‹ Institutions d'éducation militaireChapitre 57 sur 107 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

rAlTUU.

HZ de France

X de divisioD

lU géDérauz inspecteon

z de brigade

lU

Totaux généraux

mt été les résultats des promotions de l'école de f r pendant le règne de la branche ainée des Bour- )us avons dû faire la part de chacun des deux con- I y avait justice, puisque plus tard on a considéré La Flèche comme un privilège.

citerons entre autres, au service d'Aatriche, M. le comté de irt, fcld-maréchal lieutenant; les baroos de Stilfried, petits-fils is de Favras, une des premières victimes de la RévolntioD l'aioé, lieutenant-général ; le second, ancien officier du (94« de ligne), a été décoré, en 1855, de l'Ordre de la Légion * en sa qualité de commissaire impérial envoyé à l'expoverselle par Tempereur François-Joseph, dont il est cham-

322 iifSTiTimoifS d*£iiugatioii muTàiu

Il a cependant porté bàiéfice aux enftnts de Vtnk^ en même temps à TÉtat.-

Du rapport des deux < ras d'adDoônon par la In concours séparés, 605 eti , )6\ il résolte qnll y âMÉK entre tous égalité de suce les Fléduns avaieîtiUM Tannée 48 généraux seulement ; et nous » Donc, les élèves de l'école prépantœra ODt pondu à ce qu'on devait attmdre et detenr litaireet de l'éducation toute virile qu'ils y i S'il y a eu privilège, le privilège a été légUimé park ces. Quand on a attaqué si vivement riostitntioD h Flèche, on ne connaissait pas ces résultats, qA dominé toutes les dispositions malveillantes et

Que surtout nos condisciples et firères d'armes du concours général ne croient pas que nous à faire prévaloir ici une simple question d'i Notre but est bien autrement élevé. Nous avons voué vie à plaider chaleureusement une cause qui est la puisque c'est maintenant celle de leurs propres de toutes les familles tenant à l'armée.

D'ailleure, eux aussi ont leurs titres de ^mre: la en est dans le nécrologe de l'armée, ob leurs iii rencontrent à chaque page.

Sous l'empire de l'ordonnance du 3t décembre abrogée en 1831 , établissant deux concours séparés mission, il est donc sorti de Saint-Gyr 1,991 dans les armes de l'étal-major, de rin&o^srie et cavalerie.

Sur ce nombre, nous en retrouvons, en 1887, tnis^ , venus au maréchalat, les élèves For^, Mao-lUioa*

LIYIS SECOND W

mlMt appartemnt au oonoours général; 85 générmx iTmoQ dont quatre sénateurs, les élèfes Reoadt^ de rtimprejr et d'Alkm^Ule da concours général, et de POD de Técole préparatmre ; les généraux de IbrtiaH f et de Goyon ayant commandé en chef portent la mêle . militaire ; 7 iptendants gteéraux inspedenm , pépéraux de brigade et 13 intendants, intendant général Darricau de Técole préparatoireet jlnéral Âmbert du concours général,aont conseiBeni

M 1,991 élèves de Saint-Gyr ont donné i l'armée Bcier général sur 12.

last curieux de revenir en arrière et de rappeler qoe dbnt une période & peu près ^le, 3^672 offiôera, dont Kyles élèves Pélissier et Regnaud de Saint-Jeanogély, devenus maréchaux, sont sortis des écoles spés de Fontainebleau, de Saint--Gyret de Saint-Germain 1803 à 1814. Sous les règnes suivants, 171 sont de- DS généraux. C'est 1 sur 22 (1).

I y a donc infériorité vis-4-visde leura cadets ; elle prot de ce qu'arrivés très-jeunes au grade de capitaine ième d'officier supérieur, ils ont été arrêtés subitert par le temps calme de la Restauration et les effets le inévitable réaction. Beaucoup ont été alore gagnés Page ou mis hors de service par suite de leura fttigues le nobles blessures. Leura cadets de la nouvelle érole.

Le premier éldte des écoles Impériales derena officier général, » maniais de Talhouét, entré en 1805 à l'école de PontainebltsD, ehal de camp en 1816 ; le premier de l'école spéciale de la Reelion est Bedeaa, élève de La Flèche, entré à Saini-Gjr en iitO, ehal de camp en 1841, lieatenant-général en 1844.

224 INSTITUTIONS d'éducation militaue

pleins de sève et de vigueur, ont profité de ce bataille permanent en Afrique, où promptement ib M arrivés de grade en grade à la pnsession des doobbtt des triples étoiles.

Nous avons dû établir notre statistique sur les pk de général de division ou de brigade. Les grades échapperaient à une juste appréciation.

Cependant toutes les années, de 1818 à 1830,

fournissent un grand nombre dont plusieurs ont M JK teints par l'âge réglementaire de la retraite on mm dans leur carrière par le feu de Tenneoii.

L'école des pages était devenue une institutioo militaire, puisqu'àsa sortie tout page devenait

On ne pouvait reprocher à Louis XVIII de revenir tif en arrière quand il rétablit les pages du Roi, puisque YSm" pereur Napoléon avait sous ce rapport, comme sous 1^ coup d'autres, adopté les traditions monarchiques.

Le Roi ne nomma d'abord que 12 pages, dibdstt chambre. Leur uniforme était écarlate. Eo 188D, !• pages de la chambre furent supprimés et remphoés p 36 pages de la petite écurie, portés au mois de jnillil. 1821 au nombre de 48. Ils étaient divisés en b» classes de 16 chacune, sous la dénomination d' de semi et de nouveaux^

Parmi eux étaient choisis les deux premien un troisième fut attaché en cette qualité à Moasâgnavki duc d'\ngoulême quand à la mort de Louis XYIII ilfdt le titre de Dauphin (1). Enfin le 10 août 1825, le noodA

(1) Le DauphiQé se fonna de la réanion de beaucoap d« flefc 4r royaume d'Arles aa comté de Vienne on d^Albon, daaa It'àktèÊÊit

UYRE SECOND

fim pages s'éleva au diiffre de 54. Ces six nouvelles places

Amnt créées dans le but de faciliter le service auprès

4u Oau(^in et de la Dauphine et de récompenser les

parvîoes rendus par les familles les plus élevées de France,

tait d'une ancienne soit d'une nouvelle noblesse.

- Avant l'année 1825, il n'y avait d'autre règle pourl'ad*

awamon des pages que le bon vouloir du roi, si ce n'était la

Mndition de l'âge de quinze à dix-sept ans et les études

■pas de la force de quatrième. L'ordonnance de i825

j^jpBmet les postulants à un examen. L'épreuve était-elle

. Iiien rigoureuse ? Nous aurions lieu d'en douter ; mais enfin

-4fe établissait, au moins en apparence, une balance plus

4fale entre la compagnie des jeunes pages et ce bataillon

de Saint-Cyr qui, caserne à peu de minutes de Versailles

et soumis à une vie rude et toute militaire, gagnait beau-

epop plus péniblement ses éperons.

Lés pages, en effet, étaient servis par des valets à la fivrée royale; leur table somptueuse brillait par une ridie vaisselle plate marquée aux armes de France, et ■oavent leurs chefs venaient eux-mêmes s'y asseoir.

Chaque année le grand écuyer portait au ministre de la guerre la liste des pages qui allaient entrer dans rermée : le premier page dans la garde royale, un à réoole d'état-major et les autres dans des régiments de eavalerie.

^Tienne, comté dont les iiialaires se qualifiaient Dauphins. Il y a eu iMb maisons de Dauphins de Vienne : la première, issue de Ouigues !•' (IM$-lil2} ; la deuxième, dynastie de Bourgogne, commence à 6uifMt VI ayant 1228 et finit en 1281 ; la troisième, dite maison de la Tour-du-Pin (1281-1349). En 1343, Humbert II, hériUer de celte saison, céda le Dauphine à Jean, fils de Philippe de Valois, à condition fw toojoara le fils aîné du roi de France prendrait le nom de Dauphin. II. 15

226 INSTITUTIONS d'ÉDUGATION MILITAIRE

Il fallait alors affirmer au ministre, défensear né des droits de Técole spéciale de Saint-Gyr, que ces jeunes pages avaient suivi les mêmes études et subi les mèoNS épreuves que leurs voisins. Ce n'était pas toujoun fidk; de là des tiraillements qui ont été très-indiquéB. Leséliiiks étaient dirigées par les professeurs de Técole spéciale htbitant tous Versailles. Mais ces études étaient ment dérangées par le bruit de la cour, par les tout le détail du service du palais. Nous devons oepodal dire que ceux qui furent admis à Técole d'étatHOsajor aefl montrèrent pas inférieurs à leurs émules.

Sous la Restauration, les pages ne paraissaient plii qu'aux grands couverts ; mais ils escortaient le rai te ses promenades journalières.

Le service était exclusivement &it par les sois (!■ anciens. Deux pages escortaient toujours les princes i II chasse ; ils portaient alors la petite tenue avec la cdodi en velours noisette et les bottes à revers.

Depuis la suppression des pages de la chambre, leas successeurs portaient la livrée de la maison royale, pv bleu ; au lieu d'être en argent, leur galon était en or; sur leurs épaules flottait gracieusement un nceudeoartii blanc dont les rubans étaient parsemés de fleurs del^ brodées en or. Les premiers pages et le page-dnapUi étaient distingués par une petite épaulette à graines ffèfh nards, placée en haut et à l'attache du nœud d'^Mude; b chapeau était orné d'une plume blanche. La petite teatf consistait dans un simple frac d'uniforme, cooleor ffct bleu^ avec un nœud d'épaule simple et moins orné.

Le système des brimades avait gagné l'éccde despeges;

LIVKE SEC<)ÎNI) 227

nous ne reviendrons pas sur le blâme que nous lui avons 4^ infligé.

Les pages recevaient au manège de la maison du rai les . . WBÎlleures leçons d'équitation. Us formaient deux classes ^ ^#élèves, la haute et la basse ; la première sous la direction h dy vénérable comte d'Âbzac ; la seconde sous celle de son ^^ëlbve favori, le comte d'Âure» devenu son émule. Sortis \ mains de ces habiles écuyers, ces jeunes gens n'avaient

rien à apprendre sous le rapport de Téquitation. MM. de RazaCy de Bellisle et de Grtiix furent successivement, sous la Restauration, les gouverneurs de cette ^ institution, dernier vestige de la chevalerie probablement ' disparu à jamais.

Après une lacune de trente-six années et malgré le V précédent du premier Empire, cette institution serait-elle eptée maintenant comme par le passé ? Nous ne le pen- \ pas ; cette résurrection paraîtrait bizarre à une époque •ù tout s'obtient par le concours ; il ne peut y avoir deux écoles spéciales militaires. La vive polémique soulevée 60 1825 entre le grand écuyer et le ministre de la guerre vient à l'appui de l'opinion que nous venons d'émettre. Quand les pages quittaient la maison royale, on leur remettait une épée et un anneau d'or dans l'intérieur du- ^1 étaient inscrites les dates d'entrée et de sortie et dont le chaton portait cette noble devise : c Unis et fidèles. > € L'épée était pour la patrie^ dit le comte de Noë, auquel c nous empruntons une partie de ces détails ; l'anneau c rappelait aux pages qu'ils avaient appartenu à une c même famille dont le roi était le père... C'était enfin c leur signe de ralliement dans les épreuves de la vie. >

228 INSTITUTIONS d'éducation MlLlTAinF.

Les pages furent fidèles jusqu'à la dernière heared accompagnèrent Charles X dans soq triste et dmier voyage sur le sol français.

Nous avons dit que le 18 avril 1814, Téoole Pèl^ technique était rouverte aux études, et que Loiûs XVin avait accordé la croix de la Légion d'hcmneur aux ëkm Malpasutti, Petit et de Cullion, approuvant ainâ leur conduite et celle de leurs condisciples. Il ne voulut pas toncher à cette célèbre institution qui continua à rester mixto. Les événements des Cent-Jours furent de trop peu dedarfe pour que cette école pût y jouer un rôle. D'ailleurs ik n'étaient pas de nature à porter de Texcitation dans leocEorde ces jeunes gens, dont l'enthousiasme fut toujours raisoDiié.

I^ 12 avril, ils se mettaient en pleine insurrecâoo. Depuis 1810, Tusage des brimades s'était étaUi parmi eux ; elles continuèrent sous la Restauration. Quoiqu'iiH nocentes d'ailleurs, et bien moins graves que oelIeB dont nous aurons encore à parler, elles émurent l'autorité^ qà voulut les faire cesser en punissant plusieurs élèves de 11 première division. Tous, même ceux de la secondasse déclarèrent solidaires et se révoltèrent contre leurs dieb.

Le 13 avril, l'école fut licenciée, 72 furent admis dan les services publics et les autres envoyés comme sois* lieutenants dans les corps de la ligne ; quelques-uns ca* trèrent plus tard dans le corps d'état-major créé en 181&

Le 4 septembre 1816, le régime intérieur (atréorfh nisé par une ordonnance supprimant le systfane et b cours militaire. Il n'en fut conservé que ce qui était néctfsaire pour apprendre à se mouvoir avec ordre dans llntérieur. L'école fut mise sous la surveillance des minisW

de la guerre et de Tintérieur, et la protection immédiate de Monseigneur le duc d'Ângoulême. C'était de la part du Souverain une marque de bienveillance positive, concordant parfaitement avec la réserve dont on avait usé vis-à- Tis de cette institution si complexe, et dont les composants allaient ensuite remplir les emplois de tous les corps savants civils et militaires. On supprima les emplois de ehef de bataillon, de quatre officiers et de deux adjudants ; l'aumônier fut conservé.

Vingt-quatre bourses furent créées, et la pension fut fixéeà 1 ,000 fr. Les ordonnances du 18 et du 1 9 septembre nomment les membres du conseil de perfectionnement et d'inspection ; elles indiquent en même temps aux préfets les précautions à prendre pour l'admission des candidats. Les règlements du 17 septembre et du 20 octobre 1822 nomment le gouverneur et le sous-gouverneur.

L'école Polytechnique n'avait pas d*école préparatoire particulière comme celle de Saint-Gyr. Ses candidats venaient indifféremment de toutes les institutions diverses d'éducation, soit officielles, soit privées. Mais comme nous aurons à le dire, elle a plusieurs écoles d'application , son but étant de former des ingénieurs pour la marine, les ponts-et-chaussées, les mines et autres services publics exigeant des connaissances étendues dans les sciences physiques et mathématiques, et enfin de préparer des officiers pour l'arlillerie de terre et de mer et pour le génie militaire.

L'école militaire d'application de l'école Polytechnique, est celle de Metz. Nous avons dit dans le premier livre quels avaient été ses débuts.

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