CONCLUSION
Arrivé au point culminaDt qui donMoe toute btXMitrée qu'il vient de traverser, le voytgeur s'arrête et plonge, w se retournant, son regard investigateur sur les vallons formés par les collines, qui, jusqu'à lui, se rattacdient les unes aux autres.
Puis après avoir admiré la parfaite eonoordinoe de toutes les choses de la nature, il desoend les pentes op-posées et regagne le gite où Tattendent des soins empres» ses et de bienveillants auditeurs.
Ârrètons-nous donc aussi ; avant de trop scruter l'avenir, retournons-nous vers ce passé riche de glorieux et nobles exemples, puis , d'un trait rapide , résumons ce récit trop long peut-être, et disons ce qu'ont été et ce que sont encore nos institutions d'éducation militaire*
Au temps de la chevalerie, le novice faisait un rude apprentissage du métier de la guerre. Plus tard, les pages et archers devinrent des cadets, puis les cadets des élèves des écoles militaires.
Dès le jeune âge, l'enfant fut alors préparé ponr l'étit de ses pères en même temps qu'on l'initiait à toutes les connaissances humaines, et quand une autre vocation ve^ nait le prendre au cœur, le Roi bi donnait les moyens de suivre une autre carrière, tout en lut laissant la foenltéde
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revenir en arrière au cas où il se serait trompé dans ses aspirations.
Sous l'Empire, la préparation se faisait dans toutes les maisons d'éducation; les élèves des lycées ne mardiaieot plus qu'au son du tambour. Une fièvre martiale agitait toute la jeunesse, et, une fois dans le rang, elle ne rêvait plus que gloire et combats.
La Restauration, plus calme dans ses allurea, revint aux anciens errements en les assujettissant aux eûgem» du temps, mais elle resta fidèle à ce triple principe de h préparation, de la spécialité et de Vapplicationm
Sous le gouvernement de 1830 et même jusqu'à celle heure, la préparation, fatalement oBêimilée au privilège, fut supprimée, la spécialité et l'application reatèrant aeuki debout.
Serait-elle donc inutile, cette mesure que (mUégent a l'étranger toutes les ordonnances et toutes les prescriplioos royales?
c Paucos viras fortes natura procréât. Bma inglittÊtiom c plures reddit industria. > (Yegetius, de re militari, liberlU.)
Nous ne sommes pas les premiers à le dire : c c titutions milibdres ne donnent pas, ne € pas la victoire ; elles donnent le moyen de combattre, c de vaincre ou de supporter des revers. > (Aatme des Deua>-Mondes, 1867). Quatre organisateurs apparaiaaent en première ligne depuis la fin du xvii* siède. Louvais créa l'armée royale; Camot constitua l'armée nationale; Napoléon, consul et empereur, l'organisa et la rdbrma bien des fois sous le feu de l'ennemi ; Gouvion-Saint'Cjfr,
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alors que le déoourdgemeat était partout, qu*i) fallait Tondre les regrets aver des exigences souvent légitimes» Gouvion-Sainl-Cyr» fort de la confiance de IjOUjb XVIII, préparait, en 1818, celte loi qui déterminait, en présence des armées de l'F^urope ocx:upant miliuirfïment le icrrtloire (1), le mode de recrutement, rciïectif de Tarmée, la composition de la réserve nationale, les règles de Tavancement. Cet éminent ministre n'avait pas oublié les écoles de préparation militaire* Nos longs travaux» dûs reclierclies incessaoles tendant à raccorder les avis des hommes qui ont dirigé depuis cent seize ans Téducation militaire de la jeunesse francise, l'étude approfondie de toutes les ordonnances plus ou moins logiques refondant, modifiant ou supprimant telles ou telles de nos institutious, tout enfin est venu forti6er notre conviction.
Cependant, soldat obscur, sans autorité ofticiâtie ni voix consultative» nous nous conteûteroûs d wdi^uer de nouveau un point de départ.
Le Prytanée impérial militairie peut ; être oonidévé comme une éode prépamtoire; mais il^ tM puisqu'annoellement il ne petit fouriiîf qu'no environ du contingent de Técole de Saint^Cyr.
Que cette institutio|p| fierve de maiaoo-type, et rien ne peut s'opposer à ce qu'il soit formé dans les différentes provinces, comme sous le rfegne de Louis Xflv'SÉrtint de lycées universitaires et militaires qu'il en faudrait pour recevoir les enfants destinés à entrer dans Tannée par
(I) « Spectacle unique daofl l'histoire da moDdej a*é criait Gourion* « Saint-Cyr à la tribune^ que celui d'un gouvcruemeot oAtiouftl «t « ^bre, discutant sa force et ^on cj«tèwe militaire en prâ«cnc« «loi ar<* « éee de l'Europe qui réftideot eAcor« sur aon territoire» •
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suite de toutes les causes qui peuvent déterminer ou fiiire naître une vocation.
Qu'on veuille bien relire avec attention les documents cités dans notre première période et relatifs à rancienne Ëoole militaire^ et Ton y retrouvera peut-ftre tous les moyens d'arriver au but sans Messer oe principe à^éffUté A fort même contre la raison d'État^ qui devrait cependant dominer en toutes choses.
Ces conclusions étonneront peut-être : nous ne vivions pas assez pour les voir adoptées ; mais enfin toutes les idées bonnes, même les meilleures, ne sont pasfadieoient réalisables, c Ce n'est qu'avec le temps, dit M. le baron € de Bazanoourt, qu'elles se font jour et qu'dles finisseot « par trouver un écho sérieux : ce jour*là, elles traceot € leur premier sillon, puis elles grandissent, se dévdop- > peut tout à coup et passent par la force même des disses € de la théorie à la pratique. »
Nous avons terminé. Puisse-t-on reconnaître en pifcourant ces pages dédiées aux enfimts de l'année que nous sommes toujours resté fidèle à notre épigraphe : Qaid %)enjm et decens euro et rogo; et ommt in hoc i