Le pain fut longtemps, dit Langlois, noir, gnràr € et malsain ; pendant longtemps encore notre régime a alimentaire se composa de lard salé provenant d'oB
< convoi de vivres enlevé aux Prussiens et dont Tannée a avait refusé de se nourrir, tant la putréfaction de celle
< viande se décelait au goût et à l'odorat. » En ddxm des repas, les élèves pouvaient, pour se rafraîchir, pdser librement dans de grands baquets en plein vent, oà flottaient des bâtons de réglisse.
Sous le contrôle des instructeurs, le oommandemeot de chaque décurie était exercé à tour de rôle et suivant b
rang d'âge par tous les élèves de la décurie, qui avec le titra de décurion ne pouvaient reoQplir cette fonction que pendant une décade. Les décurions de la même centurie tiraient au sort entre eux pour le commandement de cette CHkturie. Les centurions ainsi nommés procédaient à leur toor au tirage de celui qui devait commander la millerie. Les fonctions qu'exerçaient momentanément les élèves ne leur donnaient aucune prérogative. Les centurions et les millerions mangeaient à la gamelle dans les décuries dont ib faisaient partie.
Les divisions de la journée étaient déterminées par différentes batteries. L'heure du réveil et celle du coucher étaient annoncées par un coup de canon, et ciuand la jeune armée avait été mise sur pied par la diane^ elle diantait avec accompagnement de sa musique militaire lliymne permise alors et commençant ainsi :
« Père de l'univers, suprême intelligence,
a Bienfaiteur ignoré des aveugles mortels, etc. »
Pour les exercices militaires, on suivait les prescriptkms de l'ordonnance de 1791 , qui pour la première fois fut mise sérieusement à exécution à l'école de Mars. Ceux qui montraient le plus d'intelligence et de dextérité sortaient des rangs pour commander eux-mêmes les manoeuvres que répétaient le soir toutes les centuries réunies.
c Pour la cavalerie, dit Guy ton - Morveau dans son < rapport à la Convention, il n'eut pas été facile d'exercer « à la fois tous les élèves ; on devait craindre cepen- « dant de blesser l'égalité par des préférences ; il ne
« fallait pas non plus renoncer à respérance de retirer
< pour la République quelque fruit de cette instrudioà « en faisant un partage qui n'aurait profité à aucun,
< qui les aurait tous laissés au premier pas Cest
€ élèves d'abord ont été admis aux leçons d'équitatioa c pendant une décade ; les trente qui ont montré le pin « d'aptitude ont continué cet exercice et ont formé sœ-
< cessivement un noyau destiné à seconder par j'exempk <x les préceptes des instructeurs. >
On chercha à former, en suivant la même méthodei des canonniers et un corps de piquiers. Mais pour Tut de la fortification, il fallait des élèves préparés par kl premiers éléments de l'arithmétique et de la géométrie. Le nombre des candidats recherchés par les examioiteurs dans les milleries se trouva bien restreint. Ces ciih didats servirent, au moins, à guider leurs camandei dans l'exécution des travaux manuels dont ils foreot chargés.
Tous les différents cours oraux se faissdent dans b grande baraque ; les élèves y recevaient des leçons de toute nature : tactique, administration des armées, ginkt physique, chimie, agriculture. Ces leçons étaient ifflprimées d'avance et distribuées aux élèves à la fin à chaque séance. Quels fruits pouvaient en retirer ooix qui, en grand nombre^ ne savaient ni lire ni écrire?
De la théorie à l'exécution, il y avait donc bien loÎD.
Quel ne fut donc pas l'embarras du général, qui, sous le contrôle direct et permanent de deux reprâteotants, avait accepté une mission si épineuse? Ses pr^* mières mesures mises à l'ordre dès le 10 messidor, taiet
e fiiire doubler les postes placés aux deux portes du mipf pour empêcher non-seulement les élèves mais aussi m îostnicteurs de sortir de cette enceinte, où personne ledevsdt pénétrer. U fit immédiatement éloigner des patous les marchands de fruits et débitants de s, qui comptaient faire main-basse sur l'argent odié des élèves; tous, en arrivant, avaient été obligés de déposer leur bourse, quand ils en avaient une, entre les lÛDs du général. Le soir, un appel sévère fut fait par Ééenrie et, une demi-heure après la retraite battue, cha- Nn devait être rentré sous sa tente garnie simplement
fc botte de paille et meublée d'une gamelle et d'un .
On dût' bientôt employer des moyens pour débarrasser fis jeunes gens de la vermine qui les dévorait. La Seine hmt à proximité du camp, on leur faisait prendre des mas froids après l'exercice du soir.
Le livre d'ordre témoigne à chaque page de la diffî- ^ que le général et les représentants éprouvaient pour aire exécuter leurs ordres et établir un peu de régularité bos le service. On eut beaucoup de peine à obtenir penlant la nuit le silence sous la tente, oii se tenaient les Myersations les plus ordurières.
L'ennui poursuivait cette ardente jeunesse que venait Mimer encore la lecture des papiers publics et du bulletin journalier de la Convention, qui leur était faite d)aque jour à midi par les instructeurs.
En présence du général, deux appels avaient lieu le njalin et le soir ; au moment de ce dernier, on leur lisait CDcore les papiers qu'il apportait.
26 INSTITUTIONS d'ËDUGATION BUUTAIEE
Pour principale distraction, on les faisait compaidn de temps en temps aux solennités révolutioim»».
< Cette fusion momentanée avec les habitants de ha|i-
< taie nous dédommageait passagèrement de notna^ c tivité. »
Le découragement commençait à gagner les ëkm\ puis, soit à cause de l'excessive chaleur, soit par Y'uigàt brité des aliments , le scorbut et la dyssenterie se répiidirent dans le camp. A ce dur esclavage, ils eussent Un préféré les dangers de la guerre. € Mais sous le régM € de la Terreur, dit encore Langlois , telle n*élmtfHl € notre destination. » Quelle était donc celte iesùêsï tion? Avec raison on a accusé Robespierre d'avoir voM faire de ce corps sa garde prétorienne ; sa préoccupiliN d'éloigner du camp tout étranger , même ses oolligfll autres que Lebas et Peyssard, les ^leçons qu'il venait j professer fréquemment, tout donne une apparence aoHl et concluante à cette accusation. Mais Tarme qu'il inil forgée et aiguisée devait se retourner contre lui (i).
L'école de Mars allait bientôt jouer un rôle pofitkjV dans des circonstances qui firent momentanément difV^ sion au découragement qu'éprouvaient les élèves.
Le 20 juillet 1794 (2 thermidor an II) , les tantsPeyssard et Lebas leur avaient écrit pour
(1) Robespierre méditait le massacre de ses coUègaes... « Us (Hii' a Tïoi, Fleuriot et Payan) offraient à Robespierre^ dit LaereteUe(voll% « pour tous les meurtres qu'il lui plairait de commander, ootn lii^ «cours de leurs vieilles bandes du S septembre et da SI m^k « secours encore plus formidable et plus certain de 8,000 téUet âéikt « cents que Robespierre avait rassemblés sous le nom de l'école dt IfMi « et qui campaient militairement dans la plaine de Grenelle. On a^ u formé leur jeune âge à Tadgration de Robespierre, c'est-à"diieii> « plaisirs du sang. »
eorrespondre avec les jeunes républicains d'Avesnes : Qfoe ceux d'entre vous, qui savent écrire, s'occupent #00 projet de lettre ; l'ouvrage, qui sera jugé le mieux i|it et le plus digne des héros d'Avesnes , leur sera adressé cooune un gage de la fraternité qui doit vous 9mr indissolublement à ces véritables enfants de la liberté. >
La Convention avait décrété qu'on solenniserait la lénoire des jeunes Barra et Viala ; le jour fixé était le 10 JÉnnidor. On fit d'avance un choix tout particulier des thés qui devaient paraître à cette cérémonie. Â ce sujet,
Ëfésentant Peyssard^ qui avait ses instructions et ne it d'ailleurs les admettre tous en raison du manque itumes^ leur faisait dire à l'ordre :
c Que nul ne s'enorgueillisse , que nul ne soit jaloux d'un choix qui ne fut pas une préférence ; le «tour de diacun arrivera. Nous nous étions bien attendus au regret et à la sensibilité de ceux qui restent ; nous lavions que pour des Français un jour de bataille et un jour de fête sont la même chose, et que ceux qui sont destinés au corps de réserve sont toujours mécontents de leur sort. »
Le moment était donc venu où ces jeunes gens allaient tre mis à l'épreuve et influer, sans s'en rendre compte, sur tue des plus graves secousses qui aient ébranlé la France. l'après les termes du décret, les élèves de l'école de Mars levaient être placés aux Tuileries dans l'espace qui borde e bassin où était élevée la statue de la Sagesse, et suivre nunédiâtement la Convention nationale dans l'ordre du nrtége, sous le commandement du général Bertèche.
28 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MIUTAIRE
La fête n'eut pas lieu et iut remplacée par ce Amti célèbre dans notre histoire, c L'événement appmU, € dit M. Thiers : il parait que les membres du ahl
< public^ Barrère surtout , auraient voulu faire U fk
< avec leur redoutable collègue, mais il était devon i
< exigeant qu'on ne pouvait s'entendre avec lui (l).i Quelles étaient ces exigences?. • . Seulement une quinum de têtes. Il menaçait même quelques-uns des du comité de sûreté générale.
La lutte était donc inévitable. On connaît tous les délab de l'orageuse séance du 9 thermidor, après laquelle fl décrétée l'arrestation des deux Robespierre, deSaintJit de Cou thon et Lebas, qui, bientôt délivrés par les nistrateurs de police, furent reconduits à l'hôtel de où siégeaient les membres de la Commune de Paris. U partie devenait égale entre la Convention représentanth gouvernement régulier, et la Commune qui, dominée pr Robespierre, s'appuyait sur le parti extrême. Gellfrdi avec de l'audace, aurait pu encore la gagner; elleeoaftait, en outre, sur l'école de Mars et le concours du géoénl Bertèche. Victorieuse dans son enceinte, laConvenlioiitf Tétait pas encore au dehors; elle se sépara vers le floir,
(1) On lit dans Lacretelle... <f II (Robespierre ) comptait d'aillemii* (c lo succès d*uD autre complot, qui lui offrait moins de dangir. U (( Convention devait se rendre en corps le surlendemain 10 tbermîdirA « une fôte décadaire, dont l'objet était d'honorer la mort et le dévo*" « ment vraiment fabuleux d'un enfant nommé Viala. Les jauMt étt<* « de l'école de Mars, secondés par les canonniers, par la troupe d'Btf- (( riot, peut-être aussi par une masse du peuple, devaient arrtter, fi^ « gnarder tous ceux que Robespierre aurait désignés comme M *" H nemis. » On ne peut douter que ces jeunes gens, joonieUaw^ exaltés par les discours de Robespierre et ne connaissant qM m n'eussent répondu à son appel, quel qu'il fut, pour le sonteoir <tii défendre.
itiguée de cette lutte intérieure; ce n'était cependant pas iJDoinent de dire : A demain les affaires. \: La CkHnmune fit la même faute et surtout celle de ne wm avmr envoyé de suite un émissaire au camp des UloQS pour réunir autour de rhôtel de ville ces 5,300 i gens armés de leurs fusils, de leurs piques et de canons.
EHe s'en occupa cependant, mais trop tard. Robesierre délivré sentait que la Convention était forte de ses ODVoirs légaux. Cette assemblée venait d'investir Barras b tous les pouvoirs militaires , en lui adjoignant six liputés chargés d'aller éclairer les sections de Paris sur I situation. Ce fut alors qu'on songea à l'école de Mars.
€ Les députés répandus dans les sections, dit M. Thiers, t n'avaient pas eu de peine à l'emporter sur les obscurs I employés de la Commune ; celles qui avaient acheminé t leurs bataillons à l'hôtel de ville les rappelaient, les c autres dirigeaient les leurs vers le Palais-National, qui c déjà était suffisamment entouré. Barras vint l'annoncer I à l'Assemblée et courut ensuite à la plaine des Sablons I pour remplacer Labrétèche (sic) , qui était destitué, et i amener l'école de Mars au secours de la Convention. >
Comme nous allons l'expliquer, Barras n'eut pas à aller lui-même au camp des Sablons. Dans les orageux débats de cette séance , l'école de Mars n'avait pas été oubliée.
C'était la nuit. Elie Lacoste se lève :
c Le camp des Sablons, dit-il, est commandé par une < créature de Dumouriez, de Beumonville et de Cusline, « par La Brétèche (sic) : Ce scélérat a été dans le Calvados « où il s'était vendu à Wimpfen. t
30 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRE
Billaud de Varennes : c J'annonce à la ConventioD ft
< depuis quatre heures Berièche est arrêté. Indépendah c ment de sa conduite contre-révolutionnaire dans h Ul» c giquejl avait donné des motifs de suspicion aucoBÉL.
< Il y a quinze jours que Lebas est venu demander sadeM^ c tntion, et quand il a vu que le comité était disposé kk
< lui accorder, il s'y est opposé et a iait son éloge, fifc pelle l'attention de l'Assemblée sur un autre dijet. Il n'j c a pas de doute que la fête préparée pour demain ébH
< une mesure prise pour envelopper la Convention et kl c comités, sous prétexte de faire manœuvrer les jeu c gens du camp. On avait demandé à les armer, et l'tt <c devait leur faire amener quinze pièces de canon, i
< je crois qu'il ne doit pas y avoir de fête demain... > La Convention décrète l'ajournement de la fête.Talliea:
« Les scélérats que nous avons frappés avaient (Nris € coup de moyens pour pervertir l'opinion puUique dtfi c le camp. L'un d'eux vient , dit-on, de s'y réfugier. Ji c demande que deux des représentants soient « pour y aller... >
La Convention décide que Brival et Bentabole adjoints à Peyssard.
Toutes les sections de Paris vimnent suocessîvemeatà la barre jurer à la Convention qu'elles ne reconnaÎMrt a pas d'autre autorité que la sienne. ^
Barras entre dans la salle
<K ... Je viens, dit-il, défaire arrêter un gendarme qa <K était envoyé par la Commune à Labertèche (sic). Je vm € déposer aux deux comités la lettre qu'on a surprise sur « lui. » (Moniteur)
UVR£ PREMIER 31
I Bentabole se rendirent immédiatement au UrioDS d'aprfas la décifflOD de b Convention, imaîent du plus profond sommeil et dans la ipnrance des é?énements. Ni Barras, ni aitcun mire n'y avaient donc encore paru.
it de garde, seuls éveillés» écoutaient aveé une odété les bruits qui leur venaient de Paris et le in r^té par les cloches des comaranes voi-
l-ooup , dit Télëve Langlds , Brival et Benrivent au camp ; les élèves répondent en un il aux appels des tambours et des trompettes» K d'énormes monceaux de paille enflammée les représentants haranguant la jeune armée n carré... » Exaltés par les discours qu'ils entendre» les élèves forment leurs rangs et représentants aux cris de : Vive la Convention ! os ! Mort à Labretèche t (Notice de Lânglois).
Bertèche était certainement absent du camp lit arrêté. Cet acte n'eut pas échappé aux
peut-être alors l'auraient défendu, le Mars arriva donc aux Tuileries. De tous les aient entendre les cris de : Vive la Convention ! nmune ! Ces jeunes gens ne pouvaient distin*si côté était pour eux l'ennemi et se trouvaient NNirvu; il leur était bien difficile d'apprécier usce de l'événement et la valeur du poids que sntion viendrait jeter dans la balance, bves de l'école de Mars» dit le général Bardin» ange leurs canons sur la terrasse du jardin
a rAssenibli'e décrétait que l'armée de Mars a
« mérité de la patrie. »
Cette armée mourait de faim : nulle précautio
été prise à ce sujet. Bouteilles de vin, viandes ;i furent mis en réquisition au Palais-Royal par 1(
: sentants : c'était une meilleure nourriture que Vi
l et le lard rance pris aux Prussiens, ou provei
magasins de la marine. Que fut-il advenu, si ^ mune et Robespierre avaient pu prendre les
préparer ces munitions de bouche et s'occupe
enfants, qui en pareille occurrence devenaient oi V fenseurs dévoués ou des adversaires redoutable
'! probable que la Convention eût succombé. La C
et la Convention n'avaient de part et d'autn
troupe régulière à leur disposition. î Comment leur première pensée n'a-t-eUe ps
convoquer l'école de Mars? S'il y eut quelque 1 l dans ses rangs, la Convention n'en eut pas oonn
de défiler i ^nt elle. L'un d'eux prononça un discours . à k barre i président lui donna l'aooolade fraternelle. (^ I CSe même jour, Robespierre et ses complices montaient ^^n étaient portés à l'échafaud; le 11 et le i% quatre- ^inogMouze têtes tombaient» donnant encore raison à cet » «ûôoie : Yœ victisl r lie fils d'une de ces victimes était élève de Técole de
Le bataillon rentra au camp des Sablons. Barras, investi du commandement général des troupes, celui de Técole de Mars à Chanez, qui, nommé lis général de brigade, mourut sous le Consulat à un assez avancé. Peyssard resta seul en mission auprès âèves, quoique Tallien eût dit à la tribune qu'il n'était sans reprocbes. Ce représentant avait en même temps, la séance du 12 thermidor ( 30 juillet), appelé l'atde la Convention sur le personnel de l'école de € Il résulte des pièces recueillies, dit-il, qu'on tfiit voulu réunir là une armée de séides pour servir le tjran qui vient d'être anéanti ; les instituteurs de cette école sont en grande partie des créatures d'Henriot, des ci-devant gardes du roi (1). Il faut que les instituteurs de cette pépinière de héros, l'espérance de la patrie, soient d'honnêtes pères de famille (2). »
0) n 7 avait lieu de rechercher pourquoi Tallien réunit pour les si-
■ilêr au même point de vue les créatures d'Henriot et les ci^devant
irjy^ du corps. C'était contre Peyssard une attaque implicite. Ce dé-
"'avé de la Convention à l'école de Mars était un ancien garde du corps,
^tfniier de l'ordre de Saint-Louis, qui, malgré ces antécédents, resta
■•*«ché au parti de la Montagne.
tf ffi Dans une récente étude citée au Moniteur de l'armée, il est dit que
I "* (Mral Bertéche conserva le commandement de Técole de Mars jus-
t^ ^ à ion licenciement. D'après tout ce qui précède, il est parfaitement
34 INSTITUTIONS d'ÉDDGàTION MIUTAIBE
Une épuration eut donc lieu ; maÎB pvofatbhnMt db ne fut pas bien complète. Le général Bertèdw, râtin d'appréciations très-hasardées, fut transféré dans la prin du Luxembourg.
Après les événements du 9 thermidor, il fut tradolà la barre de la Convention pour rendre compte de sa e» duite. Sa belle tenue, les nombreuses balafres qid liHoanaient sa figure, ses mains mutilées, nobles témcNgni|M de son courage, lui acquirent la bienveillance de W blée, qui lui permit de se retirer à Sedan, sa ville
Le 31 août suivant (14 fructidor), la poudrière è Grenelle sauta. On y envoya de suite de nombreux àtthcbements de l'école soit à pied, soit à cheval. Onavnfiii|« même temps aux élèves la garde du château de où se trouvait une fabrique de poudre de guerre.
Le général Ghanez organisa des patrouilleB dans \k camp, dans l'enceinte de l'hôpital et à l'extérieur, composaient d'un instructeur, d'un élève décurimetAji douze élèves armés. Ges patrouilles parcouraient d'i
établi qu'arrêté au 9 thermidor, il ne repamt pins an camp; la
d'ordre depuis cette époque est toajours ligné jmp Ckamw, «m a
êeur, {Archives de la guerre,) On ajoute : «Quand Henriot
« haranguer cette jeunesse, il était trop tard ; eUe raceooiUit
u fusil et le ramena la baïonnette dans les reiaa Fendant TingKpiip^
« heures les élèves de Mars se portèrent partout où Barras la laar •*'
« donna; l'on peut dire que leur attitude décida aetta ftoMaa^Joinil^^
« Trois jours après, on jugea à propos de se priver de leors ""^^^^^^fl
Henriot était trop occupé en ce moment à la Gommii^a pou t|i^ haranguer les élèves de l'école de Mars, qui n'arrivèrent que tsid ^; la nuit. Il ne parut aux portes de la Convention qae vers hnit ÏmMj du soir. Nous pensons que les élèves de l'école de Mars vstouiiênÉ|4 suite au camp pour reprendre leurs travaux. L^nglols ne. nullement ce service exceptionnel fait à Paris sons le eommai Barras^ qui, par son ordre du jour du 10 thermidorj (an orig'M ^ Archives de la guerre) désigne tous les postes à occapar tintOÊBÊf^^ des 8,300 jeunes gens qu'il aurait pu employer ai Q^tUanant.
de l'hôpital , puis sortant par la barriëre du
diemin de Paris, suivaient en deboni les palissades
t KDlraieot par la barrière située du côté de Neuilly.
Le ooDseil ou rapport journalier avait lieu tous les
\ i dix heures au logement du général Cbanez, porte
. Les instructeurs, qui avaient besoin d'éclaircisse-
MDta, pouvaient venir &ire leurs observations à ce
On établit un cours de médecine où assistaient trente ièmt qui avaient déjà quelque teinture de cette science. ' Cétait une bonne mesure à une époque si féconde en WtaUles : le docteur Fouquier , élève de Mars et depuis llfdedn en chef de la Charité, aurait-il reçu à ce cours les Memiers éléments de Tart de guérir?
Les élèves des écoles primaires de Clamecy et la société l0pulaire montagnarde de Cahors adressèrent aux élèves Ibllars des lettres de félicitations au sujet de la conduite ^pfib avaient tenue pendant la crise du 9 thermidor.
AFoocasion de la fêtecommémorati ve du 1 0 août (24 ther- Uidor), les élèves de Técole de Mars firent une petite guerre, tb attaquèrent à la baïonnette et à grand fracas d'artillerie maiedoute dont les défenseurs, revêtus d'éclatants on-peaux, n'étaient que des mannequins représentant le Pape, tVnpereur d'Autriche, les rois de Prusse, d'Angleterre et VEipagne.
Dana la nuit du 19 au 20 août (2 et 3 fructidor) , les \ de Mars firent mieux ; pendant l'incendie qui se i dans la maison nationale de l'Unité renfermant oae bibliothèque importante, ils se distinguèrent par leur déîouement et leur intrépidité. Sur le témoignage de
36 mSTlTUTIONS D'ÉDUCATIOII mUTAIRE
Barrëre, la Convention leur décerna une mentim rable.
Les reproches du représentant du peuple i livre dWdre, inctiquent que les élèves ne prenaient soin de leurs armes et de leurs ^ets : c Dix jours iobII c peine écoulés, leur disait-il, depuis la distribatkn dei c fusils, et 400 sont déjà dégradés ainsi que les teotes, ta c gamelles, marmites et bidons. »
On faisait cependant beaucoup d'eflTorts pour ce corps; le 1*^ fructidor, le citoyen Blanc ^adjoiata général, choisit trois élèves par centurie pour les fonnr et en faire des instructeurs.
Il les rassemblait trois fois par jour derrière la taitoà^ général.
On cherchait à compléter rhabillement ; deux furent dressées pour les tailleurs. Le 4 fructidor, général, pour juger de l'ensemble, fit prendre ks tous les élèves, fantassins, piquiers, canonniarB, liera, même ceux de garde. On distribua des armes icéK qui n'en avaient pas encore.
Les premières évolutions de ligne sous le ment direct du général eurent lieu le 6 septembre (SO tidor).
C'était une préparation à la visite des commissaiii comité de salut public, qui passèrent en revue les rangés sous les armes au travers de la grande ma camp faisant face à Neuilly.
Puis, le 21 septembre (5* jour complémentaire, an II) , ils furent appelés à faire partie du cortège aoooapagnant les cendres de Marat au Panthéon. Au rehnr, V
fioéfRl CilimE leur téiMigim dans un ordre du jour tout wa méoootenteineDt au sujet du désordre qui avait eu isQ dans leurs rangs, et de la mauvaise tenue des instoueteors restant sur les derrières avec des CMnais-
mees de tout sexe.
De temps en temps, on faisait plier les tentes elles nplaoer par les élèves sur de nouvelles lignes. On profitait de œtte occasion pour leur faire nettoyer remplacemmt in camp et niveler le terrain.
Les exercices continuaimt sans interruption.
Le général Chanez, sous le prétexte de donner aux Hèves une idée des marches militaires, des positions, des ■branchements, des reconnaissances armées de jour et de ■nt, résolut de les faire sortir momentanément de la plaine des Sablons et d'aller camper avec armes et bagages IV le territoire de la commune de Carrière, près de Poissy. Le d^rt eut lieu le 5 octobre (14 vendémiaire an III) , k 4 heures du matin. L'assiette du nouveau camp était dm la vaste plaine du Grésillon, en face de Poissy. Le iervîee et les manœuvres s'exécutèrent comme en temps le guerre. Le nouveau camp fut visité le 11 octobre ^ vendémiaire) par des membres du comité de salut INiblic et de la Convention. Le 15 octobre (24 vendé- Hflaire) il fut levé et le terrain remis en état par les élèves^ |n rentrèrent dans leur enceinte palissadée des Sablons, Iprès avoir joui pendant quelques jours d'une distraction haï quelques-uns avaient abusé dans une certaine mure.
Le 19 octobre (28 vendémiaire) , un ordre du jour les prévint que le décadi suivant, par décret de la Convention,
38 INSTITUTIOIfS d'ÉDUGÀTION MILITAIRE
ils enlëveraient une redoute dans le Ghamp-de-Mandsial le peuple rassemblé, afin de simula dans un seul vuM toutes les victoires remportées par la Répnblîqae.
Le Moniteur du 24 octobre (3 brumaire an DI) nri compte en termes pompeux de eette cérémoiM.
Les élèves de Técole de Mars avaient dû fOBler tièh impressionnés par le souvenir des événements du 9 thv* midor et de la part qui en revenait aux JaooUns, dont 11 club avait été fermé pendant quelque temps.
Ceux-ci furent prévenus par un des élèves qo'oD résidait dans le camp le bruit que les Jacobins .4 bas la Constitution.
En conséquence, la société des Amis de la Liberté etè l'Égalité séant aux ci-devant Jacobins de Paris, anll que l'adresse votée par elle aux sociétés affiliées st It procès-verbaux de ses séances des 23 et 25 seraient envoyés à ses jeunes frères du camp des comme garants authentiques des sentiments étends tf des principes immuables des Jacobins.
L'école de Mars prenait donc une certaine politique : on commençait à compter avec elle.
C'était un motif de plus pour la licender.
Au reste, le moment était venu. L'article XI da de création prescrivait qu'après la belle sûsoo laetff serait levé et que les élèves retourneraient foyers en attendant que le pays eût besoin iel&anwtf vices.
Cependant, le représentant Peyssard, qui avait à ce que l'école de Mars fût maintenue et installée pcoM l'hiver dans une des casernes de Paris, et les
fà, de leur o&té , jointeaient de leur position tniliteire I dangers ni fiitigties , firent tous leurs efibrtd ponr * les élfeves à demander à rester réunis. Tous n'euqu'nne opinion ft ce sujets et ne poussèrent qu*uù cri : Dans nos foyers!
Qmid il fut bien reconnu que l'école de Mars repdus- Mt ananimement le casernement dans Paris, les risprèmtmts Moreau et Bouillerot , envoyés pour remplacer Peyssard, promirent aux élèves que la Convention leur la liberté d'aller attendre dans leur famiHe le ' du printemps.
Dans la séance du 23 octobre 1794 (2 brumaire aîn HI), Élaous la présidence de Prieur (de la Marne), Guytdn- Ibrveau, au nom du comité de salut public, présenta soù tipport sur les résultats de l'école de Mars et sur la ■éeessité de la levée du camp. Après une longue apologie lie cette institution révolutionnaire, qui, suivant la pensée Ume de tous, ne constituait plus qil'un sérient éMbarrK, Guyton-Morveau conclut qu'elle devait cesser pour renattre. La Convention rendit donc un décret qui laissait wè peu dans le vague ses résolutions pour l'avetiir et ordonnait la levée immédiate du camp. Les élèves purèifit emporter leurs sabres et les effets d'habillement et d'éqtripenent à leur usage personnel. On devait pourvoir an fhœment dans les armées de la République de cent qui pouvaient y rendre quelques services.
Le comité militaire avait misèion, d'après \ë& termes de ce décret, de chercher et de ph)poser les moyens d'établir pendant l'hiver à Paris des cours puMiCà p6)ir ^éttîoimer Tmeffuetiod éar tMTte» lee pitm âé hrt
40 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MIUTAIRE
militaire et sur celle du service des oommisBÛR guerres ; le comité d'agriculture devait proposer t côté un projet de décret pour &ire faire à un certain n d'enfants peu fortunés l'apprentissage de divers m dont la Nation paierait les frais.
On se trouvait, en effet, dans Tobligatioa de po au sort de beaucoup de ces en£mts, qu'on avait d'abord adopter et qu'on ne voulait certainemen réunir dans les mêmes conditions.
Le nombre des élèves immatriculés et signalés e présents par le commissaire des guerres a été de J (Archives de la guerre). Dans ce nombre, les géo Manhès, ancien vice -roi des Galabres; Berge, \ commandant de l'école de l'artillerie et du génie a Le Marrois, aide-de-camp de Napoléon ; le pôntre glois et le docteur Fouquier sont, avec l'intendant taire Fromentin de Saint-Charles, mort à 89 ans e le nom figure encore sur l'annuaire de 1866, lei bien connus qui se soient distingués et méritent cités.
En faisant abstraction du premier motif plus ou bien constaté de cette création provoquée par le oon salut public et sous le régime de la Terreur , on affirmer qu'elle fut nulle sous le rapport de l'inslr morale, littéraire etsdenlifique, et, qu'en touscaSpi être dissoute à certa'mes époques déterminées , é devait donner aucuns résultats suivis et positifs, i ni durée ni consistance, et enfin qu'elle n'a pu/brm des soldats.
Il ne reste plus de cette école miUtaire de la Rëpipl
UYR£ PREMIEE 41
fi'uo soaveoir. ooofus et quelques-uns de ces sabres à la RMiaiiie ooDservés dans les fomiUes comme un legs curieux Ai|ia8sé.
Le 31 octobre 1794 (10 brumaire an HI), fut créée réoole Aérostatique de Meudon. Pour assurer le recrute- ' ■MOI des compagnies d'aérostiers et former des dBSciers, ma certain nombre de places Ait réservé pour les élèves de Téeole de Mars. L'idée de l'emploi de Taérostation pour Itt guerre est due à Guyton-Morveau^ qui, avec GouteUe, Beau Mans en 1748, physicien distingué et ancienne- ■HDt attadié à l'éducation de M. le comte d'Artois, en fit le premier essai dans le jardin des Feuillants. Goutelle fut ■Bvoyé à l'armée de Jourdan. Nommé directeur des ives aérostatiques, il s'adjoignit Conté , né près de E, en 1755, et de qui on a pu dire qu'il avait toutes les sciences dans la tête et tous les arts dans la main. Une compagnie de 27 hommes, y compris les officiers et souscfficiers^ fut formée et assimilée à l'artillerie. ÂMaubeuge, Goutelle fit l'admiration des deux armées par son courage et son activité. L'aérostat VEnlreprenant fut percé de balles. Â la bataille de Fleurus , il resta huit heures en ofaiervation. Un établissement fut formé à Borcette, faubourg d'Aix-la-Chapelle. Le 23 juin 1795 (5 messidor an ID) , on avait créé une seconde compagnie dont le comflttndement fut donné à Conté, qui le quitta le 51 octobre 1794 (10 brumaire an III) pour prendre celui de l'école de Meudon, où il fit de nombreuses expériences dont les résultats restèrent inconnus. Il fit construire le Céleste pour l'armée de Sambre-et-Meuse , V Hercule et Vlntréjdde, envoyés plus tard à l'armée de Sambre-et-Moselle.
42 INSTITUTIONS D'ÉDUGATION MIUTÀIU
Le 25 mars 1795 (3 germinal an III), création 9m nouvelle compagnie active. Goutellefut akmnppéUè Borcette et nommé chef de bataillon commandant le cqi des aérostiers, qui fut successivement employé à MaHaM^ Frankental, Worms et Ebrenbreistein. Apièa la hnSk de Wurtzbourg, le 3 septembre 1 796 (1 7 firncfidar an II); les deux cbefs des aérostiers furent faits prisimnim A guerre. Echangés^ ils partirent pour TOrient vm\m compagnie. Ils ne réussirent pas en Egypte; oependki, Conté put utiliser les aérostiers, quand il créa des 6briqai de tout genre pour Tannée, qui manquait de tout. ÙÊr telle fut nommé colonel à son retour en France, pois ivpecteur aux revues. Il mourut au Mans, en 1885, i Contéà Paris, en 1805, (Journal des sciences militairt^' Une seconde école avait été créée à Sarréloois; dièll supprimée comme la première, en 1801 (au IX);
Là Convention pouvait bien dire que sans éeoks WÊtaires elle avait formé des armées et refoulé loin des AÉ" tiëres de la République un ennemi disdpHné et cooiMlK par des officiers plus distingués encore par leor instmoliii que par leur naissance.
Mais il fallait se souvenir aussi qu'elle devait ses iMà à cet élan patriotique auquel rien ne résiste ; c'est éà que les avalanches et les torrents furieux défient toul* ouvrages dressés par les ingénieurs pour les arrêter «tH combattre. *
Les cohortes, avant de partir de Irars provinces, i heureusement choisi des che&, qui, bien, que je aussi novices que leurs soldats, possédaient une in gence développée par des études de tout senre ; joints il
ssé , portés à la surface par le bouillonnement, •ent ce titre de général: mais nés d'hier, ils dispale lendemaîn.
o d'exemples près , les (aciers nobles n'amient centinuer k servir dans les années de la R^-
représentants aux années, dioisis parmi les Monb les plus exaltés, les poursuivaient à outrance. Il eiidant certain que ceux d'entre eux qui, à foroe le et de prudence , avaient pu rester à leur poste, »t ainsi au pays une preuve irrécusable de fidélité mstitution ennemie de tous leurs anciens priviîn les expulsant, on fit une faute d'autant plus q'oo désorganisait l'armée précisément au moment pressant. Gomment chercba-t-on à pourvoir à leur »ment ? Ce fut en suivant ce principe absolu d'éga- MDpatible avec les éléments qui constituent la force
rienneté de grade est certainement un titre respecmr obtenir un emploi supérieur ; mais on tombait Mement dans l'absurde en ne se basant que sur meté de service, qui ne se décompte qu'au moment etraite : c Ainsi, dit le maréchal Gouvion-Sainton avait besoin d'un caporal , on nommait le plus n soldat ; c'était le plus souvent un blanchisseur de
44 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MlLITiORE
€ ia compagnie ou du bataillon ; le lendemain il fidlùtn c sergent, et ce même blanchisswr , qiû était le (hi c ancien de service, montait à ce grade. Jusque-là 3 b^ c avait pas grand mal ; mais il est arrivé quelqurfÉ c qu'au bout de 8 à 10 jours ce sergent est devonli c chef d'un bataillon d'infanterie ou d'une brigids è c cavalerie , tant le renvoi des officiers d'orifpne nsHi c amenait de nombreuses mutations. >
Puis, enfin, le plus ancien de service était aussi le |Éi vieux et le plus incapable de supporter les fatigues iiM» santes de la guerre.
L'ignorance de certains généraux ou chefs sopériesB était bien profonde, puisque le 15 février 1794 (27 pin viose an III) , la Convention nationale, après avcwr eotenil le rapport fait au nom de ses comités de salut public et è la guerre, décrétait qu'à compter de ce jour aucun àlafà € ne pourra être promu aux emplois qui viendrait à c vaquer depuis le grade de caporal jusqu'à oelpiil c général en chef s'il ne sait lire et écrire. » Si ce iiat n'était pas un acte officiel^ on douterait de son existait
c J'en appelle, disait le rapporteur (Hlwlin de Thioic ville), à tous mes collègues aux armées ; une des € qui leur a fait désirer à tous un autre mode à*\ c ment, c'est, il faut le dire ici avec franchise, < c'est ici la force toute puissante qui arrête, € et fait disparaître les abus, c'est l'ignorance iFimgr^ê € nombre d'officiers de tous grades. •
Après avoir énuméré les erreurs et les pertes causées par cette ignorance profonde : c Je n'aj pas que quelqu'expérience, quelqu'habitude qu'on A >
UTliK PREMIER 45
» oo ne peut étudier, on ne sera jamais capable de oom* t mander des évolutions difficiles, qu'en forçant des t iMHDines d'ailleurs faits pour la guerre à apprendre à ff4in et à écrire. >
• Od le voit, le programme n'était pas élevé. Le comité
b h guerre luinnoéme n'osait pas encore aller plus loin
llDB ses exigences ; car, dans son rapport, il demandait
m eoofirmation des grades des officiers illettrés ; on ne leur
; désormais pour leur passage à des grades supé-
que ces minimes connaissances.
Le mal n'était pas même pallié.
' Aussi les représentants aux armées ne consultèrent
Ihntôt plus que leur appréciation personnelle, et s'ils tom-
it peut-être dans l'excès qpposé en ne nommant plus
emplois que ceux qu'ils considéraient comme les plus
ttpables, le remède se trouva bien près du mal, ainsi que
le dit le maréchal Gouvion-Saint-Gyr, puisqu'ils faisaient
don avancer ou rétrograder à leur gré les officiers, suivant
leur plus ou moins de capacité, c Le nouveau mode fut
c donc préférable à l'ancien, qui avait désorganisé les
€ innées françaises, ajoute le maréchal, tandis que l'on
c peut dire que c'est cette liberté dans le choix qui a fait
< parvenir au commandement les meilleurs généraux de
< la République. »
Toutefois, les représentants ne conservèrent bientôt j^que le droit de suspension et de proposition, sur fcsquelles statuait définitivement le comité de salut public.
Cétait au moins un pas de &it que de reconnaître qu'il AAait obligatoirement savoir lire et écrire pour être général ^ dief d'une armée française. On voulait en finir avec
46 INSTITUTIONS D'ÉDUCATION MILITAIU
cette ère de bart)arie^ et on eDtndt avec dédskm dmah de la ReoaissaDce.
On pouvait parler, t II y a quelques mois, dU c Lakanal dans un de ses rapports à la GoBlraDlioB,ii c hommes qui avaient leurs motife pour tout laàk € couvrir de ténèbres, étaient prto i trûter de c ceux qui vous auraient parlé d'instruction et c lumière. > <f
Au reste, sur ce grave sujet, chacun s'eiprimût «Ni suivant ses tendances plus ou moins avancées.
Le même jour, à la séance des Amis de b liberté, GriÉ^ disait que les instituteurs devaient être choisis poni défenseurs de la patrie; ce qui était assez difficile; autre membre voulait encore que Téducationfiit comme à Sparte.
La Convention redoublait d'eflforts d^is le 0 midbr pour revenir un peu vers le passé. Que do tiens en quelques mois! Quoiqu'on fut encore hiflo résultat, il faut cependant tenir compte à oelte Ai de ces œuvres de régénération.
Nous avons dit que par son décret du 2f 1794 (7 vendémiaire an III) , elle créait Técdla des travaux publics ; le 37 octobre (6 bnimaire)» parle sur les écoles primaires en représentant qw pierre avait fait rejeter les bases du plan préMnt&MK juillet ; le 29, Grégoire demande qu'on s'ooenpa dsM conservation des monuments publics et à» arts. PmJF séance du 30, Lakanal reproduit le projet de déer«t# présenté par lui au nom du comité d'instructioa pnblil# sur la création d'une école normale destinée à Smmàt
îsutituteurs. Nous avons signalé plus haut la création de
I^^Qole kén itiqœ de Meudon par décret du 31 octobre.
LelT novembre (27 brumaire an III), un décret recon-
w^fJHÊÊÊt comme enfants de la patrie, ceux des habitants de
SttBfr-Domingue et des autres colonies âgés de nuHns de
I ans» qui se trouvaient en France dans le beswi et
leur éducation ; le ¥1, autre décret sur le9 écoles pri-
i ; le 31 décembre (11 nivôse an III), établissement
de navigation et de canonnage maritime. Le
janvier 1795 (15 nivôse an III), la Convention consa-
1 300.000 francs pour venir au secours des savants et
-^m gens de lettres ; le 14, elle organise les écoles de
jpMmgation créées le 31 décembre précédent ; le 35 février
ffl ventôse), die rend une loi portant établissement d'éco*
:^is centrales dans toute Tétendue de la République. Elle
^ affecte les maisons connues sous le nom de ci-devant
^pUéges ; le 30 mars (10 germinal), elle crée un ensei-
^pwment public des langues Orientales dans Tenceinte de
la bibliothèque Nationale ; le 7 avril (18 germinal), elle
fiie i 86 le nombre des écoles centrales dans les dépar-
laments; le 18, elle établit deux écoles d'économie rurale
tétérinaire, l'une à Lyon, Tautre à Versailles.
Le caUne renaissait et permettait à la Convention d'aptreevoir que sans la base solide de la religion, rien ne peal s'élever sans retomber bientôt après. Par son décret do 30 mai (11 prairial), elle accorde à chacun des douze inondissements de Paris un édifice public pour Texerôeedu culte catholique; le 25 juin (7 messidor), elle ^ le bureau des longitudes et des écoles d'horlogerie à Versailles et à Besançon ; le 30 août (13 fructidor), elle
48 INSTITUTIONS D^ÉDUGilTIOll MarTAIBE
organise le Conservatoire de musique, et le i* (15 fructidor), elle donne à l'école centrale publics le nom d'école Polytechnique , nom que ak institution a conservé malgré le temps et les évéïMiMifei On jugea, dès cette époque, qu'une école spéciale ne pouvait produire qu'étant secondée par des écoles d*qipis* tion. Aussi,.par ses lois du 16 septembre 1798 (306» tidor an III), et du 22 octobre 1795 (30 veDdéflriM an rV), elle créa ou confirma sous les déçoaûnatioiis levantes, neuf écoles :
École Polytechnique; école des Ingénieurs miUlmmi école des Ponts-et-Chaussées ; école des Mines; éeok es Ingénieurs géographes ; école des Ingénieurs de vsih seauœ ; écoles de Navigation; écoles de Marine, Lbi huit dernières existaient déjà, mais languissaient; hU du 30 vendémiaire les réorganise plutôt qu^elle neb crée et règle leurs rapports avec l'école PolytediiH|Hi
I^ 4 mars 1795 (14 ventôse an III), on s'était oMff^^ du corps du génie qu'on composait de 437 de six compagnies de mineurs. L'école de Metz fut vée , et le nombre des élèves porté à 90 ; ils immédiatement le grade de sous-lieutenant et ne pMvaient être reçus ingénieurs qu'après avoir été empbjii au moins pendant un an dans les phioes ou les ff*! mées, et étant munis de certificats constatant leor ofM cité. '^^
Le 7 mai 1795 (18 floréal an lU), on avait ^ .
nisé le corps de rartillerie se composant de huit ^égÊÊfm à pied, huit à cheval, douze compagnies d'Oufriers wl^ corps de pontonniers.
m de lieutenant m aeeond forent données mt à un sergent-major ou sargeot d'après silées et à un élève» de mani^ à ce que sur lanntes il en appartint une à un sous-officier âèves.
% écoles d'artillerie, le nombre en fot porté à mdées chacune par un général de brigade, lit ressortir tous les détails du senrice de Tarin arrondissement tant pour le personnel que orieK La huitième école fut établie à Toulouse, utres furent maintenues pour le moment dans elles se trouvaient. L'école spéciale de Ghfturne, formée par décret de l'Assemblée natio* décembre 1790, continuait à fonctionner ; artillerie ce que l'école de Metz, qui avait remle Mézières, était au génie. Ces deux écoles ne les que plus tard à Metz (1).
our le manque d'ingénieurs dans les armées blique se faisait sentir de plus en plus, tant struction et l'entretien des fortifications que ue et la défense des places ou des camps, outre, des ingénieurs des ponts-et-chaussées.
beiale du génie militaire fut établie à Mézières en 1748; elle le poar l'école Polytechnique dont le tableau d'emploi dn t des Jésuites, est on chef-d'œuvre. L'école spéciale d'arà la Fère, en 1756, par M. d'Argenson, fut transférée à 766, par M* le duc deChoiseul, et supprimée, en i77S,par de Monteynard. Les jeunes gentilshommes destinés à n génie, se rendaient à ces écoles, en sortant des écoles izde rartillerie furent ensuite envoyés, après M. de lans Tune de celles établies près des sept régiments. B d'artillerie fut rétablie à GhAlons-aur-Mame par l'Aslale.
50 INSTITUTIONS d'ÉDUCATION MIUTAIRE
pour construire et entretenir les oommunicatiott pr terre et par eau, des ingénieurs géographes pour le knr des cartes générales et particulières de terre et do omt, des ingénieurs des mines et enfin des ingéni tructeurs pour la marine.
Dans la séance du 24 septembre 1795 (2 an IV)« le savant Fourcroy exposa à la CoDveDUoD la idées du comité de salut public pour la créaUoD^ Yéaà Centrale des travaux publics, où les cours seraient de trois années, suivis par trois classes d'élèves. Maii»ci raison de l'urgence des événements qui ne permetlHOt pas d'attendre des résultats trop éloignés, on propoait de concentrer les cours en trais mois. Dana la séuee du 30, Fourcroy reprenait courageusement la parole m le même sujet : nous disons courageusement» car parmi les auditeurs il en élait encore dont les instincts féirai n'avaient pas été éteints ou détruits par la réaction thermidorienne. Carrier, Lebon, Haignet et autres M de* vaient disparaître que plus tard. C'étaient les ancien complices de ceux qui c voulaient, s'écriait Fourenj» € anéantir toutes les choses et tous les hommes utiki i c l'instruction. » Ces hommes n'avaient cependant ptf osé s'opposer à la fondation d'une école préparatoire doil Lâmblardie avait eu l'idée au commencement de Tianée 1794. Aidé par Monge, puis par Carnot et Prieur dÉ Yernois, ancien élève de Mézières, il parvint à créer oOi école en même temps que fut établie la romminnion dp travaux publics, le 11 mars 1794 (11 venlAse an ÎL) L'école et la commission furent installées au pehii Bourbon.
'd (ùt le preniier germe de Técote Centrale^ iûMitciqui prima bientôt toutes les autres* es éfefes n'étaient pas casernes et recevaient pendant ims un traitement de 1,200 fr.
iomnie école Polytechnique^ nous la suivrons dans as ses diverses phases, et, quoiqu'elle soit mixte, I b plaçons néanmoins sans hésitatkm au noarf>re inlîtutions d'éducation militaire, puisque toutes mrûes des sciences qu'on y enseignait et qu'on y igné encore tendent aux progrès de celle de la m. D'après un rapport de Fourcroy, la C!onvenavait, par un décret du 22 octobre 1795 (30 venliaire an IV) organisé définitivement cette école, le 25, d'autres institutions comprenant l'instruction [ique en général, puis enfin l'Institut national, qui int sa première séance que le 20 décembre 1796 frimaire an V).
6 25 juin 1795 (7 messidor an III), la Convention t statué sur le sort des deux écoles de Popincourt ienne institution Pawlet) et du prieuré de Saint-Marque la Révolution avait respectées et ou on avait inué à élever les enfants des Dunilles militaires pau- • On rapportait en même temps un décret, non i d'exécution, portant qu'il serait forméà Yorsailies un id établissement d'éducation nationale.
ter le décret de messidor, les instituts dePopineourt et î^devant prieuré de Saint-Martin étaient supprimés. On dait en même temps que les enfants des soldats morts r la défense de la patrie, et appartenant à des fales mdigentes, ceux des ouvriers tués ou blessés dans
Texplosion de Grenelle, ceux des habitants inâgnts des colonies françaises, yictimes de la RévolutîoD, ceux des soldats sans fortune en activité de ser^ce, toos déjà entretenus et instruits dans ces deux maisons aax frais de la Nation, seraient ou incorporés dans ruifttitut de Liancourt^ qui devait être disposé en ooméquence, ou placés dans les armées d'après leur ige, ou mis en apprentissage au moyen d'une pension égik au prix de la pension individuelle des élèves de Limcourt.
La commission d'instruction publique était diargée de toutes les mesures à prendre pour l'organisation des trois écoles réunies et la répartition des élèves pouvant ètn placés ailleurs, soit dans les années, soit ea apprentissage.
Un directeur des études fut nommé par la Convention, et ses appointements furent fixés par les comités réunis de l'instruction publique et des finances. Le cajHlaiiie Morieux, promu au grade de chef de bataillon en récompense de ses cinquante-et-un ans de services, fut mainteni au commandement de cette école avec le titre d'inspecteur; le lieutenant Lardinois fut nommé capitaine et le sergentmajor, lieutenant. La compagnie de vêtons fut perlée au complet, afin de rendre la surveillance de réode plos active.
Le 18 avril 1794 (20 germinal an U), Bouchotte anît été remplacé dans ses principales fonctions par PiUft général de brigade, nommé commissaire de l'oiganisilMn et du mouvement des armées de tarre.
Le 1^ avril 1794 (12 germinal), un décret avait sop-
primé les ministères et les avait remplacés par douze eommissioDS executives.
Les ministères ne furent reconstitués que le 2 octobre 1795 (10 vendémiaire an lY).
Le 3 novembre (12 brumaire), le général Aubert-Dubayet prit les fonctions de ministre de la guerre, qu'il eoDserva jusqu'au 8 février 1796 (19 pluviôse an lY).
54 INSTITUTIONS D*ÉDUGATIOII MILITAIRB