‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 41 sur 107 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sommaire. — Directoire et Cemuiai,^ Le Directoire. — NepeléoBl parte.— Discours de Fourcroy sur rinstrucUon publique an T des Ancieus, 18 juillet 1796, (25 messidor an IV}.— Uiniftèrt da b guerre. — Bonaparte reçoit le commandement de Tarmèe d'Itilk^ 24 février 1796, (5 veutâse an IV); ses plaintes sur le manque d'oBciers du génie.— Retour de Bonaparte à Paris; aa nominatkB il membre de l'Institut des sciences, 15 décembre 1797 (6 mwAH an VI); sa lettre au Président de l'Institut. — Guerre dTgjpte; organisation de l'instruction publique à Malte; troia ilèfas il l'école Polytechnique demandés pour y enseigner; examen an Gaiii^ pour l'admission dans les corps de l'artillerie et du génia^i« élèves de l'école Polytechnique à la suite de rarmée, Mongaenai* nateur; instruction militaire au quartier-général. — GrèallODM Caire d'un Institut des sciences et des arta.— Le Gonaulati 1* novembre 1799 (19 brumaire an Y III).— Bonaparte, premier GoimI, réorganise militairement l'école Polytechnique, le décemliie 1711 (25 frimaire an VIII).— Opinion de M. Thiera anr lea diflibeola phases de l'instruction publique sous la Convention et le Diintoiro.— Créations du premier Consul; bouraea dana lea lyeéta; h premier Consul et M. de Bourrienne au sujet de la deatination iM bourses.— Institution de Liancourt transférée à ComplègMi — U Prytanée, ancien collège de Louia-le- Grand; rapport de Lnetai Bonaparte, ministre de Tintérieur, sur le Prytanée, Il mars UN (l«r germinal an VIII) ; le Prytanée et ses divisions; obaerfatioMii premier Consul sur le plan proposé par Chaptal, miniatre de rial^ rieur, \\ juin 1801 (22 prairial an IX); son opinion aor lea obUgations de la République vis-à-vis des enfante qu'elle a élevèi; M premières vues sur Saint-Cyr; distribution des bouiaea par la pnmier Consul ; cent places accordées de droit, d*aprèa conooonMtn eux, aux boursiers de l'État— Collèges Irlandaia et Éeoaaais rAoïii à Paris.

La Convention avait confié à onze de ses membmb soin de préparer une constitution nouvelle. Nous ne Sêt enterons pas leur œuvre. Nous dirons seulenmit que Ib 28 octobre 1795 (6 brumaire an IV), cette coDStitatkm M

flâse en activité, et que le gouveroement du Directoire et des deux Conseils comineDça. Ld gouvernement se troufait donc composé de trois grands anneaux : le premier d'on conseil de cinq cents jeunes gens, qui devaient être les seuls rédacteurs des décrets législatifs; d'un conseil de deux cent cinquante membres âgés de plus dequamUe ans, qui, sous le nom d'Anciens, avaient pour mismn d'approuver ou de rejeter les lois proposées par le eoDseil des Cinq-^ents et enfin de cinq directeurs devant «eroer le pouvoir exécutif.

Les c'mq directeurs furent Letoumeur^ LAreveillëre- Lepeaux, Rewbel, Barras etCamot. Le Directoire siégea m Luxembourg. Le palais Tuileries fut désigné pour k tenue des séances du < des Anciens, et celui

da Palais-Bourbon pour cel lu conseil des Cinq-Cents.

Par suite des événements du 5 octobre 1795 (13 vendémiaire an IV), auxquels il avait pris une part trës^ Rétive, Napoléon Bonaparte fut nommé général en second de l'armée de l'intérieur le 10 octobre 1795 (18 vendémiaire an IV), général de division le 16, et général en diefleâe.

L'étoile que nous avons ^gnalée à l'horizon devenait un astre arrivant rapidement à son apogée.

Mais si tout avait été créé, tout cependant restait à faire.

C'est ce que vient nous apprendre le discours que Fourcroy, toujours sur la brèche, prononçait le 13 juillet 1796 (25 messidor an IV), devant le conseil des Anciens au nom d'une commission : € Commençons, citoyens collëc gués, par écarter toutes les illusions qui pourraieatnous

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c séduire : ne croyons pas avoir beaucoup fait, kmqv c nous n'avons encore crayonné que de faibles esqmM; « ne nous dissimulons ni nos pertes, ni notre fiûbhni c Si nous avons Tespérance de nous relever prompteomt <K de l'état de langueur où Tinstructionest tombée cheiaoaii c ne prenons pas cet espoir pour une joui8saiice...i.| i c doit être défendu aux législateurs de dire.fu'efpdrir € c'est jouir.... »

Ainsi que nous pensons l'avoir suffisamment établi, to études élémentaires et spéciales revenaient peu à pea a honneur. Pendant leur complète décadence^ aucone créH tion sérieuse d'éducation militaire ne pouvait preDdnf racine. Les événements exceptionnels de la Révololiii avaient fait sortir des rangs de jeunes et brillants officien dont le succès et la gloire n'ôtent aucune force à cette assertion que dans tout État bien constitué wie Uffft place doit être faite aux institutions d'éducation militaire.

Le 8 février 1796 (19 pluviôse an IV), le génénl Aubert-Dubayet, ministre de la guerre, fut rempbeépv Claude Petiet, commissaire ordonnateur. Par son adifU et sa profonde connaissance des affaires, ce ministre pe^ vint à mettre un peu d'ordre dans Tadministration.

Le 24 février 1796 (5 ventdse an IV), Bonaparte avik reçu le commandement de l'armée d'Italie. On compoei cette même année l'état militaire de l'armée de qatm* vingt généraux de division, de cent-cinquante généraia de brigade, de cent adjudants-généraux et de quatre eeili administrateurs ou commissaires des guerres.

Mais le jeune général manquait d'offiders du génie: il fallait qu'il y suppléât lui-même, c J'ai pris

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