CHAPITRE III
Sommaire. — Écoles cTapplicatùm' (1816-1880). — École d'i
d'état-major ; ordonnance dn 6 mai 1818; le général Dopa nommé an commandement de cette école^ S jalllel; légkâoft général approuvé par le ministre de la guerre, 7 jauTier lUii cours suivis à l'école d'application ; ordonnance da 14 déendR 1826 ; résultats comparatifs de Técole d'application d'état-n^oL Ecole d'application de cavalerie créée à Saumur, SB déeemlneilli; son transfert à Versailles le 5 novembre 18S8 ; snppreMiondenflrit de Versailles ; 10 mars 1825, création à Saumnr d'nne nosnOe école de cavalerie ; son organisation ; ees tnccèt. -— L'éeole d'i^ plication de Metz pour les jeunes officiers du génie et de l'aitiUMii sortant de l'école Polytechnique. — Gommiaaaires des gnems; i» pecteurs aux revues ; leur tuppresaion ; intendante militaim» 29 juillet 1817 ; élèves de l'intendance ; suppreaaion des éUn^ 18 septembre 1822. — Gymnase militaire. — Ecoles de snté pov le service de rarméo» 1814-1880.
Il résulte donc des détails donnés précédemment qD6 sous le règne des Bourbons on comptait une école spieUh purement militaire et une école des pages, foumiaBUitl l'armée des officiers d'état-major, d'infanterie et de canlerie; l'école Polytechnique préparant quelques 8km seulement pour les corps spéciaux du génie, de rartilkrie et même de la marine.
Les deux premières avaient pour corollaires Féak (Tapplicaiion d'état-^major pour les plus distingués, d recelé de cavalerie de Saumur, pour les élèves destinés i cette arme. A récole d'application de Metz se troavàaA successivement réunis avec le grade de lieutenant a second les jeunes officiers de l'artillerie et du génie soriiDl de l'école Polytechnique.
La création de l'école d'application d'état-major est due aux Bourbons et au maréchal Gouvion-Saint-Cyr, ministre de la guerre.
On sait que sous la République et sous le premier Empire , il n'y avait pas de corps d'état-major proprement dit.
Lorsque par la loi fondamentale du 6 mai 1818, l'armée Ibl réorganisée et les règles de l'avancement fixées, le Roi, heureusement conseillé par le maréchal Gouvion-Saint- Cyr, se décida à créer un corps spécial et indépendant de tous les autres.
En les choisissant parmi les élèves les plus distingués de l'école spéciale, il les tirait d'une source commune ; eu les plaçant ensuite pendant deux ans dans une école d'application, il complétait leur instruction et arrivait promptement à des résultats que toutes les puissances étrangères ont cherché à atteindre.
M. le général Desprez fut nommé, le 2 juillet 1818, au commandement de l'école d'état-major. Ancien élève de l'école Polytechnique , il avait servi avec une grande distinction soit comme officier du génie, soit comme officier d'état-major. Sous sa présidence et d'après ses indications une commission rédigea un projet de règlement général, qui fut approuvé par le maréchal Gouvion-Saint-Gyr, le 7 janvier 1819, et modifié le 14 janvier 1820, par M. le marquis de Latour-Maubourg , qui le remplaça comme ministre de la guerre.
De cette date à 1830 , on retrouve un second règlement arrêté le 24 novembre 1828.
L'école d'application d'état-major, d'abord établie
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au Dépôt de la guerre, fîit installée ensuite rue de Gnnelle-Saint-Germain, dans l'ancien hôtel de Sens, qu'dk occupe encore aujourd'hui.
L'ordonnance du Roi du 6 niai 1818 déterminait b nombre et les grades des officiers d*état-major demi former un total de 545 officiers dont 30 oolonels, 90 1i» tenants-colonels, 90 chefs de bataillon, 270 capitaineilt 126 lieutenants. Sur le pied de guerre le nombre poonit se porter au complet de 640 officiers.
Après deux ans d'exercice comme sous-Heutemntii l'école d'application , les élèves du corps royal d'éblmajor, ayant satisfait aux examens déterminés , àewni être envoyés avec le même grade en qualité ffaUih majors dans les régiments de cavalerie d'où, après dea ans d'emploi et avec le grade de lieutenant, ils pasaiflit dans les corps d'infanterie.
Ces officiers restaient en dehors des cadres deoesoofps; sous les ordres des officiers supérieurs ils y preoûest connaissance de tous les détails du service. Leur nooibn était fixé à cent. Après deux ans de service dans Yvahih terie, ils étaient disponibles pour les emplois vacants dm Tétat-major et attendaient dans le corps leur avanoement pour lequel ils prenaient rang avec les lieutenants d'éMmajor.
Les plus anciens étaient envoyés dans les troupes di génie et de l'artillerie pour y compléter leur instruclioD.
Telles furent les premières dispositions prises; dis étaient d'autant meilleures qu'elles étaient amples et de nature à ne soulever aucun sentiment de jalousie ooobe ces jeunes officiers prenant place momentanément dut
leB corps pour leur instruction personnelle» sans porter aucun arrêt dans Tavancement de ceux qui y servaient.
Le titre Y de la loi du 6 mai 1818 règle tout ce qui a apport à l'école d'application d'état-major. Il y est établi que les élèves de cette école seront désormais choim parmi ceux de l'école spéciale de Saint-Cyr qui auront ai^sfait à Texamen de sortie et reçu le brevet de sou»- Ueotenant, et que le nombre en serait annuellement déterminé d'après les besoins du service ; pour la solde , le fégime intérieur et la discipline, assimilation complète a?ec les élèves de l'école d'application du génie et d'artîUerie établie à Metz.
Les cours furent établis sur les connaissances déterminées ainsi qu'il suit :
i* La géographie et la statistique, la topographie, le dessin, le lever de la carte et les reconnaissances militaires;
2* liCS éléments d'artillerie ;
3* La fortification passagère, l'attaque et la défense des places;
4'' L'art, l'histoire et l'administration militaires.
Tous les professeurs de ces cours devaient être militaires et détachés de leurs corps respectifs.
Chaque année les élèves de l'école d'application durent Atre employés pendant trois mois avec ceux du corps des ingénieurs-géographes et sous la direction de professeurs de ce dernier corps, à des levers de terrain et à des reconnaissances militaires.
A la fin de la première année d'études avait lieu, comme maintenant encore , un examen pour le passage en pre*
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miëre division, et à la (in de la seconde un autre sur toutes les parties enseignées. Ceux des élevés (fi avaient satisfait à toutes ces conditions, passaient dans In corps de Tarmée en qualité d'aides-majorsponrycoah pléter leur instruction.
Les autres ne pouvant faire partie du corps d'élilmajor, étaient placés dans ceux de l'infiinterie et de h cavalerie, en conservant néanmoins leur andeoDeté à grade.
L'École militaire spéciale n'ayant été mise en acârilé que vers la fin de 1818, ne put envoyer d'élèves à eeb d'état-major que ceux qui formèrent la promotion del8& Les trois promotions précédentes de 1820, 1821 et 1^ se composèrent d'officiers de l'armée qui avaient ooDOOon pour y entrer et y furent admis au nombre de quaruitotrois, parmi lesquels nous distinguons MM. Sain deBoii* Lecomte, chef d'escadron , ministre plénipotentiaire; hi généraux de division Âulas de Gourtigis , Cousin-4biH tauban, comte de Palikao; les généraux de brigade Dehiuei Gardon de la Place et Dubreton , l'intendant mililnn de Lonclas.
L'ordonnance du 24 décembre 1826 vint apporterane notable modification à celle de création. Le corps d'ébtmajor ne devait plus se composer que de 4S0 oflBciers.SO colonels, 30 lieutenants-colonels, 100 chefe d'escdm et 290 capitaines. Il ne comprit plus^ à propreawl parler, de lieutenants et de sous-lieutenants.
L'ordonnance insistait sur la condition que nul » pourrait être officier d'état-major s'il n'avait d'abori passé par l'école d'application dont tous les élèves, «^
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UÀ, étaient choisis parmi les premiers sortant siale avec le grade de sous-lieutenant, ie de Técole d'application , ces jeunes offiit les prescriptions nouvelles, allaient fiiire as tous les corps de l'armée dont ils portaient nt l'uniforme^ recevaient après deux années lieutenant et concouraieijt ensuite avec les 'égiments oii ils servaient pour devenir, soit QS la ligne, soit lieutenants dans la garde
1 années de grade, ils concouraient de noui capitaines de leur catégorie pour remplir les nus vacants dans le corps d'élat-major.
'es, supprimées à notre époque, avaient pour li, de maintenir parmi ces jeunes gens l'esprit I et les habitudes militaires qui se perdent t dans l'accomplissement de devoirs plus
é de cet avantage se rencontraient plusieurs s; le principal était de faire positivement 3rps dont on devait sortir un jour, etd'attar- ; en apparence l'avancement de ceux qui y itivement attachés. Telle fut, jusqu'en 1830, 1 du corps d'état-major.
is maintenant à rechercher ce qu'a produit lie au corps d'état-major sous le règne des sous l'empire des ordonnances que nous avons latives aux écoles préparatoire, spéciale et à 1830, l'école préparatoire de La Flèche et la.
INSTITUTIONS d'ÉDUCATION NÎLITAIHE
concours général ont envoyé 221 élèves sortis soos-fieh tenants et entrés à Técole d'état-major, 32 sont vernis ds pages ou de l'école Polytechnique ; total des entrés à l'école d'application d'état-major (de 1820 i 1831),
Officiera généraux